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Ecriture de soi : secrets et réticences. Actes du colloque international de Besançon (22, 23, 24 nov
Degott Bertrand ; Miguet-Ollagnier Marie
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782747523899
Ce livre explore les marges de la littérature du moi, les " vies secrètes " d'écrivains du XIXe et du XXe siècles, au gré de vingt-deux communications. Consacré principalement à des contemporains, il questionne l'écriture de soi suivant quatre grands axes : jusqu'où peut-on raconter sa propre vie ? de quel moi parle-t-on ? la vérité du dire cesse-t-elle où commence la fiction ? toute écriture ne tend-elle pas en profondeur à un discours sur soi ? On y envisage donc, ainsi que Philippe Lejeune l'écrit dans sa conclusion, " les multiples exceptions, limitations, détournements, contestations et métamorphoses du pacte autobiographique ". Ce qui revient à étudier conjointement les modalités de l'écriture autobiographique dans des genres plus ou moins constitués (roman, poésie, journal, autofiction...) et les formes que peut prendre le récit de vie. Ce qui revient aussi indirectement à se demander ce qui fonde le projet autobiographique. À cette question répondent deux voix essentielles : celle du poète William Cliff qui essaie " de mettre la matière / du temps qui passe dans son écriture " et celle de Philippe Lejeune qui défend " le goût de la vérité ". Les auteurs étudiés sont, pour le XXe siècle, Aragon, Henri Bosco, Blaise Cendrars, Driss Chraïbi, Marguerite Duras, Louis-René des Forêts, Romain Gary, Philippe Jaccottet, Richard Jorif, Pierre Mathias, Pierre Michon, Patrick Modiano, Dominique Pagnier, Raymond Queneau, Pascal Quignard, Alain Robbe-Grillet, Jacques Roubaud, Claude Simon, Michel Tournier, Marguerite Yourcenar ; pour le XIXe siècle, Baudelaire et Nerval.
On ne traduit bien que son proche, paraît-il. Traduisant Shakespeare, je pars à la rencontre de quelqu'un qui me ressemble assez pour me rester accessible. À l'évidence, ce que nous avons de voisin c'est notre expérience du monde en tant qu'homme, du vers et de la forme en tant que poète. Entretenir ce voisinage n'est pas une communauté certes, mais peut-être du bois pour en faire. B.D.
«Sur la grand-place où finit le mois d?août où les cafés ont sorti leurs terrasses nous arrivons soin du hasard sans doute soin de ne pas revenir sur nos traces les cocktails qu?on y boit sitôt la nuit ont chacun sa lueur phosphorescente ma tequila sunrise (or c?est minuit) ta marie brizard, l?heure est si pressante qu'on aimerait s?en remettre au hasard t?es qui là ? moi l?os d?un mari brisé recyclé dans un film un peu bizarre et toi la star aux liqueurs anisées qui volontiers s?allume à l?aventure entre les figurants et les tentures.» Sous la plume de Bertrand Degott, le vers rimé file en liberté. Tantôt élégiaque, tantôt triviale, sa poésie entrecroise singulièrement humour et mélancolie.
Cet ouvrage examine l'oeuvre de grands poètes et pose des problématiques concernant la forme du sonnet. Les vingt-huit articles rassemblés ici confrontent siècles et langues en abordant des auteurs comme Ronsard, Nerval, Shakespeare, Cummings... et en traitant du sonnet polonais, du sonnet italien au XXe siècle ou encore du sonnet espagnol de Quevedo à nos jours. L'ouvrage comporte en outre des annexes où figurent des exemples littéraires et une dernière partie où sont développées plusieurs théories du sonnet.
Le dernier Sacre. Frère cadet de Louis XVI et de Louis XVIII, Charles X fut le dernier roi de France (1824-1830) et le dernier à être sacré fin mai 1825, à la cathédrale de Reims, selon la tradition. Cette cérémonie n'allait pas de soi. Son aîné, soucieux de réconcilier la France ancienne et la France moderne, s'en était abstenu. En effet, la Révolution était passée par là, elle avait guillotiné Louis XVI et par là même brisé la légitimité de droit divin que le Sacre justement symbolisait. Pourtant, Charles X s'obstina. Ses amis ultras, avec Villèle à la Présidence du Conseil, étaient au pouvoir depuis plusieurs années et le nouveau souverain semblait jouir d'une certaine popularité en dépit de son âge avancé et de son engagement contre-révolutionnaire avéré depuis 1789. Il décida donc, selon une expression consacrée, de " renouer la chaîne des temps ", en concoctant une cérémonie plus courte et modernisée, excluant par exemple la promesse de lutter contre les hérétiques, incompatible avec la liberté religieuse garantie par la Charte constitutionnelle octroyée par Louis XVIII afin de réconcilier les deux France en 1814. En fin connaisseur de la période, Bernard Degout ne se contente pas de raconter d'une plume experte les différentes étapes encadrant la cérémonie proprement dite (arrivée à Reims, vêpres, adoubement des chevaliers du Saint-Esprit, toucher des écrouelles, entrée solennelle à Paris), mais met en scène la Restauration à son tournant réactionnaire, faisant une large part aux politiques et aux écrivains (Lamartine, Hugo, Chateaubriand...) qui en furent les acteurs et les témoins privilégiés. Un récit prenant qui éclaire une page d'histoire injustement méconnue.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.