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La Grande Mosquée des Omeyyades. Damas
Degeorge Gérard
ACTES SUD
15,00 €
Épuisé
EAN :9782742790326
Édifiée par le sixième calife omeyyade, le conquérant al-Walid (705-715), pour la plus grande gloire de l?islam, de la dynastie et de sa personne, sur l?emplacement d?un ancien temple païen d?Hadad-Jupiter devenu église depuis Théodose, la grande mosquée de Damas fut d?emblée considérée comme l?une des merveilles du monde, surpassant en beauté et en majesté toutes les créations du calife et de son père, ?Abd al-Malik, à Jérusalem (Dôme du Rocher, mosquée al-Aqsa) ou à Médine. Géographes, historiens, voyageurs: al-Idrisi, Benjamin de Tudèle, Ibn Battuta, Ibn Khaldun, rivalisèrent de superlatifs pour en louer le caractère unique; jusqu?à cet ambassadeur de Byzance qui, selon la chronique, tomba évanoui en découvrant l?intérieur de la salle de prière! Cette universelle admiration tient d?abord à l?ampleur de ses dimensions et à l?audace de sa conception architecturale, tranchant avec celle des mosquées précédentes pour mieux rivaliser avec les plus fameuses églises de la Syrie. L?immense salle de prière, désormais séparée de la cour par une façade monumentale, adopte le plan basilical d?inspiration antique et se développe de part et d?autre d?un ?transept? médian, déployant ses colonnes de marbre à chapiteaux corinthiens, reliées par des arcs outrepassés selon la tradition byzantine. La coupole à tambour octogonal, les trois minarets, la cour pavée de marbre blanc, entourée de piliers et de colonnes alternées, les portes ouvragées, la Maison de l?argent (Bayt al-Mal), de structure octogonale, elle aussi, et construite selon la techniquebyzantine: tout porte la marque d?un grandiose dessein. Mais la merveille des merveilles, ce sont les mosaïques. En grande partie détruites par l?incendie de 1893, elles ornaient originairement les murs de la salle de prière et des vestibules, les murs de fond des portiques ainsi que tous les piliers. Un grand panneau, redécouvert en 1927 sur le mur du portique ouest et restauré depuis, est à lui seul unchef-d?oeuvre artistique absolu. La richesse chromatique, incluant une gamme de quarantetons:douze verts, neuf bleus, cinq violets, plusieurs tons d?or et d?argent, est accentuée par les incrustations de nacre illustrant la lumière, symbolique, des lampes omniprésentes dans le décor. L?univers entier est représenté en ce lieu qui s?affirme le centre du monde: la luxuriance d?une nature souvent qualifiée de ?paradisiaque?; la théâtralité des architectures de villes et de palais qui rappellent les plus glorieuses créations de Rome et de Byzance, à Pompéi, à Boscoreale, à Sainte-Marie-Majeure, à Saint-Georges de Salonique, au Grand Palais des empereurs de Constantinople.Livre de splendeurs, d?érudition aussi. L?auteur relate en détail, citant chacune des sources, la lente redécouverte par l?Occident d?un lieu dont il était exclu et dont il refusa longtemps, jusqu?au milieu du siècle dernier, d?attribuer la création à l?islam, prétendant que la mosquée n?était rien d?autre que l?ancienne basilique chrétienne. Ainsi, le livre participe-t-il de l?incessant mouvement de reconstruction et de restauration qui, au fil des siècles et de leurs catastrophes, séismes et incendies, rétablit dans sa gloire l?unique, la sans pareille mosquée des Omeyyades.
Du village néolithique à la métropole contemporaine, l'histoire de Damas se déploie sans solution de continuité sur près de dix millénaires. Au faîte de sa gloire à l'époque umayyade, elle régnait alors sans partage de l'Atlantique à l'Indus et du Caucase à l'océan Indien. Intégrée en 1516 aux possessions ottomanes après la victoire que Sélim Ier remporta à Marj Dabiq sur les Mamluks, elle s'engagea dès lors sur la voie d'un irréversible déclin que l'ingérence européenne, par échelles, capitulations et missions interposées allait sensiblement aggraver. A l'issue de la première guerre mondiale, la Syrie, cette terre qui lui était consubstantielle - ne porte-t-elle pas en arabe le nom de Bilad al-Sham, "pays de Damas" ? - fut dépecée, le nord allant à la Turquie, l'est à l'Irak, l'ouest au lobby maronite, le sud-est aux Hashémites, le sud-ouest à la colonisation sioniste. Mal préparée à une vie politique autonome par vingt-cinq années d'un mandat français imposé et maintenu par la force en dépit des promesses antérieures d'indépendance, elle fut le théâtre, dès 1949, de pronunciamientos à répétition. Depuis 1948, elle vit sous menace israélienne, depuis 1963, sous état d'urgence, depuis 1970 sous la férule machiavélique d'Hafiz al-Asad. Aujourd'hui, celle qui était universellement célébrée comme la "perle de l'Orient", comme l'image même du paradis, qui avait ébloui sans mesure les voyageurs européens, court à la ruine, ses vergers, ses jardins et ses eaux courantes emportés chaque jour par une urbanisation anarchique, ses quartiers historiques abandonnés sans soin aux morsures du temps, son patrimoine monumental abâtardi par d'ineptes restaurations.
Le sous-continent indien a connu, entre le XIIe et le milieu du XIXe siècle, une domination musulmane sur la plus grande partie de son territoire. La fondation, à la fin du me siècle, du sultanat de Delhi, entraîne l'édification de nombreux monuments qui allient les fonctions inhérentes à l'architecture musulmane - mosquée, minaret, mausolée - à un vocabulaire du bâti où se mêlent apports turco-persans et autochtones. L'extraordinaire synthèse culturelle réalisée au fil de la présence musulmane n'a pu s'imposer que par la combinaison de la volonté des princes et de l'effort conjugué de tous les Indiens, dans une cohabitation technique et artistique riche d'échanges. À travers l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, elle nous donne aujourd'hui à contempler les joyaux d'une des plus remarquables civilisations de l'histoire universelle.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.