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Les Filles du cahier volé
Deforges Régine ; Abauzit Manon ; Marcos Leonardo
DIFFERENCE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782729120276
Extrait de l'avant-propos de Leonardo MarcosRégine Deforges incarne le feu. D'une beauté incendiaire, à l'image de sa chevelure rousse, véritable crinière de lionne, elle suscite des passions dangereuses, au risque d'être brûlée comme sorcière. Attiré par cette flamboyante créature, j'ai eu envie de la rencontrer. Et comme «il n'y a pas de hasard mais que des rendez-vous», j'ai appris que Régine Deforges et Pierre Passebon, mon galeriste, avaient grandi à Montmorillon et se connaissaient depuis longtemps. Grâce à Pierre, j'ai pu aller chez Régine pour lui présenter mes photographies, dont celles que j'ai réalisées d'une autre femme sulfureuse, Catherine Robbe-Grillet. Régine a examiné mes clichés en silence, avec une grande concentration. Je n'ai pas su interpréter son attitude. Réserve, manque d'intérêt, ou encore autre chose?Le soir de mon vernissage, j'ai été surpris de voir Régine car elle ne m'avait pas dit qu'elle viendrait. Elle a regardé les photos et les films projetés avec le même air calme et serein. Elle ne m'a quasiment pas parlé ce soir-là. Pierre m'a appris par la suite qu'elle avait beaucoup aimé mon travail. J'ai souhaité la revoir et je suis retourné chez elle, dans l'espoir de créer un lien et de percer un peu son mystère. Hélas, sans grand succès. Elle est restée impassible, peu communicative, ce qui a forcément écourté notre entretien. Enfin, à l'instant où j'allais partir, elle m'a interpellé: «Attendez, Leonardo, j'ai quelque chose pour vous.» Elle m'a tendu un de ses livres, un recueil de nouvelles. «Tenez, peut-être ce livre vous inspirera-t-il des images?» J'ai pris le volume sans comprendre. Puis, j'ai pensé qu'elle avait dans l'idée que ses textes pouvaient être illustrés par mes photos.Je parle de ce projet à Pierre, qui m'en dissuade aussitôt. Il est convaincu qu'un autre livre de Régine, Le Cahier volé, écrit dans les années soixante-dix, est plus proche de mon univers artistique. Il s'agit d'un récit autobiographique: adolescente, Régine a été victime d'une épouvantable persécution à cause d'une liaison amoureuse avec une fille de son âge, révélée à la suite du vol de son journal intime. La gendarmerie est intervenue et Régine s'est retrouvée accusée d'outrage aux bonnes moeurs. Exclue de son collège, déscolarisée pendant un an, elle était aussi régulièrement insultée et agressée dans la rue par les habitants de Montmorillon. Régine a été victime d'une discrimination sournoise: elle a été attaquée parce qu'elle venait d'un milieu modeste, alors que Manon, l'autre jeune fille, issue de la bourgeoisie locale, n'a pas été malmenée malgré son homosexualité affichée. On s'en est pris lâchement à Régine, simplement parce qu'elle était différente - et c'est justement de cette «différence» qu'elle fera son cheval de bataille. Cette affaire où la vindicte publique, soutenue par les institutions républicaines, s'est exercée à l'encontre d'une adolescente vulnérable, n'est pas sans rappeler les jours sombres de l'Occupation.Pierre a vu juste, l'histoire de Régine résonne en moi à plus d'un titre: l'intérêt que je porte à l'amour entre filles et que reflètent les images que j'ai réalisées, et mon indignation face à l'intolérance et à toutes les formes de discrimination. Je suis un enfant de l'exil: mes parents ont fui l'Espagne et le régime de Franco. Mon père a combattu le fascisme à l'âge de vingt ans et ma mère a perdu quasiment tous ses frères, fusillés, tandis qu'une de ses soeurs était emprisonnée. Après avoir franchi la frontière clandestinement, mes parents ont connu les camps, la faim, le froid, l'humiliation et bien d'autres épreuves encore. Ils m'ont appris à ne pas accepter l'inacceptable. La violence exercée sur Régine, qui fait écho à l'histoire de ma famille, me touche profondément.Je suis retourné la voir pour lui faire part de mon intérêt pour son histoire. Elle m'a confié qu'elle restait traumatisée par ce drame vécu dans son adolescence, qui l'avait empêchée d'écrire pendant des années.Pour en savoir plus, j'ai fait, toujours grâce à Pierre, la connaissance de Manon, qui vit à Montmorillon. Très vite, elle s'est confiée et a évoqué avec beaucoup d'émotion ses souvenirs douloureux. J'ai eu envie de les faire témoigner l'une et l'autre, séparément puis ensemble, afin de dépasser la forme romanesque du Cahier volé.
En cet automne 1942, le domaine de Montillac a bien changé. La vie est dure. Le bonheur a fait place aux deuils, l'insouciance aux privations. Au plus noir de l'Occupation, Léa Delmas va découvrir la délation, la lâcheté, la collaboration. Ses proches vont subir les tortures, d'autres trahir. Elle va choisir farouchement le camp de la liberté : la Résistance. Au mépris de tout danger, dans le Paris des faux plaisirs et des vraies horreurs, elle va s'opposer à l'occupant et tenter de sauver ceux qu'elle aime... Seuls, son appétit de vivre, sa jeunesse, sa fougueuse sensualité lui permettront de tenir tête...
L'Indochine marche vers l'indépendance. Mais entre Hô Chi minh et le gouvernement français, tout espoir n'est pas évanoui d'une négociation de paix. Telle est la mission officieuse dont est chargé François Tavernier au lendemain de son mariage avec Léa Delmas.Traquée par d'anciens nazis, celle-ci décide de le rejoindre. De multiples aventures l'attendent entre Saigon et Hanoi, dans ce pays en proie aux convulsions politiques, et en même temps formidablement attachant par son humanité, sa douceur, la splendeur de ses paysages. Léa et François se retrouveront. Mais, entre-temps, l'aveuglement des puissants aura laissé se mettre en branle l'engrenage de la guerre...Il fallait un certain courage à Régine Deforges pour aborder ce sujet douloureux. Il en fallait aussi pour mener l'enquête avec tant de minutie qu'elle ne laisse pas l'anecdote déborder l'histoire. Jean Lacouture, Le Nouvel Observateur. Un palpitant roman d'aventures, de guerre, d'amitié et d'Extrême-Orient.Véronique Jacob, L'Evénement du jeudi.L'inoubliable saga inaugurée par La Bicyclette bleue comporte les titres suivants: 1. La Bicyclette bleue - 2. 101, avenue Henri-Martin - 3. Le Diable en rit encore - 4. Noir Tango - 5. Rue de la Soie - 6. La Dernière Colline - 7. Cuba libre!
Léa et François Tavernier n'en finissent pas de se retrouver mêlés à des combats qui ne sont pas les leurs mais pour lesquels ils se mobilisent au nom de la liberté. Leur engagement met en péril leur amour, les porte à douter d'eux-mêmes et les expose à la mort. Dans les dernières années de la guerre d'Algérie, les voici confrontés aux malheurs du peuple algérien, au désarroi des pieds-noirs comme aux tueurs de l'OAS... Régine Deforges évoque de l'intérieur les derniers feux de la guerre d'Algérie et, dans le portrait qu'elle trace d'une ville livrée au chaos, elle ranime une dernière fois le monde singulier de cette Algérie française à jamais disparue.
Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Léa, intrépide héroïne de La Bicyclette bleue, est de retour en France. Entre-temps, le monde bouleversé de l'après-guerre l'avait conduite d'Argentine à La Havane révolutionnaire, en passant par une Indochine en plein chaos. Pourtant, à la fin des années cinquante, la France n'est pas de tout repos : la guerre qui fait rage en Algérie agite tout le pays. Le général de Gaulle charge alors François Tavernier de sonder, outre-Méditerranée, une population inquiète et une armée tentée par le putsch. Restés à Paris, Léa et Charles, son fils adoptif, prennent peu à peu le parti de l'indépendance et s'engagent, aux côtés des " porteurs de valises ", dans de dangereuses opérations de soutien aux militants algériens. Alors que la rébellion de janvier 1960 précipite Alger au bord du gouffre, Léa doit rejoindre François pour échapper aux soupçons de la DST : les voilà projetés au c?ur d'événements dramatiques qui, une fois encore, les mettront durement à l'épreuve, éprouvant autant leurs convictions que leur amour.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
Résumé : "On aura peut-être été un peu surpris de voir dans ces discours l'accent porté par Camus sur la défense de l'art et la liberté de l'artiste - en même temps que sur la solidarité qui s'impose à lui. Cela faisait certes partie de ce que lui dictaient les circonstances et le milieu où il devait les prononcer, mais il est certain que Camus se sentait accablé par une situation où, selon ses propres paroles, "le silence même prend un sens redoutable. A partir du moment où l'abstention elle-même est considérée comme un choix, puni ou loué comme tel, l'artiste, qu'il le veuille ou non, est embarqué. Embarqué me paraît ici plus juste qu'engagé". Et malgré une certaine éloquence - qu'on lui reprochait également - il se sentait profondément concerné et douloureusement atteint par un conflit qui le touchait jusque dans sa chair et dans ses affections les plus enracinées", Carl Gustav Bjurström.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.
Résumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.