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Le commencement est un dieu. Le Proche-Orient, Hésiode et les mythes
Deforge Bernard
BELLES LETTRES
22,40 €
Épuisé
EAN :9782251324166
Les idéologies dominantes dans le domaine des études sur la Grèce ancienne ont instauré deux miracles auxquels je ne crois pas : le miracle indo-européen du second millénaire - simple remontée du "miracle grec" de jadis - qui, en s'appuyant sur quelques vérités linguistiques et un schéma fonctionnel élémentaire, nie la chaîne culturelle de deux millénaires de civilisation et de littérature méditerranéennes et proche-orientales, et le miracle de la Cité grecque surgie entre le XIe et VIIIe siècle : loin de moi de refuser la réalité et l'importance des cités ! Cependant, après tout, le monde néolithique a vu naître d'autres cités que des grecques, mais surtout, depuis Platon, l'Idée de la Cité l'emporte sur la cité, et ce phantasme nourrit aujourd'hui, après maints avatars, la pensée post-hégélienne. Hors la cité, point de salut ? Tout au rebours, il m'apparaît que chez les Grecs, comme pour nous, c'est au fond de l'homme d'abord, dans ce qu'un dieu y a mis au commencement - les mythes en même temps que l'être, héritage génétique en même temps que culturel - qu'il y a eu et qu'il est quelque chance de salut, et quelque sens.
L'objet de ce livre est de mettre en évidence, en partant des textes tragiques eux-mêmes, que la tragédie grecque, origine de note théâtre occidental, est le champ clos où est représenté, où est vécu le passage scandaleux qui définit l'humanité : la mort, et qu'à travers la représentation de la mort, du meurtre, du suicide, permane le sacrifice humain, offrande rituelle devenue offrande-spectacle aux dieux et à l'ordre cosmique. La tragédie est un rituel de mise à mort et son point culminant est la monstration du cadavre. L'ouvrage se situe dès lors en réaction au topos du tabou de la mort sur scène. Il démontre qu'au contraire les auteurs tragiques, et Eschyle le premier, ont mené, en dramaturges de constantes recherches pour conduire au plus près, et au plus vrai, la mort sur scène : récits atroces, prémonitions, cris entendus dans la skènè, monstration des cadavres, jusqu'à la représentation de l'impossible, la mort sur scène : mort d'Alceste, mort d'Hyppolyte, suicide d'Ajax, suicide d'Evadné, meurtre de Clytemnestre. Amoncellement hallucinant de cadavres et d'horreur, la tragédie grecque n'a pas été trahie par Sénèque, comme elle n'est pas trahie non plus par le cinéma d'aujourd'hui : le meurtre des enfants et de l'épouse d'Heraclès par Heraclès au palais de Thèbes n'a rien à envier à la chasse aux enfants et à leur meurtre dans un appartement américain, séquence du film récent de Luc Besson, Léon. Bernard Deforge est professeur de langue et de littérature grecques à l'université de Caen où il dirige le Centre de Recherches sur l'Antiquité et les Mythes (CERLAM). Il a publié aux Belles Lettres, dans la même collection, Eschyle poète cosmique et Le Commencement est un dieu. Le Proche-Orient, Hésiode et les mythes.
Résumé : Les idéologies dominantes dans le domaine des études sur la Grèce ancienne ont instauré deux miracles auxquels je ne crois pas : le miracle "indo-européen" du second millénaire, simple remontée du "miracle grec" de jadis, qui, en s'appuyant sur quelques vérités linguistiques et un schéma fonctionnel élémentaire, nie la chaîne culturelle de deux millénaires de civilisation et de littérature méditerranéennes et proche-orientales, et le miracle de la Cité grecque surgie entre le Xie et VIIIe siècle : loin de moi de refuser la réalité et l'importance des cités ! cependant, après tout, le monde néolithique a vu naître d'autres cités que des grecques, mais surtout, depuis Platon, l'Idée de la Cité l'emporte sur la cité, et ce phantasme nourrit aujourd'hui, après maints avatars, la pensée post-hégélienne. Hors la cité, point de salut ? Tout au rebours, il m'apparaît que chez les Grecs, comme pour nous, c'est au fond de l'homme d'abord, dans ce qu'un dieu y a mis au commencement, les mythes en même temps que l'être, héritage génétique en même temps que culturel, qu'il y a eu et qu'il est quelque chance de salut, et quelque sens... Les Muses à Hésiode ont appris les vérités. Sur l'Hélicon.
Résumé : Avec Roupie, publié en 2003, Bernard Deforge avait fait le choix de conduire désormais son ?uvre poétique dans la forme du sonnet, en la situant dans la ligne à la fois du lyrisme baudelairien et de la quotidienneté et de la contemporanéité satirique de Belli. Roupie Il en est la suite naturelle. Si le triptyque éthos-eros-thanatos continue à en définir le fond, B. D. peut aussi, en usant d'une langue presque triviale, y manier davantage dérision et sarcasme.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.