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Le pouvoir et la grâce. Le prêtre, du concile de Trente à Vatican II
Defois Gérard
CERF
26,00 €
Épuisé
EAN :9782204094597
Les débats récents sur la place des ministères dans l'Eglise et dans la société font apparaître une étonnante continuité entre les contestations luthériennes, au XVIe siècle, des approches thomistes du sacerdoce et les crises d'identité de nombre de prêtres de nos jours, qu'ils soient jeunes ou âgés. Il s'agit donc de mettre au clair cette transversalité des représentations du prêtre dans l'Eglise. A partir du concile de Trente et de la " désacralisation " luthérienne du prêtre, en passant par les conceptions des grands témoins de l'école française, de celles d'auteurs moins connus du XIXe siècle, le presbytérat d'un curé d'Ars, ainsi que les étapes que furent l'épreuve de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'émergence des laïcs de l'Action catholique, et la réimplantation d'un clergé spécialisé en vue de l'évangélisation dans le tissu social, Mgr Gérard Defois offre un parcours saisissant, à la fois enquête historique et approfondissement sociologique et théologique, jusqu'à Vatican II. Ce Concile a entendu réunir le ministère de la Parole et le ministère de l'Eucharistie dans une vision organique et ecclésiale du presbytérat. Mais les crises culturelles des années qui l'ont suivi ont ravivé les tensions entre les composantes fonctionnelles de la Parole et les représentations traditionnelles de l'Eucharistie comme symbolique d'une Eglise sacrement du salut. Cette passionnante enquête met en lumière des questionnements inattendus au cours de l'histoire, en s'appuyant sur des auteurs et des études jusqu'ici inconnus.
40 ans de tensions et d'avancées dans l'Eglise en France. Tel est le vaste panorama qui s'offre au lecteur à travers l'itinéraire de Mgr Gérard Defois, actuel archevêque de Reims, qui fête en 1996 le XVe centenaire du baptême de Clovis. Fils d'agriculteur du Maine-et-Loire, théologien et sociologue, Mgr Defois répond aux questions de François Vayne avec l'expérience d'un homme qui a été tour à tour secrétaire général de la Conférence des Evêques de France, recteur de l'Université catholique de Lyon et, dernièrement, archevêque de Sens et évêque d'Auxerre. Tous les grands moments et problèmes des dernières décennies sont abordés "avec amour et vérité".
Dans un monde stressé et anonyme, comment concevoir un espace pour recevoir celui qui passe? Pour la communauté chrétienne, il y a là cependant un rendez-vous majeur à ne pas manquer: accueillir l'autre au nom d'un Autre! Le faire avec compréhension, détachement, le vivre avec foi. Etre accueillants en pastorale est une véritable mission d'Eglise. Comment associer une rigueur d'organisation à une capacité de présence? Ce livre, fruit d'une expérience, se veut à la fois pratique et spirituel. Au-delà des préoccupations concrètes des personnes accueillies se révèlent souvent des interrogations profondes qu'il est essentiel d'entendre et de prendre en compte. Edité une première fois en 1997, remis à jour, cet ouvrage propose un accompagnement spirituel précieux.
Vous désirez nourrir votre réflexion sur les problèmes d'éthique, et vous tenir informé sur les recherches actuelles : La Revue d'éthique et de théologie morale vous propose, chaque trimestre, grâce à ses articles universitaires et critiques, d'être aux avant-postes des questionnements et débats contemporains. Une revue et une réflexion uniques en francophonie. Cette revue catholique, ouverte sur des approches différentes, vous permet de faire le point sur l'état de la recherche grâce à une politique internationale d'auteurs, tous reconnus dans leur secteur d'activité. Une approche pluridisciplinaire Chaque numéro, grâce à la collaboration de spécialistes des différentes disciplines, présente un ensemble d'articles portant sur l'éthique, la bioéthique, la morale, la théologie, la philosophie, les sciences humaines, et permettant de bien situer les questions, de faire apparaître les enjeux et d'envisager les lignes d'action. Un hors-série thématique par an en partenariat avec l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM).
Depuis quarante ans, la laïcité a occupé une place importante dans les préoccupations de nos gouvernants, quelle que soit leur appartenance partisane. En particulier pour ce qui a trait aux vêtements, aux signes, aux lieux de réunion et même aux prédications dans les lieux de culte. Compte tenu des évolutions démographiques en Europe, devant l'arrivée importante de croyants musulmans dans nos villes, des chrétiens "de souche" s'élèvent pour demander une réaffirmation des lois laïques, en particulier de la loi de 1905 déclarant la séparation des Eglises et de l'Etat. Or, nous le savons : si le mot "laïque" devient courant vers 1880, la question des relations entre le pouvoir politique et les "ministres des cultes" est permanente depuis vingt-cinq siècles. Notre loi n'est qu'une conséquence de cette histoire de la chrétienté! La loi de 1905 fut un rempart élevé devant les agressivités d'un moment, mais la loi ne suffit pas pour fonder une fraternité nationale et internationale. Accueillir les croyances des autres dans sa patrie, surtout lorsque l'on imagine des concurrences idéologiques, est ressenti comme une faiblesse politique. Cette rencontre génère une peur culturelle, une menace qui empêche la solidarité et le respect de la différence entre citoyens. Ayant eu maintes fois à s'exprimer sur la nécessité du dialogue entre les patrimoines culturels et religieux, l'auteur propose ici une brève et pertinente lecture de notre histoire, faisant apparaître sa dramatique spirituelle.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !