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Timor-est, le génocide oublié. Droit d'un peuple et raisons d'états
Defert Gabriel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738414755
1975 le Timor portugais, aspire à l'indépendance. Ce droit lui est garanti par les Nations unies. Pourtant, éloigné et oublié, cette colonie portugaise ne jouira de sa liberté que pendant trois mois avant que les généraux indonésiens ne lancent leurs troupes à l'assaut du territoire. Comme pour le Koweit en 1991, on aurait pu s'attendre à une réaction immédiate de l'occident, "garant du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Il n'en a rien été et l'Indonésie a pu organiser en toute impunité le massacre de plus d'un tiers de la population. Pendant 15 ans, les grandes puissances se sont faites les complices de cette oppression sans merci en fermant les yeux sur les camps de concentration, les exécutions systématiques et les famines organisées. De François Mitterrand à Javier Perez de Cuellar ou Jean Paul II, tous ont choisi de privilégier des équilibres politiques conjoncturels au mépris des "principes universels" dont ils se prétendent les défenseurs. Alors que le monde émerge enfin de la logique des blocs et que l'on décide d'encourager un peu partout l'alternative démocratique, Timor reste toujours victime de la Real Politik. Malgré de graves incidents qui révèlent par intermittence à l'opinion internationale la gravité de la situation, force est de constater que le régime indonésien perpétue l'oppression dans l'indifférence générale.
Atteint d'un cancer incurable, un riche propriétaire terrien du Mississippi, Seth Hubbard se pend à la branche d'un sycomore après avoir rédigé un testament dans lequel il déshérite ses enfants et lègue toute sa fortune à Lettie Lang, sa femme de ménage noire. L'avocat Jake Brigance est chargé de cette succession. Mais nous sommes à la fin des années 1980, et le conflit juridique qui va opposer la famille et la domestique est aussi brutal et dramatique que le procès pour meurtre qui avait exacerbé les tensions raciales dans le comté de Ford, trois ans auparavant. Un superbe roman où le déchaînement des passions humaines ouvre le chemin d'une possible rédemption. Un récit très maîtrisé, qui nous tient constamment en haleine en nous plongeant dans les mystères d'un ancien pays sudiste confronté aux horreurs de son passé. Jacques de Saint Victor, Le Figaro littéraire.
Résumé : En 1984, le sida entre tragiquement dans la vie de Daniel Defert avec la mort de Michel Foucault. En hommage à celui qui fut son compagnon de vie pendant près de vingt-cinq ans, le sociologue crée Aides, la première association française de lutte contre le sida, dont l'action sera déterminante dans la gestion de l'épidémie. En plaçant le malade au centre, Aides redéfinit la façon de penser la santé publique et convoque la sexualité, l'affect et l'intime au coeur de la lutte. Une nouvelle forme de militantisme voit le jour, dont Daniel Defert est l'un des artisans. Mais cette histoire s'inscrit dans la continuité d'une vie d'engagement : le combat en faveur de la décolonisation, Mai 68 et l'aventure de la Gauche prolétarienne, la création avec Foucault du Groupe d'information sur les prisons (GIP)... A chaque fois, Daniel Defert s'attache à partir des besoins et de la parole des premiers concernés, qu'ils soient ouvriers, détenus, homosexuels, usagers de drogues ou porteurs du VIH. Sous la forme d'un entretien accordé par l'auteur à Philippe Artières et Eric Favereau et d'une sélection de textes d'intervention, ce livre restitue le parcours d'un intellectuel qui a pris part aux grandes mutations sociales et politiques de la seconde moitié du XXe siècle et qui a su mettre ses expériences antérieures au service de la lutte contre le sida.
Les Rohingya sont considérés comme des étrangers dans leur propre pays. Privé de nationalité, ces musulmans originaires de la partie occidentale de la Birmanie sont à la fois victimes d'agressions de leurs voisins bouddhistes d'ethnie rakhine et des brimades que leur impose le gouvernement de Rangoun. Ils sont contraints de fuir par milliers, par voie de terre ou de mer, afin de tenter de chercher refuge au Bangladesh, en Australie ou dans les pays voisins d'Asie du Sud-Est. Si, après des décennies de silence médiatique, ils sont désormais davantage sous les feux de l'actualité, leur situation reste à tous égards tragique. Ce livre est la deuxième édition remise en perspective d'un ouvrage publié pour la première fois par les éditions Aux lieux d'être en 2007. Par-delà la tragédie contemporaine, il remonte aux sources des tensions pour s'efforcer de les expliquer et de mettre en lumière l'histoire d'un peuple en détresse. Fruit d'un travail de recherches et d'enquêtes de plusieurs années en Birmanie auprès des principaux acteurs tant locaux qu'internationaux, il permet notamment de comprendre pourquoi le mouvement de démocratisation que connaît actuellement la Birmanie se traduit paradoxalement par un regain de tensions entre les Rohingya et les Rakhine soutenus par le gouvernement de Rangoun.
Bardet Jean-Pierre ; Chaunu Pierre ; Désert Gabrie
Le bâtiment a été le premier secteur d'activité " secondaire ", jusque vers 1880, le deuxième secteur de l'économie après le secteur agricole. Les auteurs ont dû inventer les documents, mettre au point des méthodes. En conclusion, les auteurs débouchent sur l'ébauche d'une loi des trois âges dans le secteur non agricole de l'économie, sur la formulation d'une loi du poids démographique sur le bâtiment. La corrélation est positive. Cela est vrai pour Cambrai, pour Rouen, et se vérifie a contrario dans la France démographiquement effondrée de la seconde moitié du XIXe siècle. L'enquête enfin débouche sur l'esquisse d'une théorie générale du bâtiment comme fait de civilisation. Elle permet de distinguer deux systèmes d'habitat traditionnel : le système méditerranéen, le système du Nord, et les vestiges en voie de disparition d'un habitat reliquat d'une civilisation très ancienne. L'enquête sur le bâtiment corrobore donc l'approche du fait de civilisation par horizons temps-espaces successifs proposée par Fernand Braudel.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.