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Contre mauvaise fortune
Defays Jean-Marc
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782343228211
Les chiffres ne mentent pas" , "il faut avoir confiance dans la science" , "on ne joue pas avec sa santé" , "un jour n'est pas l'autre" , "on ne peut pas faire le bonheur des gens malgré eux" , "la critique est facile" ... Combien de lieux communs rabâchés durant la crise sanitaire, dans la foisonnante prolifération de témoignages, de reportages, d'analyses, de blogs, d'articles, d'ouvrages de genres et d'intérêt divers que le virus inspire, sans parler des sempiternelles et lancinantes conversations dont il est devenu l'inévitable sujet ? De la crise sanitaire, il n'en est pourtant que quelquefois question dans la trentaine d'histoires que voici, auxquelles ces expressions et ces citations éculées servent de prétextes et de titres. Exaspéré de les lire et entendre à tout propos, l'auteur a voulu faire un sort à ces poncifs en en prenant le contrepied dans ces récits et avec ces personnages singuliers, décalés, ironiques, parfois impertinents, mais toujours authentiques puisqu'ils sont imaginaires.
Quand on vous annonce dans six mois l'exil ou le paradis, l'éternel recommencement ou le début de la fin, il est préférable de garder les yeux ouverts et de prendre quelques notes de peur de s'y perdre ! D'autant que le monde aussi est en train de connaître de tels changements que l'on ne s'y retrouve plus.
A force de l'utiliser sans y penser, on oublie trop souvent que la langue est la plus belle réalisation humaine, un chef-d'uvre de finesse et d'harmonie, un système aussi subtil que puissant, un indispensable instrument de communication, d'expression et de réflexion. Encore faut-il connaitre et maitriser les pièces et les rouages de la langue pour tirer parti de toutes ses ressources, pour comprendre et s'exprimer correctement, apprendre et raisonner justement, agir et interagir efficacement, dans son intérêt comme pour sa satisfaction personnelle.
Dans notre monde où le savoir se spécialise de plus en plus, les disciplines deviennent parfois des mondes hermétiques dans lesquels seuls les initiés trouvent leur chemin. La linguistique, qui traite pourtant du langage et de la communication que nous ne cessons d'utiliser, n'échappe pas à cette tendance. Jean-Marc Defays a fait le pari d'ouvrir les fenêtres et de tenter de s'adresser à tous. Fort de son expérience d'universitaire et d'enseignant, il s'est assigné le défi d'aborder les concepts de disciplines qu'il enseigne sous la forme de textes brefs et accessibles. Pour ce faire, il n'hésite pas à plonger dans nos réalités quotidiennes, à convier son expérience propre, à mobiliser ses talents de conteur. Au fil des textes, qui forment des entités distinctes et autonomes, se dresse un constat qui fait office de fil conducteur : la plupart des savoirs se sont construits sur un schéma binaire permettant de classer les concepts en les opposant, dans un mouvement de clair-obscur qui stimule l'esprit. Mais ces arbres à deux branches affichent tôt ou tard leurs limites, leurs viennent des bourgeons qui dépassent le modèle, invitant à la nuance, au dépassement des oppositions. De page en page, nous serpentons parmi des mots-valises que nous utilisons parfois sans en interroger le sens, revisitant par le même coup la manière dont ils organisent notre vision du monde et guident nos actions. Tout l'art de Jean-Marc Defays est d'établir sans cesse des liens entre l'abstrait et le concret, en puisant dans ses expériences quotidiennes et l'observation de ses semblables. Le regard qu'il porte sur notre monde est tantôt grave, tantôt amusé, toujours vif et ludique. A l'instar des chroniques, qui avec un minimum de moyens convient le général et le particulier, la réflexion et la fable, les dico-tomies ravissent l'esprit et célèbrent l'humanité dans sa complexité en ces temps où les oiseaux de malheur monopolisent l'attention de leurs propos réducteurs. - Thierry Detienne
Depuis une quinzaine d'années, l'interculturalité est à juste titre au centre des préoccupations, car d'elle dépend l'avenir d'un monde, certes, globalisé, mais toujours pluriel où l'on s'enrichit des différences plutôt que de tenter de les réduire au nom d'intérêts économiques préjudiciables ou au contraire de les exacerber au nom d'intérêts politiques non moins dangereux. L'interculturalité représente cependant la porte étroite : il est plus facile de se laisser séduire par les attraits de la mondialisation unilatérale, ou entraîner par le réflexe du repli et du rejet, que de devoir non seulement concilier soi et l'Autre, les uns et les autres, en cherchant à mieux se connaître, à mieux se comprendre, à mieux s'accepter, mais aussi et surtout à construire ensemble, jour après jour, un monde nouveau, meilleur. Les institutions culturelles internationales, les universités, les écoles, et leurs acteurs ont un rôle primordial à jouer dans la promotion et la défense de l'interculturalité, au niveau des décisions politiques, des initiatives académiques, des choix scientifiques, des démarches pédagogiques. C'est notamment de la responsabilité de leurs enseignants que les étudiants actuels et à venir ne subissent pas les mêmes préjugés et ne commettent pas les mêmes erreurs que notre génération et les précédentes en matière de relations internationales. D'où la nécessité d'échanges et de collaborations universitaires internationales intensives et créatives. Cet ouvrage, qui fait suite au colloque international qui a eu lieu à l'Université Linguistique d'Etat de Piatigorsk, les 26 et 27 avril 2010, sous l'égide de Wallonie-Bruxelles international, envisage de manière croisée les différentes approches de l'interculturalité, que ce soit sur le plan institutionnel, politique, didactique, pédagogique ou pratique. L'intérêt de cette publication réside précisément dans la multiplicité des points de vue, d'une part entre la Belgique et la Russie, d'autre part entre ces différentes disciplines. Les auteurs-responsables institutionnels, diplomates, professeurs, scientifiques, journalistes, que l'on lira ici - sont tous des spécialistes renommés dans leur domaine, et leur apport est directement le fruit de leur expérience personnelle, de leur recherche scientifique, de leur pratique professionnelle.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.