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Mille excuses
Dee Jonathan ; Peellaert Elisabeth
PLON
21,00 €
Épuisé
EAN :9782259221597
Extrait Helen s'efforçait de ne pas regarder sa montre, regarder sa montre ne changeait jamais rien, mais il était déjà sept heures moins le quart et les phares de la voiture de son mari tardaient à apparaître en haut de la colline. La nuit était tombée, pour distinguer quelque chose dehors elle devait poser le front contre la fenêtre de la cuisine, les mains en visière. Meadow Close était un cul-de-sac, et si elle ne pouvait reconnaître la voiture elle-même, dès l'instant où des phares éclairaient la côte, il y avait une chance sur six que ce fussent ceux de Ben. Plutôt une sur trois, d'ailleurs, car en tournant légèrement la tête dans la coupe formée par ses mains, elle voyait le véhicule des Hugues garé dans leur allée, celui des Griffin et cet Hummer d'un jaune obscène qui appartenait au Dr Parnell... - Maman ! cria Sara depuis le salon. Est-ce que je peux avoir encore de l'eau gazeuse ? À quatorze ans on avait l'âge de lever ses fesses de sa chaise et d'aller se servir un troisième verre d'eau gazeuse. Mais c'était mardi et le mardi soir, invariablement, un sentiment de culpabilité régnait dans l'air, raison pour laquelle, déjà, Sara dînait devant la télé; Helen se contenta donc d'ajouter avec insistance : «S'il te plaît ?» - S'il te plaît, fit Sara. En refermant la porte du réfrigérateur, Helen ne put s'empêcher de jeter un coup d'oeil à la pendule. Sept heures moins dix. Monsieur Passif Agressif frappe encore, se dit-elle. Elle n'était pas toujours sûre de bien comprendre cette expression - passif agressif-, mais elle s'en servait d'instinct chaque fois que Ben manquait à sa parole. Installée sur le canapé, son plateau sur les genoux et les pieds sur la table basse, Sara regardait un reportage télévisé cauchemardesque sur des filles riches; elle avait gardé ses protège-tibias mais au moins elle s'était donné la peine d'ôter ses chaussures à crampons. Helen posa la bouteille d'eau gazeuse sur la table, à bonne distance du pied droit de sa fille. - Merci ? dit-elle. - Merci, répéta Sara. Là-dessus, toutes les deux tournèrent la tête vers le faisceau de lumière qui achevait de balayer la cuisine, et quelques secondes plus tard Helen entendit le claquement sourd et paresseux d'une portière. Au lieu de se détendre, elle sentit son irritation redoubler. Elle détestait être en retard, il connaissait bien ce trait chez elle, du moins il aurait dû. Ben franchit la porte d'entrée, vêtu de son costume gris ardoise, col ouvert, sans cravate. Quand il était préoccupé, expression qu'il employait pour dire déprimé, il avait la manie d'ôter sa cravate dans la voiture et de l'y laisser là; dimanche dernier, en passant devant son Audi dans le garage, Helen avait aperçu trois ou quatre cravates entortillées sur le siège passager. Elle en avait éprouvé un léger frisson qu'elle était incapable d'interpréter. Ben longea le couloir, posant un regard indifférent sur Sara, sur son plateau télé et enfin sur le poste, le visage toujours impassible; il était trop plongé dans ce qui l'absorbait pour même essayer d'exprimer sa désapprobation. Helen le suivit dans leur chambre. Il acheva de vider ses poches sur la commode puis se tourna vers elle sans le moindre semblant d'intérêt, on aurait dit qu'elle s'adressait à une photo de lui. - Nous sommes en retard. Il haussa les épaules, sans daigner consulter la montre attachée à son poignet.
Dee Caffari raconte sobrement le moment de son existence où tout a basculé. Il a suffi d'une de ces conversations vérité que l'on a avec ses parents lorsque leur mort est proche. Agonisant, son père lui a simplement demandé si elle allait continuer de rêver sa vie, ou se mettre à vivre ses rêves. C'est ainsi que Dee s'est retrouvée seule aux commandes d'un énorme voilier en acier de 40 tonnes, prévu pour dix-huit hommes d'équipage. Pour donner une idée de ce défi, il faut se souvenir qu'Eric Tabarly stupéfia le monde des coureurs au large en osant se lancer dans la Transat anglaise seul à bord d'un ketch de 32 tonnes, normalement mené par quatorze armoires à glace. Pour réussir son tour du monde, Dee a apssé neuf mois plus de temps en mer que Tabarly lorsqu'il a remporté sa deuxième Transat. Olivier Péretié.
Adam et Cynthia ont tout pour eux. Mariés à la sortie de la fac, ils forment un couple parfait auquel rien ne résiste. Deux magnifiques enfants et une brillante carrière dans la finance plus tard, leur beauté, leur provocante jeunesse et leur insolente réussite sont toujours inaltérées. Le monde autour n?existe pas, ou bien par le frisson du danger qu?il procure, mais leur noyau demeure, irréductible et indestructible, telle une forteresse dorée. Au coeur de cette famille, le roman dépeint son paradoxe: une intimité de papier glacé, des êtres humains prisonniers de la machine à succès qu?ils ont créée, et les effets décadents de leurs irrésistibles appétits. Portrait d?une famille américaine étourdie de désir, d?argent et de beauté, Les Privilèges, bûcher des vanités du 21e siècle, brosse le tableau remarquablement subtil et cynique d?une nouvelle classe sociale, les ultra-riches, et pose sur l?Amérique post-11 Septembre un regard qui interroge, observe et fait saillir l?absurde, le vice ou la déshérence de personnages en fuite.
Résumé : Howland, petite ville du Massachusetts, est un havre de paix pour les vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts. Engagé par Philip Hadi, New-Yorkais richissime, bien décidé à s'installer à Howland, il est fasciné par cet homme qui brasse des millions. Et si le moment était venu pour lui de tenter sa chance ? Avec son frère, Mark décide de se lancer dans les placements immobiliers. Lorsque Hadi devient maire de la ville, utilisant ses fonds privés pour faire la pluie et le beau temps, le fossé se creuse encore un peu plus entre le New-Yorkais et "ceux d'ici"... Mettant en scène la montée d'un nouvel autoritarisme, c'est la fin du rêve américain que Jonathan Dee décrypte ici de main de maître. Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme.
Résumé : Effacer toute sa vie, jusqu'à son nom, pour tout recommencer. Un homme fuit son passé pour vivre au plus près de sa vérité. Sans nom ni visage, un homme fuit son passé avec 168 548 dollars cachés dans sa voiture. Son but : une vie plus simple, loin de tous les privilèges qui ont construit son identité. Arrivé dans une ville inconnue, il loue un studio auprès d'Autumn, une femme étrange. Chacune de leurs rencontres est marquée par une méfiance mutuelle. Petit à petit, l'argent, comme un sablier qui s'égrène, se tarit. Réflexion sur le monde moderne et ses dérives, Sugar Street peut se lire comme une réécriture urbaine de Walden de Thoreau.
Résumé : De A à Z, Evelyne Lever nous invite à découvrir la part féminine de la royauté et nous propose un éclairage nouveau, original et passionnant sur le destin des souveraines d'Europe depuis l'époque médiévale jusqu'à nos jours. Peu de femmes ont régné. Reines par mariage, la plupart des princesses ont dû lutter pour s'imposer. Donner des héritiers au royaume était leur premier devoir. Malheur aux reines stériles ! Mais, par leur charme, leur patience et leur intelligence, certaines sont parvenues à exercer une réelle influence. L'amour était rarement au rendez-vous dans ces couples unis par la raison d'Etat. Epouses de monarques volages, elles n'avaient souvent pour seule consolation que la prière. Toute liaison leur était interdite, pourtant, l'entrée Amants est l'une des plus longues de ce dictionnaire ! Il faut attendre le XIXe siècle et surtout le XXe pour que les mariages d'inclination soient possibles. Femmes de pouvoir, héroïnes tragiques ou simples incarnations du devoir, ces souveraines ont, elles aussi, tissé l'histoire de l'Europe.
Pour chaque « entrée », les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des « angles », des « curiosa » inédites: de « A » comme Agonie, à « Z » comme « Zinedine de Guermantes », de « Datura » à « Rhinogoménol », de « Kabbale » à « Asperge », de « Plotin » à « Schopenhauer » ou « Walter Benjamin », ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la « valeur ajoutée » à leur texte. Les proustiens de c ur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l"uvre elle-même sont reproduits dans ce « D.A » volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant."
Dans un monde politiquement bouleversé, des milliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes. Irielle a dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à l'âge de dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec _Iode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire... En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie... Françoise Jay traite son sujet avec beaucoup de finesse et propose ici un roman vibrant de tendresse et d'humanité. Une grande réussite! À mettre entre beaucoup de mains, d'adolescents, mais aussi d'adultes.
Résumé : Lors d'une conférence à la Sorbonne, le 9 avril 2005, ayant pour thème "Qu'est ce que la philosophie ?", Luc Ferry définit celle-ci comme une sotériologie, c'est-à-dire une "doctrine du salut". Il entend par doctrine du salut l'ensemble des réponses proposées aux grandes questions existentielles : quel est le sens de la vie puisque nous sommes mortels ? Comment, "sauver sa peau", non en évitant la mort puisqu'elle est inéluctable, mais en vivant, pour le temps qui nous est donné, de manière satisfaisante ? Et dans ce cas, quelle est cette manière satisfaisante et comment la trouver ? La philosophie est en cela concurrente, voire adversaire des grandes religions, puisqu'elle nous invite à trouver par nous-mêmes la réponse à cette question existentielle au lieu d'accepter l'enseignement d'autorité des religions. Selon Luc Ferry, une philosophie commence à être pleine et entière lorsqu'elle s'éloigne de Dieu. Plus une philosophie est athée, plus elle correspond à la définition de la philosophie. Mais dans ce cas amputée volontairement d'une direction de pensée. La philosophie n'est donc pas seulement une réflexion critique, car la démarche scientifique par exemple requiert aussi ce type de réflexion, la philosophie n'est pas non plus seulement une rhétorique séduisante, mais bien une recherche de la sagesse.
George Orwell's dystopian masterpiece, Nineteen Eighty-Four is perhaps the most pervasively influential book of the twentieth century, making famous Big Brother, newspeak and Room 101.'Who controls the past controls the future: who controls the present controls the past'Hidden away in the Record Department of the sprawling Ministry of Truth, Winston Smith skilfully rewrites the past to suit the needs of the Party. Yet he inwardly rebels against the totalitarian world he lives in, which demands absolute obedience and controls him through the all-seeing telescreens and the watchful eye of Big Brother, symbolic head of the Party. In his longing for truth and liberty, Smith begins a secret love affair with a fellow-worker Julia, but soon discovers the true price of freedom is betrayal.Eric Arthur Blair (1903-1950), better known by his pen-name, George Orwell, was born in India, where his father worked for the Civil Service. An author and journalist, Orwell was one of the most prominent and influential figures in twentieth-century literature. His unique political allegory Animal Farm was published in 1945, and it was this novel, together with the dystopia of Nineteen Eighty-Four (1949), which brought him world-wide fame. All his novels and non-fiction, including Burmese Days (1934), Down and Out in Paris and London (1933), The Road to Wigan Pier (1937) and Homage to Catalonia (1938) are published in Penguin Modern Classics. If you enjoyed Nineteen Eighty-Four, you might like Orwell's Animal Farm, also available in Penguin Great Orwell.'His final masterpiece... enthralling and indispensible for understanding modern history'Timothy Garton-Ash, New York Review of Books'The book of the twentieth century... haunts us with an ever-darker relevance'Independent
Ce volume contient les principaux romans de la « légende de Duluoz », le cycle autobiographique conçu par Kerouac lui-même: Sur la route; Visions de Cody (Ire partie); Les Souterrains; Tristessa; Les Clochards célestes; Big Sur; Vanité de Duluoz avec: L'Écrit de l'éternité d'or; des poèmes: « Bowery Blues », « MacDougal Street Blues »; des articles: « Contrecoup: la philosophie de la Beat Generation », « Principes de la prose spontanée », « Le dernier mot », « À quoi je suis en train de penser »; un choix de lettres.
O'Connor Flannery ; Goffette Guy ; Coindreau Mauri
Résumé : " Mr. Greenleaf accourait vers elle, brandissant son fusil, et elle le vit venir à elle, bien qu'elle ne regardât pas dans sa direction. Elle le vit s'approcher en longeant la lisière d'un cercle invisible, et la ligne d'arbres était béante derrière lui, et ses pieds ne foulaient que le vide. Il visa l'oeil de la bête et fit feu quatre fois. Elle n'entendit pas les détonations, mais elle perçut le tremblement de l'énorme corps alors que le taureau s'affaissait et l'entraînait dans sa chute, rivée à sa tête au point qu'elle semblait, lorsque Mr. Greenleaf fut près d'elle, se pencher sur l'oreille de l'animal et lui chuchoter une ultime révélation.". Mon mal vient de plus loin, " Greenleaf ".
Le passé n'est jamais mort. Il n'est même pas passé." (William Faulkner)Voici trente ans que Billie James n'a pas remis les pieds dans le Mississippi. Un sacré tempérament, quelques dollars en poche et son chien Rufus au bout de sa laisse, elle débarque à Greendale et s'installe dans une bicoque décrépite où vécut autrefois son père. Ce dernier, poète noir de renom, est mort de manière accidentelle alors que Billie n'avait que quatre ans. La petite fille était présente au moment du drame, mais n'en a conservé aucun souvenir.Alors que les voisins font preuve d'un comportement étrange, que des rumeurs circulent, laissant soupçonner une tout autre vérité quant à la mort du père de Billie, celle-ci mène son enquête, aidée par son oncle et un drôle d'olibrius universitaire. Ensemble, ils vont exhumer de lourds secrets, dévoilant peu à peu l'histoire de ses origines mais aussi, en toile de fond, celle d'un pays marqué par les blessures toujours à vif de la ségrégation.Campé dans le décor à la fois somptueux et inquiétant du Sud profond, le premier roman de Chanelle Benz fourbit les armes du polar pour nous raconter ce qu'a été - et ce qu'est encore - l'Amérique tourmentée par les spectres les plus sombres de son Histoire.Traduit de l'anglais par David FauquembergChanelle Benz, britannique et antiguaise d'origine, vit et enseigne aujourd'hui à Memphis, dans le Tennessee. Elle est diplômée de l'université de Syracuse, où elle a eu pour mentor l'écrivain George Saunders, qui a salué en elle " une nouvelle voix sidérante de la fiction américaine ", et a également étudié l'art dramatique à l'université de Boston. Après un virtuose premier recueil de nouvelles, Dans la grande violence de la joie (Seuil, 2018), elle signe avec Rien dans la nuit que des fantômes son premier roman.