Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De tempête et d'espoir. Saint-Malo
Dédéyan Marina
FLAMMARION
20,50 €
Épuisé
EAN :9782081261655
Gondelour, Negapatam, Pondichéry, Chandernagor, Madras, quatre ans déjà que les Indes hantaient mes rêves, depuis que mon frère Jean avait embarqué pour ces terres lointaines, dans cette guerre féroce qui nous opposait aux Anglais à travers le monde. Je recueillais dans la lecture de ses lettres si rares ces détails précieux qui emportaient au loin mon imagination. Les berges sableuses de la côte de Coromandel frangée de palmiers, la moiteur de l'avant-mousson, les banians dont les troncs poussent à l'envers depuis les branches, les perruches bleues et vertes perchées dans les tamariniers aux fruits douceâtres ou dans les manguiers, ces femmes à la peau sombre drapées de pagnes aux teintes éclatantes, des grappes de jasmin dans les cheveux, le parfum des épices, cannelle, poivre, muscade ou girofle, la chaleur, encore la chaleur, comme nous ne la connaissons guère en notre Bretagne. Je voyais, je sentais tout cela. Je le vivais chaque jour, chaque nuit, avec mon frère. Je n'oubliais pas la guerre, le fracas des coups de canons et des tirs de mousquets, la résistance héroïque à nos perfides adversaires, la mort défiée, les nuits de veille sous ces deux étrangers, l'odeur de la poudre et du sang versé. J'enviais aussi Jean pour cela, le frisson de la peur, l'excitation du danger, car ici, à Dinan, entre les murs gris du couvent des Ursulines, je ne craignais rien, je n'attendais rien, si ce n'était son retour. Outre la pensée de mon frère, je vivais de lectures et de prières, me tenant avec soin à l'écart de ces coteries de demoiselles auxquelles est propice la vie en communauté. Je ne me mêlais guère à leurs menues querelles, à leurs vaines rivalités, à ces interminables complots dont chacune avait oublié les origines et les buts, puisque le plaisir résidait dans les secrets partagés, les chuchotis du dortoir, les envolées de jupes dans les recoins sombres. Je ne partageais pas non plus leurs joies, leurs émois, leurs espérances. Je n'avais pas de véritables amies au couvent. Je n'y comptais guère d'ennemies non plus. Je me sentais différente, mais n'en éprouvais nul ressentiment et n'en tirais aucune gloire. Au nombre de mes défauts, je ne compte point la jalousie. J'accordais volontiers mon aide pour achever une broderie, participer à une corvée ou débrouiller un texte de latin. Aussi me tenait-on pour bonne camarade. Jamais, toutefois, on ne me demandait conseil, mes compagnes redoutant ma franchise et mes réponses sans détour. Quand Angélique de Kérillis nous fit ces adieux ce premier matin de septembre 1761, nous nous étreignîmes sans passion particulière. Je la félicitai en toute sincérité pour son mariage prochain, sans une once d'envie ou de curiosité, au contraire de bien d'autres. À son invitation aux noces, j'apportai une réponse évasive, même si Angélique avait été une des seules pensionnaires avec laquelle j'eusse partagé quelque affinité, le goût du savoir, une certaine audace dans nos vues, un mépris amusé pour les préoccupations futiles des autres demoiselles. Elle m'était reconnaissante aussi de ne lui avoir jamais manifesté la moindre hostilité. Bien née tant par son nom que par sa fortune, vive d'esprit et gracieuse comme une nymphe, promise de surcroît au beau vicomte Henri de la Bodinais, dont le seul nom faisait défaillir toutes ces donzelles, elle suscitait autant de haine que d'admiration. (...)
Résumé : Juillet 1763. Après avoir laissé Saint-Malo à des milliers de lieues derrière elle, Anne de Montfort a survécu aux caprices de la mer et pose enfin le pied sur le sable brûlant des côtes indiennes. C'est ici que sa véritable quête commence. Comment retrouver son frère,Jean, dans ce pays immense dont nul ne saurait dessiner la carte ? D'indices ténus en bribes de réponses, elle traverse les ruines de Pondichéry, l'opulente Madras, l'extravagante Calcutta et Golconde aux fabuleux diamants. En ces terres écrasées de chaleur, où le parfum des épices renverse l'âme, où les dieux dansent et où les rêves rendent fou, Anne parviendra-t-elle à rester fidèle à sa devise : non mudera, "je ne changerai pas"?
Résumé : Et si la Bretagne retrouvait son indépendance ? Le rêve d'une poignée d'exaltés ? Tous les possibles s'ouvrent dans une France divisée, sidérée par sa défaite face à l'Allemagne. Terre de la résistance la plus farouche aux nazis, victime la plus meurtrie des bombardements alliés, pétrie de tradition catholique comme de paganisme celtique, gardant la mémoire de la chouannerie et foyer ardent du communisme, mais avant tout éprise de liberté, la Bretagne gronde. Trois frères, trois chemins différents qui les conduiront au bout de leur engagement. Témoins de leur confrontation, de leurs déchirements, un père privé de parole et la jeune émigrée russe venue prendre soin de lui. Au travers du destin d'une famille, c'est celui de la Bretagne qui se joue.
Née à Saint-Malo, Marina Dédéyan a publié Moi, Constance, princesse d?Antioche aux Éditions Stock en 2005 et L?aigle de Constantinople aux Éditions Flammarion en 2008.
Juillet 1763. J'ai traversé les océans, survécu aux caprices de la mer, laissant Saint-Malo à des milliers de lieues derrière moi. Ma quête commence ici, sur le sable brûlant des côtes indiennes.Comment retrouver mon frère Jean dans ce pays immense dont nul ne saurait dessiner la carte? Vers qui me tourner, sous ces cieux où la vérité se compose de mille facettes, où tout droit peut signifier n'importe quelle direction? Les ruines de Pondichéry, l'opulente Madras, Calcutta, les fabuleux diamants de Golconde, d'indices ténus en bribes de réponses, je suis la trace de Jean. Déserteur pour sauver son honneur, amoureux d'une bayadère... Le reverrai-je un jour? Peut-être me perdrai-je à mon tour, auprès d'Haydar Sahib, l'aventurier énigmatique qui me guide autant qu'il m'égare, ici où mes croyances sont balayées par les pluies de mousson.En ces terres écrasées de chaleur, où le parfum des épices renverse l'âme, où les dieux dansent et où les rêves rendent fous, moi, Anne de Montfort, resterai-je fidèle à ma devise, Non mudera, je ne changerai pas?Marina Dédéyan est née à Saint-Malo et a passé une partie de son enfance en Bretagne. Elle a découvert l'Inde avec passion et y séjourne quelques semaines chaque année. Après Saint-Malo, elle nous entraîne avec Pondichéry, deuxième tome de sa saga De tempête et d'espoir, dans un voyage fascinant à travers une Inde aux multiples visages. De tempête et d'espoir, comme dans les trois précédents romans de Marina Dédéyan, Moi, Constance, princesse d'Antioche, Les Vikings de Novgorod et L'Aigle de Constantinople, explore le thème de la rencontre entre les peuples et les cultures.Aujourd'hui, Marina Dédéyan réside en région parisienne. Elle mène une existence presque normale d'écrivain, maman et consultante en communication.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
4e de couverture : Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Un sentiment de rejet généralisé, l'impression pour beaucoup d'avoir été débarqués du progrès. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule. Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou, guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où règnent la paix et l'harmonie. Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme aux motivations aussi secrètes que son ambition est démesurée.Notes Biographiques : Romancière et essayiste, Diane Ducret est l'auteur des best-sellers Femmes de dictateur (Perrin, 2011), traduit en vingt-cinq langues, La Chair interdite (Albin Michel, 2014), ou encore La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose (Flammarion, 2018).
4e de couverture : La Seconde Guerre mondiale s'achève à peine dans ce bout de campagne allemande lorsque Herr Doll, un écrivain d'âge mûr, est désigné par les Russes maire par intérim de son village. Le couple qu'il forme avec sa jeune épouse, riche veuve d'une précédente union, ne manque pas de susciter les médisances. Et son nouveau statut d'homme de pouvoir, au lendemain de la chute des nazis, n'arrange rien. Le couple persécuté fuit pour Berlin où tout n'est que ruines et désolation. Ils devront s'accrocher à chaque étincelle d'humanité pour se reconstruire au milieu des décombres. Le Cauchemar dresse un sévère réquisitoire contre le peuple allemand tout en rendant compte de sa profonde souffrance. Cette oeuvre, la plus personnelle d'Hans Fallada, n'était plus disponible depuis plus de soixante ans. Elle est proposée ici dans une nouvelle traduction.
Follett Ken ; Mikhalkova Viviane ; Boitelle Leslie
La suite très attendue des Piliers de la terre, le plus grand succès mondial de Ken Follett.Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre (1990), phénoménale saga qui prenait place dans l Angleterre du XIIe siècle, au rythme de la construction d une majestueuse cathédrale gothique. Deux siècles plus tard, autour du même édifice, nous retrouvons les descendants de ces héros, dans la ville fictive de Kingsbridge... 1327. Quatre enfants sont les témoins d une poursuite meurtrière dans les bois: un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées... Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible; Caris, libre et passionnée, qui rêve d être médecin, devra défier l autorité de l Église, et renoncer à celui qu elle aime; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu il a toujours désirée, rejoindra l Italie pour accomplir son destin d architecte; Ralph son jeune frère dévoré par l ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire... Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d histoire mouvementée... Biographie de l'auteur L auteur: Ken Follett est né au pays de Galles, en 1949. Dès son premier roman, en 1978 (L Arme à l il), qui reçoit le grand prix Edgar du roman policier, il s est imposé comme l un des plus grands auteurs de romans d espionnage. Peur blanche, Le Vol du frelon, Le Réseau corneille (Robert Laffont, 2004, 2003, 2002) ont été traduits dans plus d une vingtaine de pays. Trois de ses plus grands best-sellers ont été également adaptés au cinéma (Les Lions du Panshir, Le Code Rebecca et Le Troisième Jumeau).
Follett Ken ; Arnaud Cécile ; Brèque Jean-Daniel ;
Résumé : En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants et Elisabeth Tudor devient reine. Toute l'Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d'être avertie à temps des complots qui se trament. A Paris, Marie, reine d'Ecosse, proclamée souveraine légitime de l'Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d'une ambition sans scrupules, elle réunit autour d'elle de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d'Elisabeth. Ned Willard n'a qu'un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d'autre de la fracture religieuse qui divise l'Angleterre, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l'extrémisme attise la violence d'Edimbourg à Genève en passant par Paris, l'amour entre Ned et Margery paraît condamné. Ned traque l'énigmatique et insaisissable Jean Langlais, espion français à la solde des catholiques, ignorant que sous ce faux nom se dissimule un ancien camarade de classe qui ne le connaît que trop bien. Elisabeth s'accroche désespérément à son trône et à ses principes, protégée par son petit cercle dévoué d'espions ingénieux. Les religions rivales, à cette époque comme à la nôtre, ne sont pas le coeur du conflit. La véritable bataille oppose les adeptes de la tolérance et du compromis aux tyrans décidés à imposer leurs idées à n'importe quel prix. Passions contrariées, rivalités et intrigues, jeux de pouvoir, coups du sort? Entre saga historique et roman d'espionnage, histoire d'amour et récit de l'avènement d'une grande reine, Une colonne de feu a pour cadre une des périodes les plus agitées et violentes de l'histoire de l'Europe.