Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une tranche d'histoire vue d'en bas. 1936-1990
Dédame Roger
INDES SAVANTES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782846544061
Une vie commencée dans le quartier du marché Sainte-Catherine (Marais) avant-guerre, alors peuplé d'ouvriers et d'immigrés juifs. L'auteur assiste à la rafle (dite du Vel d'Hiv) et ne reverra jamais ses copains et copines. Pour cette famille ouvrière pauvre, l'Occupation est difficile à vivre. Après avoir suivi les cours de l'Ecole Estienne, l'auteur intègre chez Larousse le monde des typos et des clicheurs. Le service militaire et surtout sa prolongation en Algérie déterminent son engagement politique contre la guerre et finalement l'adhésion au Parti communiste. Responsable d'imprimeries de journaux, enseignant puis directeur de l'école de formations du Syndicat du livre, Roger Dédame livre ses souvenirs tant sur l'évolution de plus en plus rapide des techniques des métiers du Livre que sur les grands combats syndicaux qui l'ont accompagnée. Les grandes dates de la IVe et de la Ve République apparaissent dans ces Souvenirs qui ne prétendent pas à la "grande histoire", mais sont un témoignage passionnant "vu d'en bas".
Après la publication d'un premier tome traitant de la Lettre d'imprimerie, ce deuxième volume de la collection Mémoire des métiers du livre, est consacré à l'image imprimée, son histoire, l'évolution des technologies, son avenir. Il s'attache également à montrer qu'obtenir une bonne reproduction ne relève pas seulement de la technique ; la parfaite maîtrise des outils est évidemment un préalable, après quoi tout est affaire de sensibilité et de jugement. Par le rappel d'une histoire où esthétique et techniques sont étroitement mêlées, cet ouvrage veut susciter le goût et stimuler la recherche d'une image imprimée de la plus grande qualité.
Résumé : Les travaux de Roger Dédame se complètent et s'enrichissent au fil du temps ; ils marquent une volonté de comprendre qui passe toujours par un exposé clair et précis des faits. Avec ce nouvel ouvrage, l'auteur atteint ces objectifs en retraçant la vie de ce syndicat attachant et singulier qu'est le Syndicat du Livre parisien. Roger débute son propos par un épisode trop souvent ignoré de la création du SGL : une mise en place originale dans le syndicalisme du Livre CGT car elle se situe en 1928 dans la CGTU, à l'opposé donc de la fédération et des autres syndicats du Livre parisien qui étaient confédérés à la CGT traditionnelle, celle de Léon Jouhaux. Avec l'unification syndicale, le SGL intègre ce qui deviendra sa fédération et deviendra un syndicat remarqué de la CGT. Et en 1947, après débat à l'occasion de la scission, lors d'un référendum, le SGL fournira le gros des voix qui permettront à la FFTL d'y rester.
Aimer les mots Humer les mots pour sentir leur couleur. Les laisser courir pour voir leur envol. Les poser en moi, comme de belles idoles Pour pouvoir m'enivrer de leur bonheur".
Les facilités offertes par l'informatisation du traitement des textes ne sauraient se substituer au respect des règles typographiques, ni à la longue expérience acquise par les métiers du livre dont les nouvelles professions graphiques doivent tirer profit, afin de continuer de produire des travaux de qualité. Dispensant, depuis 1974, des stages de photogravure, d'impression offset et d'expédition des journaux, l'Association pour la formation permanente des personnels d'imprimerie fut l'un des premiers centres graphiques à pratiquer la PAO, dès 1983. Dans le même temps, elle communiquait son expérience en publiant vingt Cahiers de technologie qui furent suivis d'un ouvrage en trois tomes portant sur la photogravure et l'impression offset. C'est dans le prolongement de ces initiatives que L'AFPPI a préparé, en relation avec les Editions Cercle d'Art, trois nouveaux volumes comportant de nombreuses illustrations en noir et en quadrichromie, réunis sous un titre commun : La Mémoire des métiers du livre (à l'usage de la publication assistée par ordinateur). Ce premier tome traite de la Lettre d'imprimerie, le deuxième sera consacré à l'Image imprimée et le troisième à la Mise en page des textes et des images, selon un plan similaire regroupant l'histoire, la technologie et l'avenir de chaque sujet. Les professions de la typographie ont disparu, mais leur mémoire peut aider l'imprimerie informatisée à défendre la place d'honneur qu'elle doit continuer d'occuper au côté des autres médias.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.