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L'affaire Martin Kowal
Decouty Eric
LEVI
20,00 €
Épuisé
EAN :9791034908233
Jeune inspecteur des Renseignements généraux le jour, Martin Kowal mène la nuit une vie dissolue dans les boîtes parisiennes, pour tromper sa solitude et son mal-être. Lorsque l'ambassadeur de Bolivie est assassiné en pleine rue le 11 mai 1976, il est propulsé contre toute attente à la tête du groupe chargé d'identifier les mystérieuses "Brigades internationales" qui ont revendiqué l'attentat. Le gouvernement, qui craint l'irruption en France du terrorisme d'extrême-gauche, attend des résultats rapides. Pourtant, l'enquête prend une direction opposée à celle de la piste officielle, vers une organisation d'anciens nazis et d'ex-membres de l'OAS. L'affaire entraîne Kowal au coeur d'une machination impliquant des haut gradés de la guerre d'Algérie, les dictateurs d'Amérique du Sud et les éminents responsables du pouvoir politique en France, tout en le confrontant au douloureux passé de sa famille. Eric Decouty s'attaque à l'un des secrets les mieux gardés de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing au terme d'un roman captivant.
Il a fallu l'appel d'un banquier inconnu pour que Joseph Kruger Z remette les pieds au Village, afin de boucler la succession de ses parents récemment décédés. Dans les rues désertes, Joseph a très vite l'impression tenace que chacun de ses mouvements est épié. Il comprend que sa présence dérange, qu'on aimerait savoir s'il sait... S'il sait quoi ? Joseph se lance malgré lui dans une enquête improvisée, loin de se douter que lui reviendra en legs un a, encombrant épisode de la Seconde Guerre mondiale. Un morceau d'histoire indicible, que cèle un vieux pacte de silence.
Dire toute la vérité et rien que la vérité. Vivre dans la transparence et la franchise. Ces préceptes, les chantres du vrai ont voulu les appliquer de force à ce que tout nous désigne comme une forme retorse du mensonge : la littérature. Quelle est la légitimité de cette posture ? N'est-on pas amené à la suspecter, à en reconnaître la fragilité et les impasses ? Car, examinant l'inlassable guerre qui a opposé les tenants de la sincérité (Rousseau, Leiris, Sartre) à leurs détracteurs (Molière, Laclos, Dostoïevski, Gary, Perec), on aperçoit se profiler une autre définition de ce qu'est la littérature. En toute mauvaise foi : ne serait-ce donc pas ainsi que les oeuvres se présentent à nous et se jouent de nous ? C'est-à-dire en s'inscrivant dans une structure qui n'est ni le mensonge ni la vérité, mais leur mélange incertain. Qui affirme en niant et qui dément en proclamant. Sommes-nous pourtant prêts à accepter que tout discours échappe à ce qu'il est tout en continuant de l'être, à admettre que la littérature ne produise qu'une vérité, parfois contradictoire, et non la vérité ? Percevoir la manière dont l'oeuvre pose la mauvaise foi, la suscite et la défie, c'est approcher ce qui constitue sa matière même, tant le moteur de ses intrigues que sa métaphysique implicite ou explicite. Mais c'est aussi repenser son rapport au lecteur, au réel et au savoir. Car il y a un paradoxe commun au menteur et au sincère que seule la mauvaise foi permet de décrire en s'arrachant à nos routines intellectuelles.
Ne pas faire de zèle". Voilà ce qu'on rabâche au juge Krause depuis qu'il est chargé d'instruire l'affaire de l'hôtel Caumartin. Dans la nuit du 8 avril 2005, cet hôtel social délabré où s'entassaient des immigrés africains a été réduit en cendres par un violent incendie. Comment "ne pas faire de zèle" quand 28 personnes ont perdu la vie ? Pris dans une tourmente personnelle, le juge Krause n'est pas sûr d'avoir la force de mener à bien cette enquête. Jusqu'à ce qu'il croise la route de Nathalie Ségurel, une jeune avocate qui lui remet un témoignage inédit. Tano, un adolescent ivoirien, a disparu après avoir vu quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir ce soir-là. Le juge et l'avocate se lancent à sa recherche, écoutant leur instinct quitte à franchir la ligne rouge. Dans une France en proie aux crispations politiques et sociales, les imprudences d'aujourd'hui pourraient entraîner des conséquences irrémédiables dans le monde de demain.
Kid Collins est un brave type, aucun doute là-dessus. Evidemment, il n'aurait peut-être pas dû quitter l'asile sans autorisation. Surtout pour tomber sur une veuve alcoolique qui hait le monde entier. Collins avait, dans une autre vie, été un espoir de la boxe mais il a dû raccrocher les gants après un coup fatal porté à son adversaire. Depuis, sa vie a été une longue errance entre petits boulots, cellules de prison et hôpitaux psychiatriques. Il n'aurait pas dû rencontrer non plus "Oncle Bud", un ancien flic tordu qui veut monter un kidnapping avec Faye, la veuve. Ils ont besoin d'un troisième homme, un bouc émissaire. Mais Kid a des accès de parano...
Au temps de l'Indochine, le domaine de la famille Lê Van An englobe d'immenses terres et une vaste demeure où s'affairent près de trente domestiques. C'est là que naît le père de Vi, avec le destin d'un prince comblé que l'histoire va déchoir de son royaume. Dans l'ombre dévolue aux femmes, son épouse dirige d'une main de fer l'exploitation fragilisée par les réformes, puis la guerre. Lorsque Vi voit le jour, le dix-septième parallèle sépare déjà le Nord du Sud. La réunification et la chasse aux possédants l'obligent à fuir son pays sur un bateau de fortune. En quittant Saigon pour Montréal, celle dont le prénom signifie " minuscule " et " précieuse " devra apprendre à apprivoiser la grande vie et ses tumultes. Et à saisir les hasards qui lui ouvriront à nouveau, un jour, les portes du pays natal.
Un voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des États-Unis en Harley Davidson. C'est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l'âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu'il marche, c'est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l'enlace afin de sentir ce que l'autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts« Ce triomphe public et critique, il le doit à sa faculté de transmettre des émotions très fortes, à rendre le courage et la force d'un père capable d'offrir à son fils une expérience extraordinaire, tout en échappant au risque du voyeurisme ou du pathétique. » Le Monde« Une épopée pittoresque et poétique. » Le Figaro Littéraire« Un récit de dépassement de soi qui touche à l'universel. » Elle« Folie, diront certains, défi fabuleux, (preuve de l'amour infini et réciproque d'un père et d'un fils), diront les autres. » Le Dauphiné Libéré« Il y a des livres, comme des après-midi de soleil en hiver, qui éclairent et réchauffent. » La Vie« Une épopée pleine de tendresse, d'humour et de force à travers cette maladie. » Ouest France
Il y a bien longtemps, la famille des trois soeurs fut noble et riche. Aujourd'hui, le palais familial se délite et on le vend par petits bouts. Dans les appartements qui leur appartiennent encore, la vaisselle ancienne sort rarement du placard et les beaux meubles restent cachés sous des couvertures. Seule l'aînée, Noemi, rêve de reconquérir les lots cédés et la splendeur d'antan. Les deux autres s'accommodent de la déchéance sans trop y penser. Le sujet sur lequel en revanche toutes les trois s'accordent est l'amour imparfait. Pour Maddalena, qui s'adonne avec ardeur aux plaisirs conjugaux de la chair, le désir d'enfant est inassouvi. Pour Noemi, l'objet de l'amour est étrange et dédaigneux. Et pour la comtesse, la plus fragile, la vie se dilue entre flâneries rêveuses dans Cagliari et incapacité à gérer le quotidien. Le moindre objet lui échappe et se brise comme si ses doigts étaient faits de ricotta, ce qui lui vaut son surnom. Depuis que le père de son fils les a laissés, Carlino est devenu un petit être bizarre qui ne semble habile qu'au piano et qu'il faut constamment protéger. Les mauvaises langues prétendent que la comtesse a souvent des amoureux mais qu'on n'a jamais le temps de faire leur connaissance. Mais peut-être qu'avec le voisin qui veille sur eux par-dessus le mur du jardin, ce sera différent. Dans ce quatrième roman, Milena Agus nous emporte dans son univers si singulier où enchantement et désenchantement, illusions et désillusions, vont de pair.
Charger un passager à l'aéroport, quoi de plus juteux pour un chauffeur de taxi? Une bonne course vous assure une soirée tranquille. Ce soir-là, pourtant, c'est le début des emmerdes... Tout d'abord la cliente n'a pas assez d'argent sur elle et, pour être réglé, il vous faut entrer dans sa maison pourvue d'amples fenêtres (ne touchez jamais aux fenêtres des gens!). Plus tard, deux jeunes femmes passablement éméchées font du stop. Seulement, une fois dépannées, l'une d'elles déverse sur la banquette son trop-plein d'alcool. La corvée de nettoyage s'avère nécessaire (ne nettoyez jamais votre taxi à la vapeur après avoir touché les fenêtres d'une inconnue!). Après tous ces faux pas, comment s'étonner que deux policiers se pointent en vous demandant des comptes? Un dernier conseil: ne sous-estimez jamais la capacité de la police à se fourvoyer! Dans ce roman magistral, Levison dissèque de manière impitoyable les dérives de la société américaine et de son système judiciaire.