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L'acte de foi
Decout Alexis
BEAUCHESNE
34,00 €
Épuisé
EAN :9782701005201
Supposez qu'un apologiste entreprenne de célébrer cette merveilleuse fécondité d'aspects offerts par le Christianisme catholique : il ne risquera pas souvent de dépasser la mesure. Et ces dehors si variés ne sont que la projection extérieure d'autant de richesses intimes. Un profane est mis, pour la première fois en présence de cette religion. Qu'est-ce qui le saisira tout d'abord ? Le Christianisme lui apparaît à la fois comme une règle des moeurs et comme un déploiement de rites sacrés, un culte, où se font équilibre une opulente matérialité et le plus délient symbolisme (accessible pourtant au néophyte le moins dégrossi). Ceux de nos fidèles qui vivent sérieusement leur religion éprouvent, en outre, qu'elle est un don, un don qui leur procure une force inappréciable au service de nos vouloirs humains. Mais cette religion nous offre surtout des biens d'essence supérieure : un principe de vie réel quoique mystérieux ; un jeu de relations vitales entre ces deux termes réels : Dieu et l'homme. Jésus n'a-t-il pas dit : "Je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient surabondante". (Jean X, 10.) Quoi encore ? Le Christianisme constitue, dès ce bas monde, une espérance et même une anticipation de la béatitude. De son côté, le philosophe saura y apprécier une savante économie des buts, des moyens, des sanctions. Que nous révélerait encore cet inventaire de la religion ? Elle n'est pas seulement un. service et un ordre, mais un commerce authentique et de jour en jour plus exquis, entre l'âme humaine et son Créateur. Et nous pénétrerions par là dans le domaine de l'oraison ; l'oraison qui, chez certains, peut s'élever jusqu'à la connaissance et à l'amour mystiques. Changement de paysage : je vois maintenant se dessiner une grandiose architecture nettement définie, elle aussi spécifiquement catholique, qui découpe son profil terrestre sur tous nos horizons d'ici-bas. sous nos climats les plus divers : "Je bâtirai mon Eglise... " , avait déclaré le Maître (Matt. XVI, 18). C'est qu'en effet l'oeuvre de vie, de grâce, de vérité parmi nous se stabilise, se coordonne et s'organise en une institution extérieure, tangible, possédant sa structure, ses plans, sa hiérarchie sacrée : l'Eglise. Presque à chaque page, l'Evangile nous représente l'entreprise messianique sous la figure d'un royaume, d'un édifice ou d'un puissant végétal, destiné à s'épanouir dans la vie d'au-delà après qu'il se sera enraciné dans notre sol humain.
Tanguy Viel est un romancier contemporain, publié aux éditions de Minuit connues pour leur veine formaliste, qui, après avoir exploré les interactions entre littérature et cinéma, interroge le pouvoir de la littérature à dire le vrai, comme le droit, ou à s'égarer dans les puissances du faux.
Les stéréotypes antisémites sont des instruments de stigmatisation particulièrement répandus et féroces. On connaît la pléthore d'écrivains qui s'y sont abandonnés, obsessionnellement ou méticuleusement, comme Barrès, Maurras, Drumont, Drieu la Rochelle, Céline, Rebatet, Brasillach. Or les écrivains juifs ne sont pas restés indifférents à l'ampleur du phénomène, récupérant ce discours pour le vider de sa charge haineuse. En renversant le stigmate pour lui octroyer une valeur positive, c'est aussi le fonctionnement de cette parole que ces couvres exhibent pour le désamorcer. Elles nous rappellent que l'antisémitisme est avant tout ce discours stéréotypé qui nomme, désigne, identifie de manière pérenne et stable, comme en réponse à la dissimulation dont on accuse le Juif, afin de construire plus sûrement l'ennemi dont il a besoin pour exister. Et pourtant ce geste de réappropriation, ce geste fort, provocateur, n'est pas toujours dénué d'ambiguïtés, notamment quand les valeurs dont l'oeuvre et l'auteur se réclament ne sont pas clairement définies pour le lecteur. On pourrait le soupçonner de pactiser avec la colère et la haine de soi. N'est-ce pas l'une des accusations les plus fréquemment brandies contre Irène Némirovsky ou Emmanuel Berl ? Comment comprendre cette compromission, momentanée ou définitive, avec l'intolérable ? N'est-il pas nécessaire de prendre en considération ces moments de révolte contre soi et les siens pour mieux cerner la dynamique d'une oeuvre ? Et, plus largement, qu'est-ce qu'écrire avec et contre le discours de la haine ? Ce sont ces questions que cet ensemble de réflexions explore à travers le XXe et le XXIe siècles.
Il s'agit du premier numéro que la revue Roman 20-50 consacre à Hélène Cixous, figure majeure de la littérature de la fin du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Ce numéro est dédié à deux textes autobiographiques qui participent à un tournant de l'oeuvre, désormais consacrée, à travers les figures de la mère et du père, à une quête des origines.
Tout lecteur s'est un jour inquiété de ceci face à un texte : comment bien lire ? Il est étonnant que personne ne se demande comment mal lire. C'est pourtant loin d'être une évidence. Il faut de l'art, de l'adresse, de la ruse pour pratiquer une mauvaise lecture véritablement inspirée. Une fois cela admis, vous cesserez de faire uniquement de la lecture une expérience de l'interprétation objective, de la collaboration avec le texte, de l'ordre, de la patience, de la concentration. Laissez-vous envahir par vos passions, laissez flotter votre attention, lisez de travers, sautez des pages. C'est ainsi que vous transformerez ce que vous lisez pour le réinventer. Vous en conviendrez alors : la mauvaise lecture est souvent une excellente manière de lire.
La Maisonneuve Dominique de ; Margain Jean ; Weing
Résumé : Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen, A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939; 1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, a comblé un vide.
Si les grammaires de l'hébreu biblique abondent, les manuels sont assez rares, du moins en français. L'hébreu, langue sémitique à la morphologie très structurée, présente une syntaxe souple où domine la parataxe. Sa phonétique, en revanche, particulièrement complexe, nécessite une longue pratique des textes. Maintes fois, des élèves ont manifesté le désir d'avoir entre les mains un instrument de travail qui les familiarise progressivement avec les mécanismes de la langue à partir de la lecture de textes appropriés. Le manuel de J. Weingreen. A Practical Grammar for Classical Hebrew, en usage depuis plusieurs décennies (1939;1959), répond pleinement à ce besoin. Très attendue, l'édition française du "classique" anglais de J. Weingreen, par la clarté et la justesse de ses exercices, comble donc un vide et est devenue rapidement le "classique" français d'Hébreu, comme l'est devenue en grec l'Initiation au grec du Nouveau Testament de J.W. Wenham. Cette nouvelle édition revue et corrigée a été organisée, réalisée, en commun, par Les Sessions de Langues Bibliques. Les hébraïsants francophones, qui sont nombreux, sauront, sans nul doute, en tirer le meilleur parti.
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.