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Morts pour Vichy
Decaux Alain
PERRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782262016876
Quatre hommes, au rang le plus élevé, ont incarné le régime de Vichy : le maréchal Pétain, chef de l'État français ; Pierre Laval et l'amiral Darlan, l'un et l'autre vice-présidents du Conseil ; Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur. Tous, à l'exception de Philippe Pétain, gracié après sa condamnation à la peine capitale, ont trouvé une mort violente : Laval et Pucheu fusillés, Darlan assassiné. L'originalité profonde du nouveau livre d'Alain Decaux naît du fait que chacun de ces personnages entre en scène au moment précis où s'amorce le processus qui le conduira à la mort : Pétain arrêté par les Allemands à Vichy ; Laval alors qu'il tente, en août 1944, de réunir l'Assemblée nationale à Paris pour transmettre légalement le pouvoir de Pétain à de Gaulle ; Darlan, accouru à Alger au chevet de son fils mourant et rencontrant les Américains à peine débarqués ; Pucheu, croyant faire oublier son choix de 1940, au moment où il quitte la France de Pétain pour l'Afrique du Nord de Giraud. Pour tous ces destins, la même fatalité : chacun des quatre protagonistes aurait pu échapper à l'issue ultime. Aucun ne l'a voulu. Morts pour Vichy permet de juger sur pièces ces cas tragiques, à l'aide notamment des documents nouveaux réunis par l'auteur tout au long de sa carrière d'historien et dont beaucoup renouvellent la version traditionnelle des faits. En montrant Pétain, Laval, Darlan et Pucheu face à la mort, Alain Decaux, avec le talent qu'on lui connaît, nous propose une vérité saisissante.
Résumé : De 1969 à 1987, Alain Decaux a enthousiasmé des millions de téléspectateurs dans sa fameuse émission mensuelle qui a célébré les noces cathodiques de l'histoire et du grand public. Personne n'a oublié le formidable conteur dont l'art du récit s'appuyait sur une documentation solide et constamment mise à jour. L'écrivain d'histoire a adapté les meilleures émissions à destination de son fidèle lectorat. Des récits haletants et qui n'ont pas pris une ride.
Résumé : A 11 ans, condamné à mort par les médecins, je lis " Le Comte de Monte-Cristo " et je survis. J'y vois un rapport de cause à effet. Entre 11 et 20 ans, j'écris onze pièces de théâtre dont aucune n'est jouée. Je ne désespère pas. A 19 ans, je suis rédacteur en chef du journal d'un mouvement de jeunesse. Je ne trouve pas cela normal. A 20 ans, je vis mon premier amour, ce qui me semble cette fois d'une extrême logique. A 22 ans, je publie mon premier livre mais entre aussitôt au sanatorium pour une tuberculose. Ce donnant-donnant ne me satisfait pas. A 26 ans, je suis l'un des trois créateurs, à la radio, de " La Tribune de l'histoire ". L'émission durera quarante-six ans. Je n'en suis pas encore revenu. A 29 ans, la télévision s'offre à moi avec " La Caméra explore le temps ". Elle dure dix ans. On la supprime en plein succès. A 44 ans, on m'invite à parler seul devant une caméra. " Alain Decaux raconte " dure vingt ans. J'attends la chute. Elle ne vient pas. Je m'occupe comme je peux : je publie 68 volumes. En 1968, on joue - enfin - ma première pièce. En 1975, j'écris " Le Cuirassé Potemkine " pour Robert Hossein. Le bon peuple y court. Dix autres pièces suivront. En 1976, la Faculté me retombe dessus : double pontage coronarien. Je m'en sors. N'ayant jamais enseigné, je livre un combat pour que l'histoire retrouve sa place dans le cycle élémentaire dont on l'avait chassée. Je le gagne. En 1979, je suis élu à l'Académie française. Mes amis estiment que j'ai trop de chance. Ils ont tort : en 1987, nouveau pontage, beaucoup plus grave que le premier. Je reste en vie mais ce n'est pas ma faute. Je n'ai jamais songé à entrer dans un gouvernement. On me fait ministre malgré moi. Deux cents ans après la naissance d'Alexandre Dumas, mon idole, je le reçois au seuil du Panthéon. Je décide enfin de publier mes mémoires et de tout dévoiler de ma vie secrète. Toute chance en ce monde, dit-on, se paie par son contraire. Au lecteur de juger si je n'en suis pas un exemple parfait.
Résumé : Une formule à l'emporte-pièce, lancée avec l'accent corse dont elle ne s'est jamais départie, l'a rendue célèbre : " Pourvou que ça doure ! " L'histoire ne cessera jamais de s'étonner au spectacle de cette femme, épouse d'un petit avocat corse besogneux, veuve à 35 ans, dont toute la jeunesse s'écoule au milieu des embarras d'argent les plus cruels, qui tient d'une main de fer le gouvernail d'une famille de huit enfants et qui, ralliée à la Révolution française, sauve les siens en les mettant à l'abri en France. Elle vit avec des bons de pain pour " patriotes nécessiteux ", elle lave elle-même son linge dans la rivière - et la voici presque du jour au lendemain, mère d'un empereur, de trois rois, d'une reine, de deux princesses souveraines ! Elle accompagne l'ascension de Napoléon sans en être jamais éblouie, seul membre de la famille à oser l'affronter. Quand Lucien se rebelle contre son frère, c'est son parti qu'elle adopte en refusant d'assister au sacre impérial à Notre-Dame. Devenue " Madame Mère ", cette femme simple et presque illettrée en impose à l'Europe par une dignité superbe. Au milieu de cette famille difficile, toujours en conflits, elle apaise les discordes, calme les colères et tempère les injustices. " De tous mes enfants, dit-elle, c'est le plus malheureux que j'aime le plus ! " Après Waterloo, accueillie à Rome par le pape Pie VII, elle aide ses enfants prodigues de sa fortune prudemment mise à l'abri. Surtout, elle plaide inlassablement auprès des rois pour que soit adouci le sort du prisonnier de Sainte-Hélène : c'est pour lui seul que battra jusqu'à sa mort son c?ur chaleureux.
L'homme est immense. Fou du Christ. Bouleversant par sa foi-brasier. D'abord persécuteur impitoyable des chrétiens - ses méthodes préfigurent celles des polices politiques du XXe siècle -, il reconnaît le Fils de Dieu quand, sur le chemin de Damas, Jésus s'adresse à lui: "Il m'est apparu à moi, l'avorton, car je suis le plus petit des apôtres..." Mystique et stratège. Caractériel. Souffrant mille morts quand ses certitudes sont mises en doute mais refusant d'en abdiquer aucune. Premier à comprendre que le christianisme n'avait d'avenir que s'il s'adressait aux païens. Epistolier grandiose. Convertisseur génial. Architecte du christianisme - certains veulent qu'il en ait été le fondateur -, il impose sa vision d'un Christ qu'il n'a pas connu et forge, bien avant que soient écrits les Evangiles, les lois qui régiront l'Eglise. J'ai hésité pendant vingt ans, tant le sujet me paraissait redoutable, à lui consacrer un livre. J'ai cherché Paul sur les routes qu'il a suivies, de Tarse à Jérusalem, d'Antioche à Chypre, d'Anatolie en Grèce et jusqu'à Rome où il a trouvé la mort. Je l'ai vu emprisonné, torturé, lapidé, décapité sur l'ordre de Néron. Parfois il m'a déconcerté, voire exaspéré. Jamais je n'ai douté qu'il fût unique Quatrième de couverture L'homme est immense. Fou du Christ. Bouleversant par sa foi-brasier. D'abord persécuteur impitoyable des chrétiens ? ses méthodes préfigurent celles des polices politiques du XXe siècle -, il reconnaît le Fils de Dieu quand, sur le chemin de Damas, Jésus s'adresse à lui: "Il m'est apparu à moi, l'avorton, car je suis le plus petit des apôtres?' Mystique et stratège. Caractériel. Souffrant mille morts quand ses certitudes sont mises en doute mais refusant d'en abdiquer aucune. Premier à comprendre que le christianisme n'avait d'avenir que s'il s'adressait aux païens. Epistolier grandiose. Convertisseur génial. Architecte du christianisme ? certains veulent qu'il en ait été le fondateur -, il impose sa vision d'un Christ qu'il n'a pas connu et forge, bien avant que soient écrits les Evangiles, les Lois qui régiront l'Eglise. J'ai hésité pendant vingt ans, tant le sujet me paraissait redoutable, à lui consacrer un livre. J'ai cherché Paul sur les routes qu'il a suivies, de Tarse à Jérusalem, d'Antioche à Chypre, d'Anatolie en Grèce et jusqu'à Rome où il a trouvé la mort. Je l'ai vu emprisonné, torturé, lapidé, décapité sur l'ordre de Néron. Parfois il m'a déconcerté, voire exaspéré. Jamais je n'ai douté qu'il fût unique. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre."
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.