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Le cauchemar pavillonnaire
Debry Jean-Luc
ECHAPPEE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782915830644
Les zones pavillonnaires, affublées à l'occasion du joli nom delotissement, envahissent inexorablement les abords des villeset des villages, selon un modèle administratif et économiquequi, indifféremment du lieu, se reproduit à l'identique. Ellesincarnent un idéal et un mode de vie fondés sur l'aliénationdésirée. L'obsession de l'hygiène et de la sécurité, le culte de lamarchandise et de la propriété privée ont remplacé lessolidarités et la culture de résistance des classes populaires.L'expérience de la relation à autrui se réduit au désirmimétique de posséder les mêmes signes de la réussiteindividuelle. Cet univers, parfaitement structuré, enfermel'imaginaire dans un espace étriqué, accentue le repli sur soi etappauvrit la vie sociale. L'espace, quadrillé, découpé en plansde circulation, repose sur une logique de flux. La notion de"ville" ?et bientôt de "campagne"? s'efface. Désormaisréduites à leur centre historique, les villes sont cernées par deszones spécialisées: industrielles, commerciales, résidentielles,vertes, de loi-sir... Les enjeux de pouvoir se sont toujourstraduits dans l'organisation de l'espace social. Tout systèmepolitique peut être analysé au travers de son architecture. Celivre permet de comprendre celui dans lequel nous vivons.
La République a toujours pu compter sur des familles qui se sont battues pour elle. Ainsi les Arago, les Carnot, les Ferry... et, plus près de nous, les Jeanneney; les Halevy-Joxe et naturellement les Debré. Le trait commun aux membres de ces familles, engagées dans l'action politique. n'est pas tant l'esprit de clan attaché à la transmission d'un patrimoine qu'un esprit civique perpétué au fil des générations: le sens de l'Etat, une quasi religion de la chose publique, une foi profonde dans la République. Avec eux, celle-ci a trouvé ses héros. Ils ont légitimé des engagements politiques, justifié bien des sacrifices, suscité des vocations et parfois donné naissance à de véritables dynasties.
Résumé : Ah ! Odile, comme je suis heureuse de te rencontrer. On me dit le plus grand bien de ton travail. Charles est dithyrambique à ton sujet, et tu sais combien je l'estime. Bon, je vais être directe. Ce n'est pas mon genre de tourner autour du pot. Bon, tu es une parfaite animatrice. Et c'est justement à ce titre que je voulais te parler. Voilà, tu n'es pas sans savoir que nous sommes engagés dans une opération fitness. Je veux dégraisser en douceur... Pour ça, je vais avoir besoin de toi. On a ouvert un guichet pour les partants. On n'est pas chien. Si besoin est, on finance des formations pour faciliter les reconversions. C'est correct, non ? Bon, le hic, c'est que pour l'instant les volontaires ne se bousculent pas au portillon. Alors, on va être obligé de pousser quelques personnes vers la sortie. Mais sans faire de vague, hein pas de vague, pas d'hystérie, ni de blabla revendicatif. Pour toi, ça va être assez simple. J'ai besoin d'un dossier sur une seule personne.
Un abécédaire illustré, composé de photos et de témoignages inédits, pour redécouvrir un président qui aura marqué l'Histoire française, par Jean-Louis Debré qui fut son ministre de l'Intérieur.Chirac face à l'HistoireEn plus d'avoir été un acteur de l'Histoire, l'ancien président Jacques Chirac aura également été un grand témoin de celle-ci. De la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs au parrainage du Musée du Quai Branly, Jacques Chirac aura voué sa vie toute entière à une déférence fidèle et respectueuse d'une Histoire à réhabiliter.Cet album présente, en quelque 60 thèmes alphabétiques, un Président qui toute sa vie a coudoyé la grande Histoire. Concocté par celui qui fut son ministre de l'Intérieur, il est enrichi de confidences, d'anecdotes inconnues et révélatrices, de souvenirs et de 250 photos parfois inédites.
Ce travail, amorcé en 2008 par l'Observatoire de l'évolution, est une contribution à la refondation du politique à laquelle les humains sont nécessairement tenus pour préserver une vie sur Terre non machinale et éviter de se retrouver ensevelis sous un champ de ruines sociales. En premier lieu, il s'agit de comprendre la raison et la force de ce qui arrive, puis le moyen d'y faire face. L'hypothèse est que la société industrielle, en tant que société de masse, n'est pas réformable. La voie d'une réhabilitation du politique se trouve donc en partie dans une détermination à vivre autrement qu'en suivant les injonctions de la puissance dominante, et dans le renoncement aux anciennes formes de l'engagement. Ce qui suppose d'inventer de nouvelles modalités de vie, sans attendre un changement social généralisé. Une vie humaine désirable a besoin de s'ancrer dans des territoires habitables. Ce n'est qu'à partir de là qu'il devient possible de formuler les questions existentielles fondamentales. C'est par l'invention d'une nouvelle condition paysanne que l'humain sera en mesure d'oeuvrer à satisfaire ses besoins essentiels et pourra tenter de rétablir un tissu de relations harmonieuses avec ce qui l'entoure. La composition du manifeste laisse entendre une multitude de voix réunies par l'Observatoire de l'évolution, lieu informel animé par Jean Druon. Ce dernier aspire à renouer avec une vie paysanne envisagée comme une voie d'émancipation. Il a cofondé le projet des Terres communes de la Fontié (Tarn) auquel il participe. Il est auteur-producteur de films documentaires parmi lesquels Un siècle de progrès sans merci (2000), Alerte à Babylone (2005) et Le Passage du Nord-Ouest (2014).
Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre ? : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres. A l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal ? : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance. Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.