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La Transdisciplinarité. Comment explorer les nouvelles interfaces
Debru Claude
HERMANN
38,15 €
Épuisé
EAN :9782705680671
Le présent ouvrage expose les résultats d'une réflexion nouvelle sur les études transdisciplinaires, nécessitées actuellement par le rapprochement des sciences exactes et des sciences humaines et sociales sur les questions de société autant que par la pratique, constante depuis Louis Pasteur, du transfert de méthodes et de concepts d'un domaine à l'autre. L'expérience acquise dans de grandes institutions, universités ou centres de recherche en Europe, est présentée, ainsi qu'un certain nombre de travaux actuellement menés aux interfaces entre sciences exactes et sciences humaines et sociales. D'une étude critique du rôle central de l'informatique à de nombreuses interfaces, aux travaux sur l'énergie, le climat, ou la biodiversité, ou à une appréciation des neurosciences, tout un ensemble de problématiques actuelles est l'objet d'un examen qui montre le rôle caché du mouvement créatif de la science par le déplacement des méthodes et des problèmes. Cet ouvrage devrait intéresser les scientifiques et philosophes de toutes spécialités ainsi que les décideurs et responsables scientifiques, et plus largement les philosophes et historiens des sciences.
Ce livre traite du paradoxe de la connaissance, qui consiste à aborder l'inconnu par le connu. A l'aide d'exemples qui vont des travaux de Claude Bernard aux recherches les plus contemporaines de la biologie et de la médecine, l'auteur montre comment le sens de l'inconnu anime la connaissance. Il décrit l'approche de l'inconnu comme un processus d'apprentissage dont il cherche à élucider la logique exploratoire. L'interdisciplinarité, l'innovation technique, ne cessent de produire des phénomènes nouveaux. Leur interprétation à l'aide de concepts souvent hérités suscite un sentiment d'arbitraire et d'inadéquation. La persistance de l'inclassable dans les classifications médicales, comme celles des leucémies, la difficulté d'exposer autrement qu'en des termes consacrés les raisons de phénomènes fondamentaux de la biologie comme la mort cellulaire, donnent lieu à une réflexion sur la connaissance biologique qui fait toute sa place à l'inconnu et à l'imprévisible voie nouvelle pour l'épistémologie.
Sous ce titre, "Le Sens du futur" (expression déjà utilisée dans un ouvrage récent avec Pierre Buser), l'auteur expose comment scientifiques et philosophes ont tenté de décrire, depuis le début du XIXe siècle et ce jusqu'au début du XXe, la structure de la conscience temporelle humaine. Il montre comment ces auteurs ont de plus en plus réalisé l'importance de la dimension du futur dans cette conscience. A travers l'analyse des oeuvres fondatrices (Herbart, Fechner, Helmholtz, Mach, Wundt, William James, Franz Brentano, Edmund Husserl, Edgar Douglas Adrian), de la psychologie et de la psychophysiologie à la phénoménologie, et jusqu'au seuil des neurosciences du XXe siècle, l'auteur reconstitue la mise en évidence des faits, les discussions philosophiques et épistémologiques, les hypothèses spéculatives parfois très hardies et anticipatrices, qui ont marqué la problématique du temps et qui continuent de l'animer. L'émergence du futur comme dimension accessible à la description philosophique et à l'analyse neuroscientifque en relation nécessaire avec le présent et le passé pose des problèmes nouveaux abordés en conclusion de l'ouvrage.
La vie humaine est orientée par des valeurs et guidée par des normes. La normativité désigne la capacité de créer des normes et tout autant d'en changer. Georges Canguilhem a baptisé " normativité biologique " la capacité de l'organisme de fonctionner selon des normes tant à l'état normal que pathologique. Le présent ouvrage explore un certain nombre d'expressions diverses de la normativité humaine et s'interroge sur leurs sources, qu'il s'agisse de philosophie, de sciences et en particulier de mathématiques, de psychologie, de neurologie et de psychiatrie, ainsi que de phénomènes de violence et d'altruisme. Que subsiste-t-il, dans des situations extrêmes (par exemple dans certaines pathologies), de la capacité de l'homme d'élaborer de nouveaux modes de relation avec son milieu de vie et d'interaction sociale ?
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?