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Une nouvelle connaissance du vivant. François Jacob, André Lwoff et Jacques Monod
Debru Claude ; Morange Michel ; Worms Frédéric ; N
ULM
12,00 €
Épuisé
EAN :9782728804702
La publication presque simultanée de L'Ordre biologique d'André Lwoff (1969), de La Logique du vivant de François Jacob (1970), du Hasard et la nécessité de Jacques Monod (1970) et les débats qui s'ensuivirent, ont constitué un moment fort de la vie intellectuelle française. Comme il serait difficile aujourd'hui d'imaginer des débats analogues, réunissant philosophes et scientifiques autour de questions aussi fondamentales que la nature de l'objectivité scientifique et l'explication des phénomènes vivants! Le contexte scientifique et culturel explique la genèse de ces trois ouvrages et les réactions qui suivirent leur publication. Dès 1971, un bel article de Georges Canguilhem en soulignait les convergences. Ce livre montre qu'ils sont le fruit des avancées rapides survenues dans la description moléculaire des organismes vivants. L'impact de ces découvertes est d'autant plus important en France que les transformations précédentes des sciences du vivant, l'essor de la génétique et de la synthèse moderne dans les années1930 - nouvelle version de la théorie de l'évolution -, y étaient passées inaperçues. Ce recueil vise à rappeler, mais surtout à faire mieux comprendre, ce moment si riche - avec l'espoir secret d'y trouver des recettes pour réanimer une vie intellectuelle devenue aujourd'hui bien fade.
Résumé : Cet ouvrage présente les fondements philosophiques et scientifiques du développement actuel des biotechnologies. Ce développement se fonde, philosophiquement, sur l'idée de la réalisation du possible largement commentée dans la tradition philosophique. Il est montré en outre comment le bricolage biotechnologique résulte de propriétés nouvellement reconnues de l'évolution biologique elle-même, qui procède selon le principe du bricolage moléculaire exposé par François Jacob. L'intimité des relations entre biotechnologie et évolution biologique, qui reste mal comprise en général, est ici détaillée à un niveau fondamental, celui de la biologique moléculaire des trente dernières années et des techniques comme l'ADN recombinant et plus récemment l'évolution dirigée et les diverses formes de clonage. Les questions d'éthique et de politique scientifique liées aux biotechnologies sont également examinées. Les réflexions sur le thème biologie et société et la responsabilité scientifique exprimées depuis une trentaine d'années sont présentées en même temps que les divers cadres et actions politiques et institutionnels des biotechnologies. L'ouvrage, qui insiste sur l'extraordinaire malléabilité des structures biologiques, est aussi bien un plaidoyer pour l'exploration maîtrisée des possibles qu'un argumentaire pour une anthropologie philosophique de l'action humaine.
Résumé : Les sciences de la vie ont été des objets de transformations importantes dans les dernières décennies, et continuent de l'être. Cet ouvrage relate les expériences vécues par son auteur au contact de certains des principaux acteurs de ces transformations, qu'il s'agisse de séjour de longue durée en laboratoire ou de collaborations dans leur proximité immédiate. La biologie moléculaire ; les neurosciences, sommeil et rêve, motricité, agression, ou psychiatrie ; l'hématologie, les leucémies ; les débuts des biotechnologies ; les fondements biologiques de la normativité humaine ; les relations entre système nerveux et certains cancers sont abordés. La philosophie est présente dans ces exercices de "philosophie dans les sciences". Les enjeux contemporains de sciences dont la complexité et la part d'inconnu s'accroissent, et leur importance pour la décision collective, sont explorés.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.