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L'entrée en ville. Aménager, expérimenter, représenter
Debroux Thierry ; Vanhaelen Yannick ; Le Maire Jud
UNIV BRUXELLES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782800416168
Est-ce au premier pas posé sur le perron d'une gare ou quand se découpe le skyline urbain que correspond l'entrée en ville ? Que signifie cette notion alors que les modes de déplacement ne cessent de se diversifier, que les limites urbaines semblent s'être dissoutes dans le territoire ou que l'arrivée en ville s'effectue par des sas d'aéroports et de gares qui mènent sans transition les voyageurs aux espaces urbains centraux ? Depuis l'ère industrielle et les transformations survenues dans les villes, les portes et les enceintes ont cédé la place à des infrastructures et des espaces nouveaux qui modulent son entrée. Au-delà de l'aménagement des lieux qui y sont associés, ces changements ont aussi affecté l'expérience matérielle et symbolique du passage d'un espace à l'autre pour qui arrive en ville. Cet ouvrage se focalise sur deux objets distincts : l'entrée en ville, en tant que configuration spatiale, et l'arrivée en ville, en tant qu'expérience urbaine singulière. C'est dans le croisement de ces deux objets et des textes signés par des auteurs appartenant aux sciences sociales, de l'architecture et des arts qu'émerge la multiplicité des questions et des regards portés sur les espaces et le moment de l'entrée en ville. En trois temps, l'ouvrage examine les relations existant entre les espaces conçus (aménager), perçus (expérimenter) et vécus (représenter) de l'entrée en ville, dans une perspective diachronique qui va de la fin du XVIIIe siècle à nos jours. Du Havre à Calcutta en passant par Rome et Bruxelles, les douze contributions rassemblées interrogent les rapports entre mobilités, usages, perceptions et représentations de ces espaces, et les enjeux contemporains et historiques qui les traversent.
Lieu à la fois singulier et reconnu sur la scène belge et européenne, le Théâtre National de Bruxelles est la plus grande institution théâtrale de Belgique. Directeur de 2004 à 2017, Jean-Louis Colinet a su insuffler dans la programmation quelques-unes de ses valeurs profondes : goût pour les marges et le risque ; méfiance des modes passagères ; fidélité aux artistes de la première génération et volonté d'accompagner la relève des créateurs... De Jacques Delcuvellerie, Michèle Noiret, Isabelle Pousseur, Philippe Sireuil, Ingrid von Wantoch Rekowski... à Fabrice Murgia, le Raoul Collectif, Emma Dante, Lars Norén, Falk Richter et Joël Pommerat - pour ne citer qu'eux- ils sont nombreux à avoir arpenté cette grande maison. Complice de longue date de cette trajectoire, Alternatives théâtrales revient sur quelques temps forts du TNB et donne la parole à des artistes programmés cette saison 16-17. Ce numéro #130 s'achève par un dossier consacré à l'écrivain de spectacles Joël Pommerat.
Ce livre analyse les discours, les modèles et les contre-modèles d'une adolescence féminine qui charrie encore aujourd'hui son lot d'inquiétudes. A travers une analyse socioculturelle de la notion d'adolescence, Laura Di Spurio retrace les mutations et les permanences de la figure de la jeune fille. Au cours du XXe siècle, l'adolescence se mue en classe d'âge pour bientôt devenir un espace culturel, social et biopsychologique. L'adolescence devient un principe explicatif "pour toutes". Ce nouveau modèle adolescent est dessiné par des adultes emplis de peurs face à cette jeunesse féminine qu'ils jugent plus précoce, plus libre et plus affirmée. Comment accorder cette notion pensée au masculin sans troubler un féminin que l'on voudrait éternel ? Comment appliquer cette notion à toutes les jeunes filles, même à celles dont le quotidien s'éloigne du modèle tracé par les scientifiques ? Que fait l'adolescence aux jeunes filles ? Et enfin, comment celles-ci troublent-elles la notion ? Ce sont les questions posées par cet ouvrage qui, à partir d'un corpus de sources variées, raconte un demi-siècle d'histoire du côté des jeunes filles.
Il faut remonter au premier millénaire de notre ère, jusqu'à ce qu'on appelle l'Antiquité tardive, pour comprendre notre monde, ses traditions, ses déchirements : c'est ce que fait Peter Brown dans cet ouvrage passionnant où il nous montre comment, entre 150 et c. 750 de notre ère, l'univers antique, centré autour du Bassin méditerranéen et jouissant jusque-là d'une remarquable homogénéité, se divise en trois sociétés fermées les unes aux autres : l'Europe catholique, Byzance et l'Islam. En 476, l'Empire romain n'est plus ; en 655, l'Empire perse a vécu. Mais il s'agit moins de décadence que de dissolution. Pendant des siècles cohabitent des esprits classiques fidèles à la Rome éternelle et des nouveaux venus qui forgent le Moyen Age avec des outils hellénistiques. Les statues qu'on sculpte à l'image des nouveaux aristocrates portent encore la toge alors que ceux-ci ont déjà adopté la chemise de laine et la cape venues du Nord ; l'instruction garde son pouvoir mais les compagnons des muses de naguère ont pris les traits d'évêques méditant sur la Bible. Ainsi changea le monde : loin des champs de bataille, moins sous la pression des "barbares" que dans les esprits et les actes de ceux qui le vivaient au jour le jour. Tout un quotidien que fait revivre Le monde de l'Antiquité tardive.
Résumé : Ces dernières années, les percées électorales et politiques de partis comme Syriza en Grèce, Podemos en Espagne ou encore Die Linke en Allemagne ont braqué les projecteurs sur le paysage de la gauche radicale en Europe. Ou plutôt des gauches radicales : des projets et des formations aux ambitions et aux profils très divers coexistent en effet dans ce spectre politique désormais très diversifié. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Dans le dernier quart du XIXe siècle, la gauche radicale s'incarne pour l'essentiel dans la famille socialiste naissante ou dans le syndicalisme révolutionnaire. Après la première guerre mondiale et, surtout, après la révolution soviétique d'octobre 1917, la rupture dans le mouvement socialiste donne naissance au mouvement communiste, dont l'homogénéité politique est forte jusqu'au vingtième congrès du parti communiste soviétique et aux révélations du célèbre "rapport Khrouchtchev" (1956). Peu à peu, une certaine diversité s'installe dans les rangs communistes. Avant que cette famille politique en pleine mutation n'entame une descente aux enfers dans les années soixante-dix et quatre-vingt tandis que les sociétés européennes se transforment en profondeur. Mais alors qu'en novembre 1989, la chute du mur de Berlin avait semblé marquer la fin des espoirs révolutionnaires, des mouvements inattendus se produisent à la gauche de la gauche au cours des premières décennies du XXIe siècle, en parallèle avec la montée en puissance de la droite radicale et populiste. Pour saisir l'ensemble de ces dynamiques, Pascal Delwit brosse une fresque impressionnante de l'histoire et des comportements des partis de la gauche radicale des débuts de l'industrialisation à nos jours. Il propose un schéma interprétatif des bouleversements de cette famille politique qui se répartit aujourd'hui en trois courants principaux.
Le slogan féministe des années 1970 "Un enfant quand je veux, si je veux" résonne encore aujourd'hui. Il pose la question de la liberté de choix dans l'espacement des naissances, dans la décision des femmes d'être mère. Il interroge peu le choix de ne pas être mère. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir fait le choix d'une vie sans enfant. Face à "l'évidence du naturel", devant l'injonction moderne au désir d'enfant, ces femmes sont souvent qualifiées de déviantes, d'anormales, d'égoïstes. Ne pas avoir d'enfant par choix demeura longtemps un impensé, y compris dans la recherche scientifique. Depuis plusieurs années, des mouvements et des groupes antinatalistes radicaux se font remarquer sur la scène médiatique par des déclarations fracassantes, des happenings ou des événements. Ceux et celles qu'on appelle désormais les "croisés de la dénatalité" se font plus visibles et revendiquent publiquement leur non-désir d'enfant. Ils et elles avancent des arguments démographiques, politiques ou écologiques. En même temps, des essayistes comme Elisabeth Badinter dénoncent une pression croissante pesant sur les femmes pour les inciter à devenir mères et à une renaturalisation de la maternité. Par ailleurs, l'expérience de la maternité elle-même se transforme et se diversifie. Ainsi, des mouvements qui ont longtemps rejeté l'institution de la famille ont récemment demandé d'y avoir accès. On le voit, la maternité et le refus de celle-ci sont au coeur de nombreux débats contemporains. Ce numéro de Sextant interroge ces mouvements et ces débats autour de la non-maternité, en définit les contours et interroge le passé afin de mieux cerner les questionnements actuels. Que signifie ne pas être mère aujourd'hui ? Quels jalons et événements ont rendu ce choix possible dans la société d'aujourd'hui ?