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Les Temps Nouveaux N° 3, Printemps 2011 : Mouvement social alternatives politiques
Debons Claude
BORD DE L EAU
14,20 €
Épuisé
EAN :9782356871268
Un projet, une ambition. Trois décennies de mondialisation et de politiques libérales ont conduit au désastre d'une crise globale du système capitaliste. Cette libération des forces du marché, de la concurrence et du profit n'a débouché ni sur le meilleur des mondes, ni sur la fin de l'histoire qui nous étaient pourtant promis. Au contraire, se sont développées à l'échelle de la planète des politiques destructrices du progrès social et des libertés, normalisatrices de la pensée et de la culture, génératrices de désastres écologiques, attentatoires à la paix entre les peuples. Les contradictions de la construction européenne éclatent au grand jour. Responsables syndicaux et associatifs, intellectuels engagés et acteurs du mouvement social, nous enrageons de l'atonie du débat sur les alternatives nécessaires afin que nos sociétés retrouvent la voie de l'émancipation et du progrès humain. Nous voulons contribuer, par nos expériences et nos réflexions au renouveau de la pensée critique du capitalisme, à la reconstruction de perspectives d'espoir, à la fondation d'une politique de transformation. Dans ce projet, nous voulons réunir celles et ceux qui, engagés au plan syndical, associatif ou politique, veulent réfléchir ensemble sur la transformation radicale des rapports sociaux rendue nécessaire par la situation actuelle. Pour cela, nous décidons de nous donner les outils nécessaires à l'élaboration de propositions, au débat, à la lutte idéologique, aux initiatives à prendre : une revue, un site internet, un réseau d'amis et lecteurs, pour construire des temps nouveaux.
Trois décennies de mondialisation et de politiques libérales ont conduit au désastre d'une crise globale du système capitaliste. Cette libération des forces du marché, de la concurrence et du profit n'a débouché ni sur le meilleur des mondes, ni sur la fin de l'histoire qui nous étaient pourtant promis. Au contraire, se sont développées à l'échelle de la planète des politiques destructrices du progrès social et des libertés, normalisatrices de la pensée et de la culture, génératrices de désastres écologiques, attentatoires à la paix entre les peuples. Les contradictions de la construction européenne éclatent au grand jour. Responsables syndicaux et associatifs, intellectuels engagés et acteurs du mouvement social, nous enrageons de l'atonie du débat sur les alternatives nécessaires afin que nos sociétés retrouvent la voie de l'émancipation et du progrès humain. Nous voulons contribuer, par nos expériences et nos réflexions au renouveau de la pensée critique du capitalisme, à la reconstruction de perspectives d'espoir, à la fondation d'une politique de transformation. Dans ce projet, nous voulons réunir celles et ceux qui, engagés au plan syndical, associatif ou politique, veulent réfléchir ensemble sur la transformation radicale des rapports sociaux rendue nécessaire par la situation actuelle. Pour cela, nous décidons de nous donner les outils nécessaires à l'élaboration de propositions, au débat, à la lutte idéologique, aux initiatives à prendre : une revue, un site internet, un réseau d'amis et lecteurs, pour construire des temps nouveaux.
Debons Delphine ; Fleury Antoine ; Pitteloud Jean-
Les Facultés de droit, des lettres et de médecine de l'Université de Genève et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se sont associés pour organiser un colloque consacré à Katyn et la Suisse : experts et expertises médicales dans les crises humanitaires, 1920-2007, du 18 au 20 avril 1007, à Genève. En partant du cas du professeur François Naville et des conséquences de sa participation à la Commission d'enquête internationale de 1943 sur Katyn, il s'est interrogé sur la question du devoir des humanitaires de dénoncer les crimes de guerre. A partir du cas exemplaire de Katyn, le colloque et les actes que nous publions analysent le poids des considérations diplomatiques, militaires, politiques, mais aussi éthiques, qui entourent l'expertise médicale.
Debois François ; Fino Serge ; Boulard Jean-Claude
Résumé : À travers le destin de Jos Gloaguen et des pêcheurs de sardines de Douarnenez, François Debois et Serge Fino nous racontent comment ces bretons à la vie rude ont acquis, sur plusieurs générations, une dimension héroïque, politique et romanesque tout en accompagnant les grands épisodes de l'histoire de France.Découvrez, pour la première fois en coffret, le premier cycle de cette saga familiale digne des Maîtres de l'Orge où se déchiffrent tous les grands thèmes du XXe siècle.
Debois François ; Fino Serge ; Boulard Jean-Claude
Présentation de l'éditeur Une grande saga bretonne à la dimension héroïque, politique et romanesqueEn 1920, alors que la France pleure encore ses morts et inhume le soldat inconnu sous l Arc de triomphe, Douarnenez semble bien loin. Pour beaucoup, rien d important ne peut venir de ce côté-là de la France, et pourtant... Ici, alors que la sardine peine à revenir, les pêcheurs restés à quai et encouragés par leurs femmes, se lèvent contre les conserveurs pour exiger de meilleures conditions de travail. La grève exceptionnelle qu ils sont en train de mener inspire et attire les Parisiens du « Cartel des gauches » venus recruter pour un nouveau syndicat « libre », affranchi du bolchévisme...Conclusion du premier cycle de cette grande saga historique et familiale digne des Maîtres de l Orge, dans un épisode cette fois centré sur les grands mouvements sociaux de la France d après-guerre et l émergence du Front populaire de Léon Blum. Un second cycle de cette série, qui a reçu en 2014 le Prix de la BD maritime au festival de Perros-Guirec, démarre dans la foulée !
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.