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Mémoires singulières, mémoires plurielles. A l'heure du dataïsme et de l'intelligence artificielle
Debono Marc-Williams
L'HARMATTAN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782343139593
Mémoires singulières, mémoires plurielles pose d'emblée la problématique : trouver le point où ce qui constitue notre vécu propre et l'épaisseur de notre identité s'articule à la mémoire du monde. C'est la qu'Oie de ce livre qui rassemble les actes d'un colloque transdisciplinaire qui réunissait les détenteurs de mémoires singulièrement orientées : mémoire de l'univers et de sa cosmicité, mémoire cognitive à la plasticité tantôt exacerbée, tantôt en déclin, mémoire de l'évolution et des traces du paléolithique, mémoire des formes et de la topologie des lieux, mémoire proustienne du fait littéraire en lien avec la recherche, mémoires humaines et souvenances divines, arts de la mémoire, et enfin mémoire de la vie. Autant de questionnements présentés à l'heure du dataïsme et de l'intelligence artificielle par les auteurs comme un défrichage plastique des mémoires, à la fois sur les fondamentaux et sur nos mesures subjectives du fait mémoriel. Cet ouvrage tente ainsi de réhabiliter le sens des mémoires dans la période inédite de mutation radicale des cultures et de la condition humaine à laquelle nous assistons. Il s'agit avant tout de ne pas perdre nos identités - notre mémoire singulière - face à la l'hybridation, l'externalisation et la démultiplication programmée de mémoires pluralisées, de faire habilement w-évoluer dataïsme et plasticisme.
La tension entre objectivation et ce qui permet/dépasse/entoure/précède cette objectivation, semble aujourd'hui réapparaître, de manière accentuée, par la prégnance grandissante de l'informatique en sciences du langage (SDL), désormais au coeur des traitements des corpus linguistiques numériques ou numérisés. L'effort objectiviste apparaît en effet relancé par un renforcement technique du paradigme empirico-inductif et l'amplification de tendances épistémologiques déjà bien présentes dans le domaine. Les interrogations qu'apporte l'" ère numérique ", particulièrement en SDL, sont donc pour les auteurs l'occasion de développer ce qui constitue certainement une thématique transversale de l'ouvrage : l'évidence apparente que le traitement technologisé des corpus numériques fiabilise " le " sens, devenu plus aisément " traitable ", " traçable ". Les contributions ici rassemblées exemplifient et interrogent cette tendance, en s'appuyant sur une perspective épistémologique et des références théoriques principalement empruntées aux philosophies phénoménologiques et/ou herméneutiques, lesquelles permettent de critiquer les formes de naturalisation du sens, qui tendent à évacuer le " préréflexif ", l'" antéprédicatif ". Cette réflexion prolonge et amplifie la problématique de la prise en compte des représentations du chercheur, en SDL, et plus largement en SHS.
Selon les auteurs de cet ouvrage collectif, la question des fondements d'une épistémologie de la diversité, largement débattue au sein des Sciences Humaines et Sociales, mérite d'être reposée d'un point de vue interdisciplinaire. En effet, les problématiques liées à la diversité et la pluralité paraissent incontournables quand il est question des dimensions linguistiques ou culturelles de l'expérience humaine - et la réflexion est d'ailleurs menée depuis longtemps déjà en didactique des langues ou des cultures où pluralité linguistique et interculturel sont mutuellement interrogés. L'approche privilégiée par les auteurs est une approche herméneutique, même si, inévitablement et fort heureusement, l'interprétation des sources de l'herméneutique philosophique est parfois sensiblement différente chez les contributeurs. Si ce courant de pensée est néanmoins mobilisé de ces diverses manières, c'est qu'en tant que philosophie de la relation, l'herméneutique met au centre de ses préoccupations la problématique altéritaire, considérant que le sens ne se construit que dans et par le frottement, la rencontre, voire le conflit avec l'autre. Ainsi, les auteurs invitent à interroger la pertinence d'une approche herméneutique des phénomènes interculturels. Les champs et les disciplines convoqués se veulent diversifiés afin d'explorer la manière dont des chercheurs, dans leurs disciplines propres ou de manière transdisciplinaire, convoquent ou non une telle approche des phénomènes dits "interculturels". Cet ouvrage cherche à identifier les ancrages, les enjeux, les formes éventuelles de résistances et les implications - notamment formatives - à une pensée de l'interculturel envisagée comme herméneutique.
Morillon Marc ; Falabrègues Jean-François ; Debonn
Ce livre, bien au-delà de l'histoire du Service de santé militaire, évoque toutes les professions de santé mobilisées au cours de la Grande Guerre. Avec plus de quatre cents images dont la plupart sont inédites, il illustre la guerre des médecins, pharmaciens, dentistes, officiers d'administration, brancardiers, infirmières et aumôniers tous dévoués au secours des blessés. Il permet de suivre et de comprendre le parcours des blessés depuis leur relèvement sur le champ de bataille et la boue des tranchées jusqu'aux hôpitaux de l'arrière. Il sera utile à tous ceux qui, amateurs d'histoire ou curieux de leur histoire familiale, voudront décoder les documents ou photographies d'un ancêtre, qu'il ait été soignant ou blessé. Les photographies d'époque, les objets et les uniformes ainsi que les peintures et dessins dus à des artistes combattants permettent d'appréhender ce qui fut le quotidien de ces hommes et de ces femmes pendant plus de quatre années. Cet ouvrage, publié sous l'égide du Service de santé des armées à l'occasion du centenaire du déclenchement de la guerre de 1914, rend hommage à tous ceux dont le dévouement a permis de sauver des vies, d'atténuer les souffrances et de rendre à tous les soldats meurtris une vie sociale.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.