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CHARLES PERIER LIBRAIRE PARISIEN AU XVIE SIECLE.
DEBLAISE PHILIPPE
SLATKINE
56,00 €
Épuisé
EAN :9782051021340
Naples 1550, le premier livre consacré à l?art équestre vient de sortir des presses napolitaines de Paulo Suganappo, son auteur s?appelle Federico Grisone. Treize ans après, le libraire et imprimeur parisien Charles Perier en offre une traduction en français qui, bien qu?imparfaite, reste encore à l?heure actuelle la seule en vigueur dans notre langue. Libraire passionné par le XVIe siècle et l?histoire des ouvrages consacrés à l?équitation, Philippe Deblaise s?est depuis longtemps pris de passion pour Charles Perier, premier libraire européen à s?être fait une spécialité dans ce domaine. Il l?a mis en scène dans son roman Le manuscrit de Pignatelli paru aux Éditions du Rocher en 2009 et nous livre ici l?ensemble de ses notes biographiques ainsi qu?une bibliographie des textes imprimés par et pour Charles Perier. Cet ouvrage est l?occasion de découvrir cet artisan pétri d?humanisme et réel passeur de savoir. C?est aussi une façon de réaliser les difficultés rencontrées quotidiennement à l?exercice d?un métier apparemment anodin: celui de libraire certes, mais libraire huguenot fortement engagé, et ce pendant les trois premières guerres de religion... Pour avoir sorti de l?ombre et fait traduire en français les premiers textes de l?histoire de l?équitation, Charles Perier mérite largement le titre d?humaniste. Il en est aussi l?un des derniers représentants, puisqu?à l?image du mouvement qui l?a porté il s?éteindra en août 1572, lors de la Saint Barthelemy. Né en 1956 à Saintes, Philippe Deblaise est auteur et libraire d?ancien. Spécialiste du cheval et de l?histoire du livre d?équitation.
Pipo l'haridelle, enfant de putain et frère de lait d'une mule. C'est doté d'un tel héritage que le monde accueille le héros de ce roman un beau matin de printemps de l'an de grâce 1538 ; enfant d'une prostituée ayant suivi les armées du roi en terre d'Italie et voué à la mort alors qu'il vient de naître, il est miraculeusement épargné par l'homme chargé de le faire disparaître. Ce dernier est un rustre qui boit plus que de raison mais il est bon et parvient à élever l'enfant au lait de sa jument. Pipo est encore enfant lorsque son père adoptif meurt. Abandonné, il n'a pour bien qu'une énigmatique médaille d'or laissée par sa mère la nuit de sa naissance. D'abord recueilli par des moines affameurs, puis par des voleurs de chevaux sans scrupules, Pipo finit par gagner le château d'Oiron où il entre au service de Claude Gouffier, premier écuyer du roi Henri II. Là, l'apprentissage d'une autre vie commence. Formé à l'art de soigner les chevaux par un vieux maréchal, il devient "cavalcadour de bardelle" et se forme à l'art de dresser les poulains auprès de Matteo, un jeune exilé italien originaire de Mantoue. Remarqué par le roi lors de son passage au château, Pipo fera partie d'une mission d'achat chargée de remonter le cheptel de juments royales, fortement décimé par les épidémies. Il découvre alors l'Italie, et sur les chemins d'Emilie, fait la connaissance de Charles Perier, un imprimeur protestant ayant quitté son officine parisienne pour aller chercher à Naples de nouveaux textes à éditer. L'homme se joint à leur troupe et, ensemble, ils gagnent la cour des Gonzague à Mantoue puis celle des Este de Ferrare. Là, Pipo court le palio d'Oro sur le dos d'un fougueux cheval venu d'Orient qu'il est seul parvenu à dresser, et à l'issue de cette course mémorable, tombe éperdument amoureux de la belle Flora da Villafranca. Hélas, celle-ci lui échappe et disparaît pour Rome où l'attend le riche marchand romain auquel ses oncles l'ont promise. Sentant de plus en plus son destin se jouer sur cette terre d'Italie, Pipo laisse ses compagnons et leurs précieuses juments royales regagner la france et s'offre au service de l'imprimeur qui compte prendre la route du sud. Ils passent Florence, Sienne, Tivoli puis Rome où sévit la peste. Pipo y retrouve la belle Flora, l'arrache des mains de son vieux mari pour atteindre la Campania Felix et le but de leur voyage : Naples. Là, ils découvrent l'enseignement d'une discipline juste née : l'art équestre, et goûtent aux charmes d'une ville bouillonnante d'activités. Ayant rassemblé suffisamment de manuscrits et de textes imprimés, Périer prend le bateau pour regagner Marseille. Leur ami parti, Flora et Pipo visitent un des élevages de chevaux napolitains les plus prestigieux de la baie et finissent par décrypter le sens de la mystérieuse médaille. La clé du mystère est à Venafro. Ils s'y rendent et grâce à la médaille, finissent par retrouver l'origine familiale de la mère de Pipo et du coup, la véritable histoire de la famille.
Résumé : Notre raconteur est un être minimum, un modèle d'insignifiance, qui observe une microsociété antillaise vivotant dans l'Impasse Bellenvent, la bien nommée. C'est un être de vision, d'audition, d'olfaction et de mémoire. Tantôt " submergé par l'odeur des rêves ", tantôt paralysé par une nausée existentielle, il va et vient, furtivement, entre rêveries et observation, entre chronique et méditation, entre réflexion et racontage. Que raconte-t-il donc ? Des histoires de couples enlacés dans un tango de ratages, " trop peureux pour être heureux ", des personnages pataugeant dans le bourbier de leurs pulsions et sensations, mais aussi des combats et des éblouissements. Comment oublier l'histoire du vélo suspendu, la disparition du Dr. Patch et la lutte de Zyé Kléré (les yeux ouverts) ? Ici, comme chez le Martiniquais Xavier Orville, l'insolite côtoie l'analyse au sein d'une vision révélatrice. Dominique Deblaine révèle le va-et-vient entre le carnaval des apparences et la vérité des sentiments mais aussi les beautés d'une société saisie dans sa complexité. Rafaël Lucas.
Tant de morts autour de ce manuscrit... Me remémorant le fil de ces dernières années, je revoyais en pensée la portraiture d'Evonyme Philiastre, mon empoisonneur. Il m'avait volé le manuscrit et avait été le premier à tenter d'en tirer profit: on l'avait trouvé sans vie dans sa cellule, emporté par une crise d'apoplexie; je me souvenais également de Joachim Beauvais, le jeune libraire de la rue des Amandiers, arrêté quand il s'apprêtait à en donner une traduction. Il y avait eu ensuite l'infortuné Jehan Davesnes, mis au pilori de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés puis assassiné pour l'avoir soustrait aux griffes du Parlement. Sentant l'étau se refermer sur lui, il avait eu le temps de le confier à François d'Aubijoux que je venais rencontrer dans son hôtel proche du Louvre, peu avant qu'il ne trépasse d'une horrible infection gangreneuse. Un certain Guignard, faisant profession d'imprimeur-libraire au Palais, l'avait récupéré puis s'était enfui pour cause de proscription. Je l'avais retrouvé à Xaintes, vivant ses dernières heures avant que la peste contractée à Paris ne l'emporte. Puis dernièrement, le malheureux Girolamo, victime de l'ardeur de sa jeunesse et d'un amour immodéré des putains, et maintenant ce courtier bâlois, dont je n'avais pas de nouvelles, mais dont il était aisé de prédire le destin. Sept... Je recomptais encore une fois sur mes doigts comme un enfant appliqué; c'était bien cela, j'en dénombrais sept, sept personnes mortes après l'avoir simplement tenu en main ou avoir travaillé dessus... Hasard? Volonté occulte? Châtiment divin?" Biographie de l'auteur Né en 1956 à Saintes, Philippe Deblaise est auteur et libraire d'ancien, expert en ventes publiques. Spécialiste du cheval et de l'histoire du livre d'équitation, il est l'auteur des ouvrages suivants: De Rusius à La Broue, éditions Philippica (2002), Gaspard des chevaux, éditions du Rocher (2004) Prix Pégase 2005, Monsieur Genson, Favre Caracole (2005), Les chevaux de Venafro, éditions du Rocher (2006) et Nouvelles d'un livre, Actes Sud (2007).
Comment est-on passé de l'hippologie à la médecine vétérinaire ? Comment s'est produite la transition entre l'approche empirique et l'approche scientifique du cheval ? Entre les manuels de recettes hippiatriques d'un Gaspard de Saunier (La parfaite connaissance du cheval, 1734) et les traités savants d'un Claude Bourgelat, fondateur de la première école vétérinaire d'Europe (à Lyon, en 1761) ? Philippe Deblaise, historien de la littérature équestre, expert en livres anciens et libraire spécialisé (Philippica) a découvert LE chaînon manquant. Il s'appelait Monsieur Genson, et professait à l'Ecole des Pages de la Grande Ecurie du Roy, à Versailles, dans les années 1774. Son enseignement est arrivé jusqu'à nous grâce aux notes manuscrites de ses élèves, en particulier celles d'un certain La Roque, miraculeusement sauvées de la disparition. Présenté et annoté par Philippe Deblaise, cet inédit constitue non seulement l'émouvant témoignage de l'état des connaissances hippologiques au XVIIIe siècle., mais un document d'une valeur historique inestimable.