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La croisée des signes. L'écriture et les images médiévales, 800-1200
Debiais Vincent
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204115391
L'écriture est omniprésente dans les images médiévales. Ce constat, celui d'une évidence, a alimenté un pan entier de la médiévistique au cours des trente dernières années, celui de l'étude des relations entre le texte et l'image. Le présent ouvrage envisage à nouveaux frais ces questions en les abordant au prisme de la coprésence des signes alphabétiques et iconiques au sein d'une même image, qu'elle soit peinte sur l'enduit ou sur le verre, sculptée dans la pierre ou le métal, composée en mosaïque ou en textile. En analysant les dispositifs de l'inscription, sa forme, sa localisation et son contenu, cette étude propose de dépasser le constat de l'omniprésence de l'écriture dans l'image pour interroger les conditions et les effets de cette rencontre. Les considérations théologiques et les réflexions patristiques éclairent les intentions et les conditions de la présence conjointe du texte et de l'image au sein d'une même construction visuelle. Sur cette toile de fond intellectuelle se met en place une mécanique du sens entre imago et littera, qui dépasse les fonctions strictes d'identification, de commentaire ou de glose. L'émergence d'une signification augmentée de l'image, voire d'une image nouvelle, se produit dans la friction du texte et de l'image, et l'écriture devient partie intégrante du processus de création du visuel. A partir d'exemples produits entre 800 et 1200, cette étude met en perspective les pratiques artistiques et épigraphiques avec la théologie de l'image. Elle étudie ces objets qui traduisent dans le matériau la réflexion médiévale sur les capacités respectives de l'écriture et de l'image à mettre en signe l'étendue de la Création et l'histoire du monde.
Résumé : Voici une étude sur le silence dans la peinture, sur les liens entre le taire et le voir, sur la représentation du bruit, du tumulte, du fracas à travers les images médiévales. Comment un sens pourrait-il figurer un autre sens ? Comment l'oeil pourrait-il accorder une quelconque épaisseur à l'oreille ? C'est en repartant de l'ouverture du septième sceau dans l'Apocalypse et de sa mise en enluminures dans les manuscrits commentés de Beatus de Liébana, en passant par saint Augustin, que Vincent Debiais montre comment, tableau ou sculpture, l'art se nourrit du silence pour laisser place à l'interprétation qui n'est jamais qu'une rhétorique de la connaissance infinie de Dieu, de son absence présente. Un grand traité d'esthétique. Un guide d'apprentissage à la vue mutique parce que contemplative.
Une collection indispensable pour préparer le contrôle continu et les épreuves du nouveau Bac avec efficacité et sérénité. - Les entraînements pour le contrôle continu (CC) - Les sujets types du Bac pour préparer les épreuves finales (EF) - Les pistes de réflexions et des rappels - Les corrigés rédigés pour avoir la note maximum - Les conseils du professeur pour améliorer sa copie
Debiais Vincent ; Ingrand-Varenne Estelle ; Treffo
Résumé : Quarante ans après le premier volume consacré à la ville de Poitiers sous la direction de Robert Favreau, le 25e tome du Corpus des inscriptions de la France médiévale vient enrichir la série de trois départements de la région Centre : l'Indre, l'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher. Avec 162 inscriptions datées du VIIIe au XIIIe siècle, dont 81 pour le seul département de l'Indre-et-Loire du fait de la ville de Tours, cette région offre un patrimoine épigraphique particulièrement riche, abondant et varié. Les textes associés à des images, très nombreux dans ce volume, volent la vedette aux inscriptions funéraires. Autre particularité de la documentation de la région Centre : la moitié des inscriptions sont datées des XIe et XIIe siècles, ce qui permet de documenter, notamment au niveau paléographique, une période généralement sous-représentée. Latines, accompagnant des images et leur donnant du sens, plus rarement en français vernaculaire, tel ce nom de Galopin, lisible dans les peintures murales de l'église de Gargilesse-Dampierre, ces inscriptions plongent le lecteur au coeur des réalités sociales du Moyen Age. Ce volume est aussi remarquable par les nombreuses compositions littéraires à caractère épigraphique, telles celles d'Alcuin pour l'époque carolingienne, ou encore celles de Baudri de Bourgueil à l'aube du XIIe siècle. Dans un tout autre genre, les deux longs textes à caractère diplomatique autrefois placés sur les portes de la ville de Blois et rappelant les obligations mutuelles liant les habitants aux comtes présentent un intérêt majeur pour la compréhension des inscriptions reprenant le contenu d'actes de la pratique, privée ou publique. Couvrant désormais 65 départements, le Corpus des inscriptions de la France médiévale constitue aujourd'hui une collection de référence pour le Moyen-Age et son étude. Dépassant l'érudition savante et locale, il contribue au renouvellement des interrogations scientifiques sur la culture écrite du Moyen Age.