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La fin du Creusot ou l'art d'accommoder les restes
Debary Octave
CTHS EDITION
23,00 €
Épuisé
EAN :9782735505470
Un des traits fondamentaux de la modernité est la mise en mémoire, la mise en musée, forme particulière du rappel de l'histoire mais aussi de son oubli. À partir d'une enquête ethnographique de terrain, l'auteur raconte comment, après avoir été le temple de l'industrie métallurgique française, Le Creusot est devenu dans les années 1970 le théâtre d'un rassemblement contestataire cherchant à révolutionner l'histoire de la ville grâce à un musée. Le temps d'une génération se sont succédées des formes de muséographies qui ont accompagné le démantèlement d'un système de production paternaliste. La scène muséale érigée dans le château de la Verrerie, ancienne résidence patronale des Schneider, est devenue le lieu de cette histoire. Mais l'impossible mise en mémoire et en musée d'une histoire sans objets à exposer (ceux des Schneider ayant quitté la ville et ceux de l'industrie étant encore en activité) a provoqué l'avènement de l'écomusée comme nouvelle muséologie. Cet écomusée a-t-il rejoué l'histoire et la destitution d'un paternalisme culturel dans la mise en scène d'un musée vivant ? Cette muséographie ne serait alors qu'une solution de compensation. Mais n'est-ce pas là la fonction de ce type de musée : venir toujours trop tard ? La seule réponse que notre société fournit à la reconversion industrielle serait-elle la reconversion culturelle de son histoire par la théâtralisation de son oubli ?
Revue de presse Comment, au royaume morcelé du moi-je, retrouver le sens et la force du nous ? C'est ce défi, peut-être le plus crucial de notre temps, que Régis Debray s'emploie à relever dans ce livre.
Résumé : Un dépôt de bilan peut se consigner dans la bonne humeur, avec clins d'oeil et sourires. C'est cette variante teintée d'humour, rarement pratiquée au tribunal de commerce, qu'a choisie Régis Debray, dans cette lettre d'un père à son fils bachelier, en quête de conseils sur la filière à suivre. Littérature, sociologie, politique, sciences dures ? En empruntant le langage entrepreneurial, celui de notre temps, l'auteur lui expose les bénéfices qu'un jeune homme peut dorénavant attendre de ces divers investissements. En lui recommandant instamment d'éviter la politique. Bien au-delà de simples conseils d'orientation professionnelle, ce livre-testament voudrait faire le point sur le métier de vivre dans le monde d'aujourd'hui, sans rien sacrifier aux convenances. Beaucoup d'adultes et quelques délurés sans âge particulier pourront sans doute y trouver leur compte.
Sur fond de duel pour désigner qui de Stendhal ou de Victor Hugo représente le mieux le génie français, Régis Debray nous livre une critique littéraire et sociétale à la fois légère et profonde, drôle et hautement cynique. Cet essai, aux accents très politiques, croustillant dans son écriture, met en lumière la « selfisation » que connait notre époque, profondément marquée par l’égotisme et l’hyper-individualisme. Peiné que Stendhal soit désigné plutôt que Hugo, Debray regrette que notre époque ne soit pas plus « hugolienne », constatant que « Stendhal réduit l’homme à l’individu, [alors que] Hugo voit l’homme à travers l’individu (…).
Résumé : L?invitation au voyage. Une expérience de la perte dans l?espace. Des ombres. Des objets. Raconter l?histoire. La quête de l?autre. Un monde disparu. L?impossible souvenir. Présentation des auteurs. Liste des enquêtés. Liste des illustrations. Bibliographie