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La Banalité du bien. L'histoire de Giorgio Perlasca
Deaglio Enrico ; Bauer Nathalie ; Gradvohl Paul
DU PORTRAIT
22,90 €
Épuisé
EAN :9782371200517
La banalité du bien ou l'histoire du Schindler italien. Ce livre réimprimé 8 fois en Italie, vendu à 150 000 exemplaires, objet d'une adaptation télé, vue par plus de 12 millions personnes, est pour la première fois traduit en français. En 1988, l'écrivain-journaliste, Enrico Deaglio, tombe sur un entrefilet dans le journal rapportant qu'un italien, Giorgio Perlasca vient d'être nommé Juste parmi les Nations. Il décide de rencontrer cet homme qui, en 1944, à Budapest, a sauvé plus de 5000 juifs de la déportation. Giorgio Perlasca est un homme quelconque, qui a voté Mussolini, avec enthousiasme et s'est engagé, tout naturellement, dans l'armée espagnole aux côtés de Franco. Il restera très proche de ce pays. En 1944, Perlasca se rend, pour des raisons professionnelles, à Budapest. Il assiste aux violences commises sur les Juifs et à l'assassinat d'un enfant. Il est bouleversé, révolté, écoeuré, et se rend à l'ambassade espagnole - pays neutre- pour se procurer de faux papier. Il va alors organiser la protection des juifs, en leur délivrant des cartes d'identité espagnole. Très vite l'ambassadeur fuit Budapest, Perlasca prend sa place, s'appuie sur son sens de l'organisation hors du commun, sa colère et son indignation : il aménage les maisons refuges, se met en lien avec les diplomates, descend tous les jours dans la rue pour s'assurer que tous aient de quoi manger et s'interpose entre les nazis, les croix de fer hongroises et les juifs. Deaglio inscrit Perlsaca dans son quotidien, décrivant l'hiver, les rues de Budapest, les personnes rencontrées, représentants des états neutres (Espagne- Suisse- Suède-), politiciens hongrois, et dans l'Histoire en train de s'écrire (l'arrivée d'Eichmann, les déportations massives, les russes, la politique communiste après 1945 concernant les biens juifs et l'antisemitisme etc...). Deaglio raconte aussi Perlasca après la guerre et puis à partir de sa nomination de Juste parmi les Nations en 1987. Perlasca meurt en 1992.
Rossini, Bellini et Donizetti avaient pris l'habitude de converser avec les esprits du Père-Lachaise. Ils s'étonnèrent, à juste titre, que l'emplacement que Maria Callas occupait au cimetière soit si commun. Elle devait avoir un monument à sa mémoire qui soit à la hauteur de sa personne. Il leur fallait absolument trouver un moyen d'influencer quelque humain en mesure de les aider dans leur projet. Wilhelm von Knoblauch fut cet homme. Il se trouvait devant la dernière demeure de la cantatrice lorsqu'il se sentit enveloppé d'une brise légère. L'idée d'ériger un tombeau digne de la renommée de Maria Callas venait de germer dans son esprit... Félix Guillermo Daglio est né à Buenos Aires en 1940. Son désir d'écrire est motivé par ses nombreux voyages à l'étranger et son amour pour les arts. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages, écrits en espagnol : Conte sur les origines de Mansion Vitraux, La fille Tchèque, Maria Callas - PL 16 258 ainsi que d'autres contes et poèmes. C'est au coeur du cimetière le plus célèbre de France, le Père Lachaise, que germe l'idée du roman de Felix Guillermo Daglio. Comme un ordre venu de l'au-delà, le besoin d'écrire sur ce qu'il voit et d'exprimer ses désirs par l'intermédiaire du protagoniste s'impose à lui. La modeste tombe de Maria Callas, la plus grande cantatrice de tous les temps, donne l'impulsion à une véritable quête pour lui offrir une dernière demeure digne d'une reine. A mi-chemin entre fantastique et réalisme, Maria Callas - PL 16 258 n'est pas une biographie mais bel et bien une fiction. Alternant discussions entre esprits et rencontres avec des personnalités contemporaines, le récit de Felix Guillermo Daglio est pour le moins atypique.
Les Emirats arabes unis occupent une petite partie de la péninsule d'Arabie, et la culture islamique y cohabite avec un programme radical de modernisation. Le résultat au niveau architectural est la multiplication rapide des bâtiments aux lignes futuristes : des gratte-ciel réinventés grâce à des formes aériennes et audacieuses aux édifices publics dont le design et la structure utilisent des solutions architecturales très originales. Le paysage encore désertique des années 1990 s'est transformé en villes hérissées de buildings à perte de vue - on pense surtout au cas emblématique de Dubai, le leader en la matière. Ce processus se développe grâce à des avancées technologiques incessantes, qui font constamment reculer les seuils du possible. Les Emirats sont ainsi devenus un terrain d'essai illimité pour la recherche conceptuelle de toute l'avant-garde architecturale. L'objectif de ce livre est de brosser le tableau le plus exhaustif possible de la production architecturale la plus récente de cette région. Une approche par grande catégorie fonctionnelle nous a semblé le moyen le plus efficace de présenter la variété des constructions et des projets en cours dans les Emirats arabes unis. Une invitation à la découverte des chefs-d'œuvre en verre et acier qui font de ce pays le creuset de l'architecture contemporaine.
En 2015, Portrait va à la rencontre de personnes dont les vies sont traversées par plusieurs cultures. Certaines, pour des raisons économiques, politiques, changent de pays depuis des générations, d'autres se penchent sur leur histoire familiale et découvrent des mondes insoupçonnés. Sortir du monde que l'on connaît n'est jamais chose simple, loin s'en faut, mais il semblerait qu'il n'y ait pas meilleur chemin pour entrer dans le sien. Celui où sont installées nos singularités. L'ethnopsychiatre Tobie Nathan s'intéresse à l'invisible : "On dit "cinglé". On a perdu l'invisible qui vous cingle. Ce qui m'intéresse est cet invisible qu'on ne reconnaît qu'aux manifestations extérieures". Elias Sanbar, ambassadeur auprès de l'Unesco, se bat depuis quarante ans pour que la Palestine, le pays où il est né mais n'a jamais vécu, ne soit pas effacée des cartes géographiques. Gladys Marivat, elle, voyage pour s'extraire de sa vie et la rendre ainsi plus riche. Elle partage cette expérience dans son carnet de bord de Berlin au Ladakh. Henriette Walter, professeure émérite de linguistique, tombée, très jeune, en amour pour les mots et les langues, continue, à 80 ans passés, d'être émerveillée par le monde. Enfin dans le portfolio, extrait de Fifty Shrinks, Sebastian Zimmermann, montre, chose rarissime, des psys, ces explorateurs des mondes intérieurs, dans l'intimité de leur cabinet.
C'est une écrivaine exceptionnelle" Zadie Smith Après "Journal d'une femme noire", réimprimé un mois à peine après sa sortie en juin 2020, les Editions du Portrait publient un nouveau livre de Kathleen Collins : Happy Family, un recueil de nouvelles, composé de douze fictions. On y retrouve l'ambiance exaltée et bouillonnante des années 60-70 dans une Amérique qui vient à peine de s'affranchir de ses lois racistes. L'émancipation, la liberté d'être et la conscience de soi en tant qu'individu promettent, aux relations entre les Noirs et les Blancs, des lendemains qui chantent. Mais l'avènement des droits civiques ne va pas effacer, en un jour, les schémas de domination, les préjugés et les peurs. Kathleen Collins le sait ; en plongeant le lecteur dans les relations amoureuses, amicales et filiales de ses personnages, elle dévoile la charge politique portée par l'intime. On retrouve aussi le regard affuté, intègre et le second degré, pénétré d'un redoutable bon sens, de l'autrice ainsi que son écriture, resserrée, sincère qui aiment tant jouer avec la multiplication des points de vue. Lire Kathleen Collins est une énorme chance et peut-être encore plus aujourd'hui où l'on réhabilite le travail des femmes dans l'Histoire et où les communautarismes resurgissent. Les convictions littéraires et politiques de Kathleen Collins s'inscrivent dans celles de Toni Morrison, James Baldwin et Ralph Ellison. Ecrivaine célébrée par le Women Prize for fiction en 2019,
Taylor Sunaura ; Sancey Elisabeth ; Ayakatsikas Cy
Le récit de ce texte commence à s'écrire lorsque petite fille, l'autrice atteinte d'arthrogryposis, une maladie congénitale qui paralyse les articulations, entend des enfants dire d'elle qu'elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Ils la considèrent comme leur inférieure, elle se voit comme leur égale. Elle s'étonne également que la comparaison avec l'animal soit péjorative. Quelle influence joue notre capacité physique et mentale sur la compréhension de notre humanité ? Qu'est-ce qui différencie l'homme de l'animal, les handicapés des valides et que signifierait faire tomber ces différences, pour reconnaître l'animal et le vulnérable dans chacun de nous ? L'autrice s'attache aussi à la question de l'accessibilité. Si quelqu'un ne peut pas franchir une bordure de trottoir et se retrouve marginalisé, est-ce la faute de son corps ? Où la faute du trottoir qui n'a pas été aménagé ? Il est important de comprendre qui nos sociétés ont privilégié, traditionnellement, et pour quels types de corps elles ont été conçues. La question est donc : pourquoi certains corps ont-ils été présentés comme la norme à laquelle les autres seraient comparés ? En tentant de répondre à ces questions, Sunaura Taylor signe un texte très important. Récompensé en 2018 par l'American Book Award décerné par la Before Columbus Foundation, elle parle de la différence, de l'altérité, comme un état de fait, consubstantiel à la vie et donc nécessaire à notre bonne santé même si nous, êtres humains, nous voulons l'effacer. Et pour ce faire, nous avons trouvé un système très efficace : le "validisme" , soit le règne sans partage des bien-portants dans lequel les capacités intellectuelles, physiques ou affectives d'un individu autorisent la discrimination - consciente ou inconsciente et dans tous les cas intériorisée. Mais ce n'est pas tout. Ce livre parle des animaux et de leur incroyable richesse cognitive. Saviez-vous qu'un chien comprend le handicap de son maître qui a perdu ses bras ? Non par le processus de l'identification mais par celui de l'apprentissage. Ainsi, il lui faudra quelques jours pour ne plus chercher le bras de son maître qui auparavant lui lançait sa balle, mais son pied. Le lien entre les personnes handicapées et les animaux ? Il est dans les raisons qui autorisent la discrimination des personnes handicapées et l'oppression (élevage industriel) des animaux. La vulnérabilité, l'interdépendance et bien sûr l' "anomalie" physique et mentale, jugées par les validistes comme un signe d'infériorité. Ce livre est le résultat du cheminement intérieur et intellectuel de Sunaura Taylor qui constate, de façon très argumentée, et en faisant un pas de côté que le schéma du validisme s'immisce dans tous les recoins de nos sociétés et ce parfois malgré nous. "Sunaura Taylor va mettre votre monde sens dessus dessous, secouer vos catégories, vous dire des choses fascinantes et très importantes que vous ne connaissez pas, au sujet de votre corps, de celui des autres, humains ou animaux soumis à un régime inhumain. Un livre réjouissant, accessible parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d'une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très très important. " Rebecca Solnit, autrice de "Ces hommes qui m'expliquent la vie" et sélectionnée en 2018 pour le National Book Award.
J'ai choisi d'explorer cinq vies. Nous avons dû gérer des ruptures, un éparpillement des énergies, et pourtant nous avons toutes été enrichies par nos réalisations professionnelles et par nos relations personnelles ? en amour comme au travail. Nous sommes différentes, mais avons beaucoup de choses en commun. Ce livre est le fruit de nos conversations et réflexions. " A travers ces vies tumultueuses, Mary Catherine Bateson s'intéresse aux changements, porteurs d'incertitudes et de doutes, et dévoile leurs forces : l'interdépendance, le soin porté à l'autre et à la planète, la flexibilité, l'ambiguïté et l'engagement. Elle s'attache à déterminer les improvisations auxquelles les fluctuations amoureuses, amicales, professionnelles, sociales obligent. Or l'improvisation, comme le savent les jazzmen, est un formidable instrument de création. Elle provoque de nouvelles interactions, de nouvelles grilles de lecture et révèle des possibilités jusque-là insoupçonnées.