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CRITIQUE DE LA MONDIALISATION
DE SENARCLENS PIERRE
SCIENCES PO
12,50 €
Épuisé
EAN :9782724609011
Cet essai veut rompre avec une idée reçue : la mondialisation serait associée à des changements matériels irrépressibles. L'auteur souligne au contraire les dimensions politiques de cette dynamique, de ses origines et de ses conséquences sociales. L'expansion du marché affecte aujourd'hui les régimes de souveraineté. Et pourtant, le rôle des gouvernements nationaux sur l'évolution économique et sociale des pays industrialisés n'a pas diminué, bien au contraire. Dans les pays pauvres, en revanche, les systèmes d'intégration politique et sociale sont fragiles et la mondialisation, telle qu'elle se déploie aujourd'hui, affaiblit encore la capacité des gouvernements d'assumer leur rôle à cet égard, ce qui entretient le cercle vicieux de la pauvreté et de la violence. L'essai se termine par une analyse prospective des réformes institutionnelles à entreprendre au niveau international, et surtout des procédures à inventer, pour redonner aux détenteurs de la souveraineté, à savoir les peuples, de nouveaux mécanismes de participation politique.
La politique internationale tient une place grandissante dans l'évolution des sociétés contemporaines. Elle a pour enjeux principaux la guerre et la paix, la répartition des ressources économiques entre les peuples, l'instauration de normes sociales institutionnalisées. Cette cinquième édition, entièrement revue, réorganisée et actualisée, expose au lecteur les apports et limites des paradigmes et cadres conceptuels élaborés au cours des dernières décennies, en éclairant leurs conditions d'émergence, les doctrines sur lesquelles ils s'appuient, les faits qu'ils discriminent et s'emploient à éclaircir. L'ouvrage adopte une structure originale qui permet de rendre compte de l'addition progressive de nouvelles variables dans l'appréhension des phénomènes internationaux. Il constitue, de ce fait, un outil de travail indispensable pour les étudiants en science politique et en histoire.
Résumé : Les jeunes regardent du porno. Ce constat inquiétant est assené de manière assourdissante dans des discours mêlant généralement fatalisme et alarmisme. Résultat, un sentiment d'impuissance et de panique, tout le contraire de ce qu'il faut pour jouer notre rôle éducatif, à savoir disposer du pouvoir d'agir. Car nous sommes capables d'agir, et beaucoup plus que l'on ne le croit, y compris face à des sujets sensibles comme la sexualité et la pornographie. Pour mettre cela en application, il est nécessaire de calmer tout affolement et d'aborder ces questions non pas avec nos émotions mais avec nos connaissances, notre raison et nos objectifs pédagogiques. C'est une boîte à outils théoriques et pratiques qui vous est proposée dans ce livre, replaçant la pornographie dans son contexte culturel, historique, social et idéologique afin que les parents puissent s'approprier le sujet. L'objectif de ce guide est de se faire confiance en tant que parent, mais aussi à nos enfants, afin qu'eux-mêmes se sentent en confiance. L'idée est de faciliter la discussion, transmettre des concepts, échanger nos valeurs, en explicitant comment et pourquoi. Feuilletez-le à la recherche de conseils précis ou lisez-le entièrement pour appréhender le sujet : utilisez-le comme il vous convient car ces propositions sont à votre disposition, au service de votre rôle éducatif.
Résumé : Les Etats modernes se sont constitués autour de la notion d'Etat-nation et de souveraineté nationale. L'idée de nation a pour origine des intérêts politiques, mais elle mobilise aussi la sphère des croyances et des émotions. Les gens qui font partie d'une nation prétendent assumer des liens d'association politique privilégiés mais ils imaginent partager des valeurs et des aspirations communes. C'est pourquoi l'invention et le développement de la nation furent indissociables du nationalisme, une idéologie vouée à la légitimation et surtout à l'exaltation de cette communauté politique. Quelle est la nature des représentations de la nation et des illusions qu'elles entretiennent ? Ont-elles un substrat fantasmatique commun ? Comment élucider les fanatismes qu'elles ont entretenus dans le passé, les tragédies guerrières qu'elles ont inspirées au xxe siècle et qu'elles continuent d'influencer dans le cadre des ethnonationalismes contemporains ? En s'inspirant de la psychanalyse, Pierre de Senarclens revisite l'étude de ces constructions nationales depuis la fin du XVIIIe siècle et renouvelle la compréhension des fanatismes identitaires d'inspiration nationaliste qui ont suscité et continuent d'engendrer tant de tragédies dans l'histoire contemporaine.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.