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Le Procès de sorcellerie du maréchal de Luxembourg. (1680)
De Ségur pierre
SHS EDITIONS
21,00 €
Épuisé
EAN :9791041920037
Dans la soirée du mercredi 24 janvier 1680, une nouvelle extraordinaire éclatait brusquement à Paris et à Saint- Germain, plongeant dans la stupeur bourgeois et gens de Cour. Le maréchal de Luxembourg, le vainqueur de Woerden, de Valenciennes, de Saint-Denis, l'une des gloires de la France, le premier de ses capitaines depuis la mort de Turenne et la retraite du grand Condé, venait d'entrer à la Bastille, inculpé d'actes infamans, menacé, disait-on, de la peine capitale. Rien ne préparait les esprits à cette chute foudroyante. La veille encore, le maréchal, capitaine des gardes du corps, exerçait tranquillement sa charge auprès du Roi, qui lui faisait "bonne mine," ainsi qu'à l'ordinaire. Un échange de cadeaux avait même, ce jour-là, attesté leur parfait accord : le duc ayant cédé à Louis XIV un magnifique cheval de guerre, le souverain avait riposté par le don d'une épée de prix. A cette heure-là pourtant, l'ordre d'arrestation avait déjà reçu la signature royale. Luxembourg, disons-le, n'était pas seul en cause ; d'autres, - d'un rang égal, bien que de moindre illustration, - étaient impliqués dans l'affaire, et leurs noms, le lendemain, couraient de bouche en bouche. Sur ces derniers toutefois ne se referma pas la porte redoutable de la vieille forteresse : les uns, comme on verra, se mirent à l'abri par la fuite ; les autres, plus nombreux, furent soumis à une simple enquête que ne suivit aucun effet. Seul, en toute cette classe d'accusés, le procès fait à Luxembourg eut un cours régulier, fut instruit dans les formes et poussé jusqu'au terme ; plus que tout autre donc, il peut donner matière à une étude approfondie".
Merveilleusement racontée par la comtesse de Ségur à ses petits-enfants, La Bible d'une grand-mère reprend toute l'histoire sainte, depuis la création du monde jusqu'aux Actes des Apôtres. Enrichie de belles gravures anciennes et des illustrations tendres et classiques d'Isabelle Monnerot-Dumaine, cette nouvelle édition d'un grand classique de la littérature enfantine enchantera toutes les générations.
Pour se distraire des longues recherches que nécessite tout ouvrage historique, on a quelquefois la surprise de voir surgir des vieilles paperasses tel personnage qui semble un anachronisme vivant, débris oublié d'un autre âge, spécimen isolé d'une race dès longtemps abolie. L'impression qu'on ressent alors est un peu celle du voyageur qui, dans une région mal connue, apercevrait à l'improviste quelque étrange animal, d'une espèce classée comme éteinte par les naturalistes et rangée parmi les fossiles. Ainsi m'est apparue, dans le cours d'un travail récent, la figure sombre et redoutable de Christophe Bernard von Galen, prince-évêque de Munster dans le siècle de Louis XIV. Ce souverain ecclésiastique, véritable "fléau de Dieu" et fier de cette appellation, ce soudard en robe et en mitre qui, sur vingt-huit années de règne, compta plus de vingt ans de luttes et de batailles, tyran de ses sujets, épouvante des Etats voisins, pillard, perfide et sanguinaire, eût déjà, a-t-on dit, "fait scandale au XIIIe siècle [2]," à l'époque des prélats guerriers dont la crosse était une massue. Mais qu'un tel pasteur d'âmes ait pu régner et prospérer au temps de Fénelon et de Bossuet, que son peuple l'ait toléré, que les plus illustres souverains, - et le Grand Roi plus qu'aucun autre, - aient cherché son alliance et cultivé son amitié, c'est ce qui confond la pensée et dépasse l'imagination. Mieux que de longues dissertations, de tels spectacles font comprendre combien ce grand XVIIe siècle, si "galant" et si policé quand on le regarde à distance, était, dans la réalité, proche par certains côtés des moeurs brutales du moyen âge, quelle foncière rudesse d'âme se dissimulait trop souvent sous la pompe fleurie du langage et la grâce des belles révérences".
Simplicie et son frère Innocent sont deux petits Bretons qui ne rêvent que d'une chose : vivre à Paris. Ils parviennent à la capitale. Les désillusions sont nomb-reuses car ces deux enfants gâtés, suffisants et orgueilleux, ne comprennent pas l'accueil que leur réservent les parisiens.
Résumé : Retrouvez les (més)aventures de Sophie dans ce chef-d'oeuvre de la littérature classique. Un grand classique de la littérature, magnifiquement illustré, et une version parfaitement adaptée aux jeunes lectrices.
L'Histoire de l'art est une vaste fresque qui va de la préhistoire jusqu'aux premières années du XXe siècle. Commencée en 1909, terminée en 1927, plusieurs fois remaniée, la totale nouveauté de l'entreprise d'Elie Faure a été d'introduire un genre nouveau devenu populaire et indispensable aujourd'hui : le livre d'art où chaque commentaire peut être comparé aux oeuvres elles-mêmes, la juxtaposition et la confrontation des images justifiant l'audace des rapprochements qui parfois paraissent insolites. Entreprise tout à fait nouvelle à l'époque, elle n'a été, Malraux mis à part, ni égalée, ni dépassée aujourd'hui.
Otto von Bismarck, né à Schönhausen le 1er avril 1815 et mort le 30 juillet 1898 à Friedrichsruh, est un homme d'Etat prussien puis allemand. Il est à la fois ministre-président du royaume de Prusse de 1862 à 1890, chancelier de la confédération de l'Allemagne du Nord de 1867 à 1871, avant d'accéder au poste de premier chancelier du nouvel Empire allemand en 1871, poste qu'il occupe jusqu'en 1890, tout en conservant sa place de ministre-président de Prusse. Il joue un rôle déterminant dans l'unification allemande. Livre rare dans sa version en français, les mémoires de Bismarck est un ouvrage incontournable à qui veut comprendre les dessous de l'unification allemande mais aussi les enjeux méconnus de la Guerre de 1870 du point de vue allemand.
Dans ce classique de la sociologie de la connaissance, Mauss et Durkheim ne s'attaquent à rien de moins qu'au projet de réécrire la table kantienne des catégories : la maîtrise des jugements logiques qu'ils rendent possibles ne sont pas le fruit des seules forces de l'individu, mais ont une origine sociale. Cette hypothèse, ils la testent sur les concepts de genres et d'espèces, et plus généralement sur l'activité scientifique de classes. Ils entendent ainsi établir qu'en Amérique du Nord et chez les Aborigènes d'Australie, tout autant que dans le système divinatoire chinois, stratification sociale et genres naturels primitifs se font écho ; on ne saurait classer les choses sans appartenir à des sociétés structurées. On comprend le profit à tirer de ce constat pour mieux appréhender les activités scientifiques modernes.
Résumé : Bernard Lazare (1865-1903) fut le premier des dreyfusards. Grande figure du judaïsme français, il fut un temps proche de Herzl sans jamais pour autant se départir de ses convictions anarchistes. L'Antisémitisme, son histoire et ses causes est l'ouvrage fondamental de Lazare, dans lequel il s'emploie à penser le rapport des juifs au politique. Cette histoire politique du judaïsme est devenu un classique pour pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la religion juive et ses relations à la politique et aux Etats.