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Je ne me souviens plus
De Jonckheere philippe
PUBLIE NET
13,05 €
Épuisé
EAN :9782371776302
Perec s'est inspiré du I remember de Joe Brainard pour écrire son Je me souviens. Lequel Je me souviens a inspiré à son tour d'autres tentatives d'appréhender, de façon fragmentaire, le spectre de la mémoire. Tout change, rien ne change, et au bout du compte on finit toujours par se souvenir, ou ne plus se souvenir. C'est l'objet du récit de Philippe De Jonckheere. Recensant non pas ce qu'il a gardé en mémoire de sa vie mais ce qui le fuit, il construit sous la forme d'un puits sans fond (celui de l'âme humaine ? ) un portrait en aveugle de ce qui lui a tourné autour. Car si le centre passe son temps à nous échapper dans cette cascade de l'oubli, sa périphérie est partout, faisant de l'écriture une machine à descendre en soi-même comme en l'autre. Aussi généreux dans l'humour que dans la mélancolie propre à qui se replonge dans un passé qui lui manque, Je ne me souviens plus fait partie de ces lectures de l'intime qui nous retournent en même temps qu'elles nous élèvent.
Résumé : Placer l'élève au coeur des apprentissages, une évidence ? Se demande-t-on suffisamment ce que signifie " apprendre " pour un élève ? S'interroge-t-on assez sur les processus qu'il déclenche lorsqu'il apprend une leçon, essaie de faire un devoir, tente de comprendre un cours ? Et si, avant toute démarche pédagogique volontariste, on l'aidait à se connaître ? Si on l'aidait à construire des méthodes de travail adaptées à ce qu'il est réellement ? C'est ce que nous propose Gérard De Vecchi dans ce livre destiné tout autant aux enseignants du premier que du second degré.
Résumé : "En fiction, singulièrement cinématographique, l'intrigue avance avec des bottes de sept lieues. Quand les faits réels, eux, bien souvent se développent à une vitesse qui n'est pas perceptible à l'oeil nu." En rentrant du travail, un père qui élève seul ses trois enfants apprend qu'Emile, son fils autiste, est à l'hôpital après avoir été frappé à un arrêt de bus. Que lui est-il réellement arrivé? A-t-il pu provoquer la violence dont il a été la victime ? Et comment réagir face à cette épreuve qui vient bouleverser la vie familiale ? Dans ce roman autobiographique, Philippe De Jonck heere relate la façon dont, peu à peu, le déroulement des faits se reconstitue, et retrace l'enchaînement des procédures qu'il doit accomplir, jusqu'à la confrontation au tribunal lors du procès en comparution immédiate intenté au jeune agresseur d'Emile. Il décrit les sentiments et les questions qui l'étreignent, passant de la colère à l'empathie, de l'appréhension à l'indulgence, en essayant toujours de mettre de côté ses a priori pour comprendre où se situe la complexe vérité des paroles, des actes, et de leurs conséquences. A commencer par celle du " raffut ", ce geste du rugby, sport que pratique Emile, et qui a son importance dans la dispute entre les jeunes garçons. Porté par une grande élégance stylistique, irrigué par une douceur et un humour subtils, ce livre profondément humaniste raconte l'histoire d'un cas de conscience, dans ce qu'il a de plus universel.
Résumé : Depuis l'open space où il travaille comme informaticien pour une grande entreprise, un quinquagénaire en proie aux premiers signes de l'andropause - cette érosion du désir masculin - s'évade comme il peut. Il se laisse aller à des rêveries érotiques, alimentées par des recherches sur Internet à propos d'une certaine contrebassiste qui aiguise ses fantasmes. Mais cette figure hautement désirable ne s'avère pas moins incernable dans le monde virtuel que dans l'esprit du narrateur. Par ce récit plein d'autodérision et d'un humour à la Monty Python, ironisant sur la doxa psychanalytique aussi bien que sur les codes de l'expérience amoureuse, Philippe De Jonckheere rebat les cartes du tendre, et déconstruit les signes de la masculinité. Il nous montre que le roman d'amour est toujours à réinventer - et s'y consacre de façon fort originale, et souvent hilarante.
C'est dans ce cabaret sonore et enfumé que la Mort entra, un jour... Il y eut un souffle polaire qui m'enveloppa, comme le vent d'une aile. Je me trouvai mal à l'aise, soudainement, pris de frissons et de vertige. Voyant toute chose en noir et blanc, j'eus un besoin d'air frais, et je sortis vacillant dans un silence subit, refusant l'aide de Léonard, qui devait me croire ivre. A la rue, je sentis le trottoir se dérober sous mes pas et j'allais m'effondrer, lorsque je fus redressé par une poigne solide." A travers les douze contes, curieux et sombres, qui composent ce recueil, Michel de Ghelderode recrée l'univers de ses pièces de théâtre; on y retrouve ce même esprit, cette même couleur. Avec un sens poétique indéniable, il aborde les thèmes qui lui sont chers: obsession de la mort et hantises métaphysiques, et mêlant l'imagination, la fantaisie et le rêve, il mène le lecteur dans les tréfonds des ténèbres, là où se trouvent fantômes, masques grimaçants et autres monstres...
Aucune carte du monde n'est digne d'un regard si le pays de l'utopie n'y figure pas. - Oscar Wilde 1830, 1848, 1871, 1905, 1917... les révolutions et révoltes populaires se sont succédées pendant un siècle. Portés par une volonté de conquêtes sociales, d'une transformation profonde de la société et par l'espoir de voir leurs idées triompher, des auteurs engagés dans différents courants progressistes ont imaginé l'avenir des révolutions qu'ils vivaient ou qu'ils souhaitaient : à partir de théories ils projettent les lecteurs dans une ère nouvelle, un âge d'or à venir. Les sept textes réunis dans Demain, les Révolutions ! témoignent de la diversité des points de vue, des courants et des moyens de réaliser la révolution annoncée. Ces disciples de Saint-Simon et de Charles Fourier, socialistes et anarchistes, communards et anarcho-syndicalistes rêvent de voir le monde changer de base. Dans ces utopies et anticipations révolutionnaires, une nouvelle société se dessine : plus juste, plus fraternelle, plus égalitaire. Si ces espérances ne se sont pas toutes réalisées, elles contiennent des buts à atteindre qui sont toujours d'actualité, elles portent en germe l'émancipation du genre humain et le désir d'un avenir radieux. L'utopie n'est pas une illusion, elle est un idéal ; elle n'est pas une chimère, elle est un projet. Si, comme l'écrivait Victor Hugo, "l'utopie est la vérité de demain" , hier comme aujourd'hui, avec tous les Jean Misère, continuons de bâtir des cités idéales, de chanter le temps des cerises et, demain, le soleil brillera toujours ! Présentation de Philippe Ethuin.
Nous restions tous massés à distance du cercueil de verre, silencieux, guettant les pulsations sourdes de ce gros coeur invisible qui se dilatait jusqu'à emplir tout l'espace, comme un énorme muscle prêt à faire éclater les vitres. Dans le monde tourmenté de l'art contemporain, l'homme en vue s'appelle Joseph B. Schneeball. Ses productions controversées divisent autant qu'elles fascinent : détournements de tableaux célèbres en farces pornographiques, culte de la domination, femmes exposées dans des installations spectaculaires, tout y passe. Sous le vernis des oeuvres, la mort est partout. Mais lui, où est-il ? Et qui ? Au fil d'une enquête minutieuse et documentée, une étudiante qui prépare sa thèse sur ce "Faune" inquiétant s'apprête à lever tous les interdits. Se révèle alors un roman d'une grande sensibilité sur la création de l'abjection doublé d'un dédale parmi les oeuvres les plus troublantes qu'a pu produire l'art conceptuel ces dernières années. Réécriture du célèbre conte comme récit d'aujourd'hui, Le Faune Barbe-bleue est la clé d'une énigme et d'une danse avec la mort que ne cesse de mener depuis des siècles toute notre histoire de l'art.
Résumé : La poésie, quand elle dit notre expérience du réel, devient cette expérience même. Elle est recherchée jusque dans le plus simple : ce qui ici, dans la déambulation, dans la confrontation à la beauté et élémentaire, la force des éléments qui nous rejoignent au plus près, advient comme simple présence. Expérience tendue, qui se fond au pays explore, traces de la guerre, force d'une roche, et l'humilite de celui qui se pre sente a eux. A l'épreuve du réel, et sans plus savoir d'où nous voyageons, la poésie devient son propre rêve. Dans la succession kaléidoscopique des choses vues, comme ce que Stendhal nomme "promené au long du chemin", laissons le glissement même porter jusqu'à nous cette voix ténue mais insistante. Car entre l'arborescence des mots et ce qui en eux fait images - qu'elles aient été saisies par la photographie ou simplement perçues comme aux marges de la perception - c'est notre propre expérience qui est convoquée. On reconnaîtra ici le travail de précision que mène Jean-Yves Fick sur son site Gammalphabets.
Comment vivre au plus près des corps ? Ce diptyque, Anne Savelli l'a écrit à leur contact. Tout contre. Né d'une collaboration avec la compagnie de danse Pièces détachées, c'est un roman double qui prend comme point de fixation la peau, les os, les muscles dans ce qu'ils ont de plus minéral, parfois, mais aussi de plus volatile. Ballet de mouvements qui écrivent autant qu'ils inventent leur rapport à l'autre et au monde, d'une part ; de l'autre, vertige de la fixité dans une série stroboscopique de photographies qui puisent autant dans les zones d'ombre du modèle que dans son éclat. En creux, c'est tout un monde de luxe, de perfection physique et de domination qui va se déployer et dont le récit tentera de reconstruire, d'assembler, de réécrire l'identité dans une forme proche de l'enquête fragmentée. C'est l'histoire d'un corps qui s'effondre, toujours. C'est aussi le lieu choisi pour une élévation d'une grande poésie.