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Le rouleau d'Ezéchiel
De Haes Frans
LESSIUS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782872993659
L'écriture du livre d'Ezéchiel est issue d'une tragédie : l'exil, la destruction du temple et la fin de la dynastie de David. Assumant cet héritage difficile, souffrant au milieu des siens qu'il rabroue et console à la fois, le prophète nous apparaît à la fois révolutionnaire, conservateur et utopique. La richesse du livre est donc foisonnante, sa thématique enchevêtrée, parfois difficile. C'est la raison pour laquelle le traducteur l'a suivi et commenté pas à pas, ne perdant jamais de vue la subtile cohérence de l'ensemble. Car partout agit "l'esprit vivifiant", tantôt avec force et fracas, tantôt à peine audible, discret et bienveillant. Un long préliminaire et des notes abondantes permettent de saisir les enjeux du texte. La traduction est l'oeuvre d'un poète au fait non seulement des plus récentes recherches sur Ezéchiel, mais aussi des possibilités qu'offre la littérature contemporaine.
Résumé : Quand il est contrarié, Simon entre dans de grosses colères qui se matérialisent en des animaux féroces. Tellement féroces que plus personne ne veut jouer avec lui. Du coup, Simon se sent seul et ses colères ne diminuent pas pour autant. Il va devoir trouver une solution...
Biographie de l'auteur Frans De Haes, romaniste, longtemps attaché aux "Archives et Musée de la Littérature" (Bibliothèque royale de Belgique), a publié au sujet des oeuvres de Lautréamont, Georges Bataille, Philippe Sollers et Dominique Rolin. Il est traducteur de poésie du néerlandais et de l'hébreu. Parmi ses ouvrages : Poésie hébraïque du IVe au XVIIIe siècle (Gallimard, 1992) et une traduction de Samuel Ha-Naguid, Guerre, amour, vin et vanité (Ed. du Rochet; 2001). Il collabore régulièrement ù la revue L'Infini.
Résumé : Cinquante ans, c'est la durée de cette correspondance amoureuse qui a commencé en 1958 et se poursuit sous le signe de "l'axiome", lien indéfectible entre amour et écriture, le lit et la page, surfaces lisses et blanches où déposer la passion et les mots. On assiste à deux oeuvres en train de se faire, reliées par un canal souterrain. Ce n'est qu'en 2000, au cours de l'émission Bouillon de culture où Bernard Pivot a invité Dominique Rolin et Philippe Sollers, que leur amour, clandestin jusqu'alors, est révélé au grand jour. La vie suit son cours. On n'entend plus que le crissement de la plume sur le papier. Tout le reste, famille et mondanités, est devenu sans objet. Mais Dominique Rolin a beau se remettre à l'ouvrage chaque jour, insensiblement, elle y renonce. Il n'y a plus que les lettres, dont l'écriture quotidienne se fait vacillante, jusqu'au 25 avril 2008 où elle écrit ces derniers mots : "Moi aussi je ne pense qu'à toi. Et je continue à respirer comme la plus belle femme du monde".
La période que ponctuent ces 248 lettres de Philippe Sollers à Dominique Rolin est, pour les deux écrivains, un temps de création intense, sous le signe stable et dynamique de ce qu'ils n'ont cessé d'appeler "l'axiome". Ce terme au parfum spinoziste vise la manière unique dont les amants ont vécu et affirmé, dès le début de leur aventure, ce qui relie indissolublement l'amour et un constant travail d'écriture et de pensée, signant de la sorte la vraie fidélité de l'un à l'autre, dans la vie et sur la page. Si les lettres réunies ici s'avèrent plus brèves que celles de la période précédente (1958-1980), c'est que le travail des deux écrivains a gagné en force, en ampleur et en diversité. De nombreuses lettres varient les thèmes de Venise, de l'île-bateau (Ré), de l'orage, du sel, des oiseaux, des fleurs, des arbres, du temps qu'il fait, ou encore du lien étrange entre écriture et tennis. Nous suivons pas à pas les hésitations et les interrogations sur l'oeuvre en cours, de même que les abondantes lectures qui accompagnent le travail. Autre filon important dans ces pages : la manière satirique, rapide, dont Sollers rend compte de la dégénérescence des politiciens. La connaissance et la reconnaissance amoureuses se révèlent plus affirmatives, plus nettes et plus singulières au fil des ans et des jours.
Résumé : Le court Livre de Ruth est un des plus beaux récits de la Bible. Cet ouvrage en propose une lecture cursive, pas à pas. : Ce commentaire du livre de Ruth est attentif à l'art de raconter en toutes ses manifestations, en réservant une attention particulière à la dynamique narrative qui les sous-tend toutes. Ainsi que la théorie littéraire (l'école poétique de Tel Aviv et notamment Meir Sternberg) l'a montré, le sens d'un récit est inséparable du continuum de ses motifs et du processus, séquentiel et cumulatif, de sa lecture ; celle-ci se traduit par la formulation d'autant d'hypothèses, que la suite du récit vient confirmer ou détromper. Plus on épouse ce dynamisme, plus on met à jour la puissance d'une histoire donnée. Trois phénomènes majeurs scandent en fait le dynamisme en question : les trois universaux que sont le suspense, la curiosité et la surprise ; ils sont tous les trois liés à la dimension temporelle de l'art narratif.
Récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort au Japon. Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages), agréables à lire, empreints d'une grande sérénité. Le sentiment de la nature accompagne les événements, neige, arbres, feuilles, saisons, couleurs... C'est délicieusement japonais et raffiné. Les mourants meurent réconciliés et les blessés de la vie restaurés dans leur dignité et leur goût de vivre. Pour chaque récit, la sérénité vient d'une présence talentueuse, ayant l'expérience de ce genre de circonstances, pleine d'empathie, qui dénoue toutes les douleurs et contractions, dans les derniers instants avant la mort ou dans les situations apparemment bloquées. Le mérite tient à l'importance donnée au corps de celui qui approche le mourant ou le souffrant : son de la voix, respiration accordée au rythme de l'autre, intensité de l'attention, prise en compte de son histoire. Le texte exerce une action bienfaisante.
Résumé : Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne. Le " quotidien " va souvent spontanément de pair avec la " routine ", et la routine évoque un lieu inhospitalier d'où il convient de s'échapper le plus vite possible. Le quotidien est ce qui est journalier, ce qui se passe habituellement chaque jour ; le routinier est ce que l'on fait en suivant les coutumes enracinées, sans avoir besoin d'appliquer de raisonnements particuliers. Fuir la routine à travers toutes sortes d'expériences qui donnent des couleurs à l'infinie gamme de gris qui sert de toile de fond au passage du temps, c'est pour beaucoup de gens la façon habituelle d'affronter le calendrier : attendre la fin de la semaine, les ponts et les vacances, tout en supportant bon an mal an ce qu'il faut vivre tous les jours. Il n'en va souvent pas autrement de l'expérience de la vie ordinaire que font les croyants. Il est vrai que le coeur de la vie chrétienne, le mystère de l'Incarnation, a un immense potentiel pour dynamiser notre façon de vivre le quotidien. Nous reconnaissons cependant que le désir de " trouver Dieu en toutes choses " ne manque pas de se heurter à la routine dépourvue de profondeur. Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne.
Première biographie complète du mathématicien-cosmologiste Georges Lemaître, considéré comme le "père du Big Bang", ce livre s'attache d'abord à saisir les apports scientifiques majeurs de Georges Lemaître non seulement en cosmologie mais aussi en mécanique, en algèbre ou en analyse numérique. Son rôle de précurseur dans le domaine des premiers ordinateurs est aussi mis en évidence ainsi que ses contributions à la physique moléculaire ou à la compréhension de la théorie quantique naissante. Georges Lemaître était aussi un prêtre catholique. L'auteur essaie donc de restituer son itinéraire religieux sur base de documents récemment mis à jour. La vie sacerdotale de Lemaître est notamment caractérisée par son apostolat auprès des étudiants chinois résidant à Louvain. L'ouvrage aborde enfin la manière dont Lemaître conciliait sa science et sa foi dans le cadre de ce qu'il appelait une théorie des deux chemins vers la "Vérité", et le rôle important qu'il joua durant un épisode crucial de l'histoire de l'Académie pontificale des sciences. Des anecdotes souvent inédites aident à reconstituer la personnalité hors du commun de cet homme "qui ne faisait jamais rien comme les autres", ni comme enseignant, ni comme chercheur, ni même comme prêtre.