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Dix-huitième siècle européen
De Grève Claude
KLINCKSIECK
45,00 €
Épuisé
EAN :9782878410259
Dans ce volume d'hommages, qui rassemble les contributions de vingt-huit universitaires renommés, spécialistes du XVIIIe siècle et comparatistes, le lecteur trouvera, revivifiés par l'amitié, les figures et les courants qui ont passionné Jacques Lacant, dans un siècle à la fois un et divers, paradoxal. Au coeur du volume, Marivaux, objet de la prédilection et des principales études du destinataire, est examiné comme poète de la parole et du regard, ainsi que dans ses rapports, plus complexes qu'on ne le croit, avec Voltaire. D'autres écrivains du XVIIIe siècle, français et allemands surtout, donnent lieu à des analyses qui les rattachent à des sources étrangères ou à un impact immédiat à l'étranger : Saint-Simon est présenté comme l'auteur d'une Espagne imaginaire, Voltaire comme critique aussi brillant que piètre adaptateur de Shakespeare, Rousseau comme probable tributaire de Gellert, Maupertuis comme continuateur de Newton, Schiller dans ses rapports avec l'esprit de la Révolution française, Goethe dans ses premiers contacts avec la langue et le théâtre français, avant de devenir le père d'un genre romanesque européen problématique, Riederer comme traducteur libre et décisif de Challe. D'autres écrivains encore sont abordés plutôt selon une image inattendue d'eux-mêmes et de l'Europe du XVIIIe siècle : un Diderot maître de l'allégorie, un Lessing scrutateur des ambiguïtés et non des défaillances de la vertu, un Hölderlin dont la Diotima transfigure une prêtresse qui ne doit pas seulement son existence à Platon, mais aussi un Cazotte et un Crébillon fils amateurs voire auteurs de chansons !
Résumé : Situé entre l'Europe et l'Asie, l'empire des tsars a longtemps excité la curiosité et l'imagination des Français. A moins qu'il ne les terrifiât. Le plus souvent, les voyageurs espéraient lever un coin de voile afin de percer d'épais mystères. Qu'ils hissent diplomates, savants, journalistes ou touristes, ils ont peu ou prou été tiraillés entre le mirage et la réalité, le rêve et le cauchemar, la légende et l'histoire. Multiple et contrastée était cette " Russie " que la plupart de nos voyageurs-écrivains ne virent que partiellement. La présente anthologie le prouve, qui entraîne le lecteur des palais de Saint-Pétersbourg, l'Européenne, aux tentes des Tchoukchas, de Moscou, la Rome tartare, à la célèbre foire de Nijni-Novgorod et aux forêts luxuriantes de l'Oural, de Kiev, berceau de la sainte Russie, et des steppes de l'Ukraine aux côtes d'une Crimée des Mille et Une Nuits, et parfois de là jusqu'aux villes d'eaux presque irréelles d'un Caucase encore en révolte. Parmi ces voyageurs, figure une série de grands écrivains : Mme de Staël, Custine, Gautier, Diderot, joseph de Maistre, Balzac, Dumas et d'autres peut-être moins connus dont les témoignages sont tout aussi pittoresques et révélateurs. Tous ont rapporté des observations ou critiques ou humoristiques sur les m?urs et la politique, des descriptions somptueuses ou simplement pittoresques des monuments, des paysages et des fêtes, des anecdotes piquantes à propos des fameux bains, des femmes, des auberges, des récits dramatiques ou romanesques sur les péripéties de leur voyage ou l'histoire du pays. Autant de documents et visions poétiques qui constituent eux-mêmes une invitation au voyage.
Résumé : " La nouvelle de sa mort est tombée ce matin, avec la neige. Ce fut comme un vent noir qui eût tout brûlé à l'intérieur. Sur le moment, le me suis demandé si je n'avais pas commis là une petite erreur. je ne connaissais même pas son prénom ; il ne sut jamais le mien ; la familiarité n'est pas mon genre. Dieu sait pourtant combien je le haïssais. Je ne suis pas désolée. je ne suis pas triste non plus. Je ne bondis pas de joie, mais je ne souffre pas. Je crois que je ne souffre pas. J'ai la bouche un peu sèche. Ce qu'il y a de plus agaçant chez nos amants lorsqu'ils se décident à mourir, c'est qu'ils vous rappellent que vous n'êtes pas immortelle. Le tact n'a jamais été le fort de M. de Valmont. " Mme de Merteuil n'est pas un monstre : Mme de Merteuil est une femme moderne dans un monde qui ne l'est pas. Au moment même où il ôtait la vie à Valmont, Choderlos de Laclos coupait la parole à Mme de Merteuil : c'était mal la connaître. Muselée depuis son plus jeune âge, Mme de Merteuil n'en peut plus de se taire. Le temps du silence, de la honte et des bonnes manières est révolu ; l'heure est au scandale, à l'indécence et à la vérité.
Chevauchées héroïques, combats furieux, mêlées sanglantes, têtes et corps fracassés, démembrés, uniformes rutilants, tonnerre des canonnades, bannières, cimiers et cris farouches déployés au vent de la steppe, rien ne manque à cette épopée russe à la manière de Walter Scott. Pas même l'amour fatal d'un beau cosaque pour sa princesse polonaise. Mais quel rapport entretient donc ce Tarass Boulba flamboyant avec la modernité kafkaïenne des Âmes mortes ou du Manteau ? Son thème secret, développé comme dans une tragédie cornélienne : le doute, qui sans cesse déstabilise l'artiste dans sa quête d'absolu. Plusieurs fois trahi, à commencer par son propre fils, le vieux Tarass s'obstine à poursuivre un idéal menacé : sa religion, son peuple, la terre de ses ancêtres. Incarnant ainsi pour Gogol une sorte de fidélité invivable, qui ne peut se résoudre que dans la mort. --Scarbo
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.