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L'autonomie dans la migration. Réflexion autour d'une énigme
Gourcy Constance de ; Marié Michel
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782747579445
Lorsque Ikuko a décidé de migrer du Japon vers la France, elle ne connaissait ce pays qu'à travers les lectures qu'elle avait pu effectuer. Ses premières appréhensions surmontées grâce à l'apprentissage de la langue, son désir d'ailleurs s'en est trouvé conforté. Installée à Montpellier depuis près de huit ans, elle ne souhaite plus vivre au Japon. Sa sécurité matérielle et financière est maintenue par son mari, resté au pays, jusqu'à la majorité de ses enfants. Qu'en sera-t-il après ? Elle ne le sait pas elle-même. Ikuko fait partie de la population de migrants volontaires que j'ai pu rencontrer. Ces derniers ont quitté, sans nécessité objective, un pays ou une ville pour se réinscrire ailleurs. Comme pour tant d'autres, la promesse d'un lieu s'est forgée à travers la lecture d'un livre, le visionnage d'un film, mais aussi les voyages et les rencontres. La migration volontaire dont il est ici question ne s'oppose donc pas seulement à la migration forcée dont l'importance dans l'histoire est considérable. Elle implique en même temps la mise en retrait des déterminations autres que celle d'une véritable élection qui se donne comme obligation constituée à l'égard de soi-même, un défi qu'on s'adresse et qu'il s'agit de relever.
Les textes réunis dans cet ouvrage mettent en perspective des terrains dits sensibles dans l'espace maghrébin et au-delà, dans des contextes démocratiques et autoritaires. Ils éclairent les enjeux qui se posent aux chercheur. e. s lorsqu'elles et ils font face à des groupes sociaux peu visibles ou stigmatisés, des situations dangereuses, des pratiques illégales ou encore des objets tabous. Loin de toute posture de surplomb, l'ouvrage offre des réflexions inédites sur l'activité de recherche et de fabrique de connaissances au plus près des multiples défis que pose l'étude des terrains sensibles.
Gourcy Constance de ; Arena Francesca ; Knibiehler
Résumé : Si les études portant sur le genre et la migration ont donné lieu à de nouvelles perspectives d'analyse, rares sont les recherches qui interrogent la façon dont, en situation de mobilité, se pense la relation de maternité/paternité. Cet ouvrage contribue ainsi à enrichir cette approche en s'intéressant à la transformation des rapports sociaux de sexe induits par les migrations dans l'exercice de la parentalité. Il offre un regard inédit et innovant sur les façons différenciées d'être père ou mère et questionne la relation souvent implicite entre proximité physique et unité familiale.
Cet ouvrage est un récit polyphonique du passage d'une rive à l'autre de la Méditerranée, riche de figures et témoignages de personnes qui sillonnent la mer, se côtoyant souvent sans se croiser. Il offre un nouveau regard sur la mobilité contemporaine. Traverser la Méditerranée, franchir ses frontières terrestres et maritimes engage une expérience de la mobilité qui pose, entre Nord et Sud, la question des appartenances sociales, culturelles, linguistiques et politiques. Le terme même de traversée appartient à deux registres que tout oppose ? : le tourisme et l'exil. D'une part, la traversée alimente un imaginaire du dépaysement et du repos, la promesse de mondes nouveaux. D'autre part, la Méditerranée interroge nos représentations et nos outils de saisie des dynamiques migratoires à l'heure où l'issue de la traversée n'est jamais assurée en raison de la violence d'Etat à l'encontre des migrants illégalisés. La comparaison analytique de ces expériences qui se croisent et s'ignorent nous invite non seulement à aller au-delà de certains récits médiatiques stéréotypés, mais aussi à repenser les études migratoires à la lumière des traversées appréhendées dans leur dimension sensible et heuristique. Car l'exploration de ce terme de traversée, évocateur de l'expérience sensible de la mobilité et des imaginaires qui la tissent, sollicite notre mémoire, nos projections, et nous ouvre à des vécus à la fois contigus et éloignés dans un monde de (non)relations. Grâce à leurs regards croisés, les auteurs et autrices donnent à voir les multiples significations d'un mouvement qui - départ, retour ou détour - amène tant celui qui le vit que celui qui en écoute le récit sur des routes inattendues.
Un petit village de pêcheurs sur les rives d'un lac du Nord de l'Italie à l'automne. Julien arrive le soir au crépuscule. Il a accepté une mission dérisoire pour un mystérieux "Centre" parisien. Son "contact" arrive de Milan : une jeune femme, Clara, dont il s'éprend, passion folle, dévastatrice qui durera trois jours, le temps de l'action du livre. Les personnages successifs que Julien rencontre vont éclairer la vie du "héros", faire resurgir son passé. La dame, veuve d'un diplomate anglais séduite par le père de Julien autrefois ; le prince, aristocrate italien compromis avec le fascisme ; Mario le passeur ; il Commendatore le député démocrate-chrétien. Trahi par Clara, devenu fou, Julien sera arrêté à la frontière et exécuté sur la neige d'un glacier. Julien avait choisi d'aller jusqu'au bout de ses contradictions. Variation sur la passion et la mort, le roman est bâti sur le modèle d'une symphonie de Malher où les thèmes reviennent entre les digressions d'une flamboyante beauté, grave et souveraine.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.