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THEATRE POLITIQUE T2
DE GOUGES OLYMPE
INDIGO
21,30 €
Épuisé
EAN :9782907883597
Eh, pourquoi dire, comme je l'ai entendu dire tout haut, que la Comédie-Française ne devrait jamais jouer des pièces de femmes ? " s'exclamait Olympe de Gouges. "On nous a exclues de tout pouvoir, de tout savoir, on ne s'est pas encore avisé de nous ôter celui d'écrire. Cela est fort heureux", fait-elle dire avec ironie à Mme de Valmont, dans L'Homme généreux. Des traits autobiographiques sont à tout moment présents dans son oeuvre, lui permettant de se construire une identité féminine autonome, et de suivre consciemment le développement de ses pensées et de ses actions. Avec son théâtre et les pièces que nous allons présenter dans ce volume, Olympe de Gouges réussit à mettre en scène cette nouvelle image de la femme, forte et solidaire, consciente d'elle-même et de sa valeur. Ses critiques eurent tort de lui reprocher de mélanger vie privée, théâtre et politique. Deux cents ans plus tard, c'est justement ce mélange qui nous parait tout à fait exceptionnel. Ce témoignage féminin, authentique et subjectif, coloré du tempérament et des émotions de son auteure, embrassant les six années (1788-1793) les plus bouleversées de toute l'époque révolutionnaire, représente certainement la plus grande réussite d'Olympe de Gouges.
Résumé : Féministe avant la lettre, Olympe de Gouges (1748-1793) revendique l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Jouant un rôle très actif pendant la Révolution française, elle devient une figure incontournable de l'émancipation féminine en adressant à Marie-Antoinette, en 1791, la déclaration de 1789 réécrite au féminin : la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Le combat d'Olympe de Gouges pour l'égalité est sans limites, comme le montre la pièce de théâtre Zamore et Mirza, profondément anti-esclavagiste. · Objet d'étude : La littérature d'idées du XVI ? siècle au XVIII ? siècle· Dossier pédagogique spécial bac, parcours "Ecrire et combattre pour l'égalité"· Prolongement : L'égalité en question (corpus de textes).
Résumé : Olympe de Gouges fait revivre dans ses comédies de nombreux personnages du XVIIIe siècle (Voltaire, Montesquieu, Rousseau, les soeurs Ferning, la mort de Mirabeau, l'entrée de Dumouriez à Bruxelles), des problèmes cruciaux comme ceux des "voeux forcés" et les nouveaux droits civiques des femmes. Révoltée contre toute forme de discrimination, d'esclavage, elle rêve d'une authentique révolution sociale. Son théâtre politique témoigne de sa vitalité et ses préfaces apparaissent comme de brillants plaidoyers.
Je meurs, mon cher fils, victime de mon idolâtrie pour la patrie et pour le peuple. Ses ennemis, sous le spécieux masque du républicanisme, m'ont conduite sans remords à l'échafaud..." Ainsi commence la dernière lettre qu'Olympe de Gouges adressa à son fils alors qu'elle était enfermée à la Conciergerie dans la cellule des condamnées à mort. A cause de la pluie qui ne cessa pas de la matinée, l'exécution eut lieu dans l'après midi du 3 novembre 1793. Avec des documents inédits à l'appui, Olivier Blanc nous fait revivre, dans sa préface, l'engrenage de l'arrestation et du procès d'Olympe de Gouges, l'auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
Zamor et Mirza inaugure l'entrée d'Olympe de Gouges dans l'espace public littéraire de la fin de l'Ancien Régime, une entrée orageuse, digne de la personnalité de son auteur mais surtout du sujet traité : Mirza, esclave à la maison du gouverneur, repousse les avances de l'intendant qui la condamne au supplice et confie l'exécution de sa punition à Zamor, son amant. Celui-ci refuse d'obéir et tue l'intendant avant de prendre la fuite avec sa bien-aimée...
Sous le titre Robert Desnos, le poète libre, une journée d'étude a réuni huit intervenants à l'Université d'Amiens en mars 2006. Toute liberté dans le choix des sujets leur avait été laissée. Des affinités se sont dessinées entre certaines communications, ce dont ce volume témoigne.Il s'ouvre par trois réflexions consacrées à l'art poétique de Desnos avec Jacques barras, Robert Desnos dans le matin le plus matinal de la langue française, Pierre Lartigue, Robert Desnos et l'équation poétique, Jean-Luc Steinmetz Lanterne des "Veilleurs", sur les rapports de Desnos et Rimbaud.Il se poursuit par trois analyses sur des thèmes récurrents dans l'?uvre du poète, avec Mary Ann Caws, Desnos dans le noir (le noir intérieur et celui du cinéma), Marie-Claire Dumas, Robert Desnos ou la part de l'ombre (l'ombre portée et la hantise du double), Étienne-Alain Hubert, Robert Desnos ou "face à l'éternité".Il se clôt par deux études d'histoire littéraire, celle de Michel Murat, Le Phénomène futur, qui analyse l'inscription de la figure du poète dans le surréalisme, l'autre de Carmen Vâsquez Robert Desnos et la voix du grand large, qui le situe dans le milieu latino-américain de Montparnasse.En annexe figure la reprise, commentée par Pierre Lartigue, des articles des Lettres françaises consacrés au Dernier poème de Desnos.
L'écrivain moderniste brésilien Oswald de Andrade (1890-1954), dramaturge, poète et romancier publie, parallèlement à son œuvre de fiction, de nombreux textes critiques et essais axés sur la défense de l'art, en particulier la peinture, la sculpture, la photographie et le cinéma. Après sa participation à la Semaine d'art moderne de Sào Paulo en 1922, point d'orgue du Modernisme brésilien et des nombreux courants s'y rattachant, il tisse des liens avec l'avant-garde artistique et littéraire brésilienne puis européenne, en particulier lors de ses fréquents séjours à Paris, entre 1923 et 1929. Ses deux manifestes les plus connus, le Manifeste da Poesia Pau Brasil, " Manifeste de la poésie Bois Brésil " de 1924 et le Manifeste Antropofago, " Manifeste anthropophage " de 1928, s'inscrivent dans la lignée du cubisme, du dadaïsme et du surréalisme, mais apportent aux courants d'avant-garde européens des saveurs éminemment brésiliennes, fondées sur ce que l'auteur aimait appeler " l'originalité native ". L'écrivain s'appuie sur les deux arts représentatifs du XXe siècle, la photographie et le cinéma, pour approfondir ses recherches sur l'écriture du roman et l'inscrire dans la modernité. Dans ses essais sur l'art et ses nombreux manifestes, comme dans les sept œuvres romanesques publiées de 1922 à 1945 qui incluent une trilogie, deux romans d'avant-garde et un diptyque, l'intérêt porté au cadrage, au travail sur l'image et son développement et au montage forgent l'espace pluriel et métissé du roman oswaldien, toujours en quête de nouveaux itinéraires, ouvert sur le champ et le hors champ.
Le poète Juan Gelman vint à l'Université de Lille 3 en octobre 2004, répondant à l'invitation de chercheurs spécialistes de la littérature latino-américaine et de l'Institut Erasme (Maison des Sciences de l'Homme du Nord-Pas-de-Calais). Lors de ces conversations avec le public, il ponctua, avec son acuité et son efficacité singulières, les débats organisés sur son œuvre, et il offrit la lecture de ses poèmes. Le présent ouvrage n'est donc pas seulement une édition d'actes, mais le prolongement aux questionnements posés dans cette conversation collective et l'écho d'une poésie qui, merveilleusement lue par le poète, révélait son intelligence et la beauté de son univers lyrique. La première partie de l'ouvrage explore la mémoire inhérente à la matière poétique et par là même résistante aux douleurs des disparitions, des morts, des exils, des barbaries contemporaines, ainsi que la subversion du langage poétique que le poète pratique depuis Violin y otras cuestiones (1956). La deuxième partie est consacrée à l'œuvre journalistique du poète. Si elle ne peut avoir comme en poésie pour objet elle-même mais par définition le monde qui entoure le poète, elle maintient l'exigence d'un engagement à l'écriture, d'où l'extraordinaire cohérence entre la biographie personnelle et politique de Juan Gelman et l'entier de son œuvre. En fin de volume des entrevues du poète et un article parus initialement en Argentine. Ces documents nous ont semblé pertinents pour saisir la personnalité de Juan Gelman et prolonger sa présence parmi nous. Nous entendons approcher ainsi avec l'ensemble d'articles réunis dans ce volume, par le biais de leurs approches critiques différents, l'œuvre complexe et singulière d'un des plus grands poètes de la fin du XXe et du début du XXIe siècle en dialogue constant avec la poésie et des poètes du monde entier.
Equatoriale comme son jumeau Hallali fut écrit dans le Paris de 1917 et publié à Madrid le 18 dans le contexte de la Grand-Guerre et de la Révolution russe, toutes deux contemporaines de la révolution esthétique des avants-gardes ; scénario tragique, mort de l'homme anonyme dans la boue récitant une tirade qui ne signifient rien. L'artiste, et Huidobro l'est au suprême degré, synthétise l'époque dans ces poèmes splendides : à la cinétique du texte correspond la commotion du contexte. Les critiques appellent devenir historique (topos académique) cette genèse du Mal. Le texte comme transfiguration témoigne du paradoxe de l'Etre-pour-la mort heideggerien qui manifeste, pathétique, la passion de fin-de-monde ; vorace tourbillon, carrefour et abyme. Dans la boue des tranchées le nihilisme de la technique et l'industrialisation de la mort confirment la sombre prédiction de Spengler. Occident entre dans le crépuscule. Equatoriale prend donc sa perspective contextuelle comme drame. Ecoutons Cedomil Goic pionnier de la critique huidobrienne : "A l'intérieur de ce merveilleux déploiement des images cinétiques, double et multiple de la variété des motifs enchaînés autour du thème central du temps, reste néanmoins dans ces livres un certain désespoir et angoisse évidents chez Huidobro du premier conflit mondial de la culture européenne. Ce sentiment obscur de décadence annoncé par Spengler devenu évident sujet de polémique primordial dans la culture occidentale deviendra manifeste profond et désespéré dans ces livres suivants, porteurs de la crise de notre époque selon Pitrim Sorokin ; expérience vitale tragique, agonique que Huidobro vit au coeur de lui-même"