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Amor artis : pulsion de mort, sublimation et création
De Franceschi Elisabeth
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738489944
Malheureusement, c'est sur la beauté que la psychanalyse a le moins à nous dire", jugeait Freud (Malaise dans la civilisation). Dans l'éblouissement de son apparition, la beauté a pour fonction de voiler le réel insupportable de la mort : le geste esthétique, le geste éthique ou mystique récusent l'autorité du fait. L'ouvrage d'Elisabeth De Franceschi revient sur l'assertion de Freud, et se propose de réévaluer la théorie psychanalytique de la pulsion de mort, en approfondissant l'étude du lien entre la sublimation et la destructivité : les mythes, la littérature, la musique et les arts plastiques montrent que Thanatos est présent aux sources mêmes de la créativité. Lacan jugeait que la pulsion de mort est créationniste ; elle exerce son action chez le créateur et sur l'objet créé, en les métamorphosant. Mort et renaissance : dans l'alchimie de la création, le destin du sujet et celui de l'objet, leurs "passions" sont solidaires. Lors de tout acte créateur, l'artiste fait l'apprentissage de sa propre fin, tandis qu'un objet est détruit, avant qu'une relève ne s'opère, conduisant à l'avènement d'un nouvel objet, ou peut-être, au rien. Le rien, visée ultime de la création et du créateur dans le Chef-d'œuvre inconnu de Balzac, pose la question du devenir du corps et de la jouissance ; l'abstraction, l'œuvre comme manifestation d'une énergie pure, sont des formes de réponses.
Pendant longtemps, l'histoire de la théologie catholique a présenté les XVIIe et XVIIIe siècles comme le temps d'une suprématie de saint Augustin. La réalité est beaucoup plus complexe. Le catholicisme de l'âge classique se caractérise par un pluralisme doctrinal qui permet la confrontation de nombreuses écoles théologiques, dont celle de saint Thomas. Rédigé par l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'histoire des idées religieuses de l'époque moderne, le présent ouvrage est consacré, à travers différentes études, à la définition du périmètre doctrinal caractéristique du thomisme des XVIIe et XVIIIe siècles. Né en 1972, ancien élève de l'Ecole nationale des chartes, agrégé et docteur habilité à diriger des recherches en histoire moderne, ancien membre de l'Ecole française de Rome, Sylvio Hermann De Franceschi est directeur d'études à la Ve section (Sciences religieuses) de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (PSL) et directeur du Laboratoire d'études sur les monothéismes (UMR 8584). Il a notamment publié La Puissance et la Gloire. L'orthodoxie thomiste au péril du jansénisme (1663-1724) : le zénith français de la querelle de la grâce (2011).
Un échange d'une grande beauté, rêve de plénitude et de fiançailles éternelles." Jean-Luc Douin, Télérama. "Ce qui s'exprime dans ces lettres, ce sont les limbes d'un amour en son état premier, le plus retenti, niais aussi le plus inquiet de troubler sa grâce fragile." Ghislain Cotton, Le Vif - L'Express. " Ces lettres sont des joyaux. " Hugo Marsan, Le Gai-Pied. "Une amitié de papier qui frise la passion. [...] Une présence du coeur plus forte que celle du corps. " Jérôme Garcin.
L'orthopraxie catholique en matière de jeûne se fonde sur le respect de trois règles : un seul repas complet par vingt-quatre heures, auquel on a ajouté, à partir du XIIIe siècle, une légère collation vespérale ; l'abstinence des viandes et des laitages ; l'heure imposée pour l'unique réfection quotidienne, soit la mi-journée. Cadre disciplinaire général que nombre de théologiens se sont efforcés d'assouplir pour rendre les contraintes du Carême plus supportables. Dès lors s'est développée une ample casuistique dont les interrogations ont pu surprendre. S'il est vrai que les liquides ne rompent pas le jeûne, est-il permis en Carême de boire entre les repas du café, du chocolat, de la bière, de l'eau-de-vie, ou de manger de la pastèque ? Si les poissons sont incontestablement des aliments maigres, qu'en est-il des oiseaux aquatiques, des canards, des poules d'eau, des flamants, des crocodiles, des reptiles ou, au Brésil, du caïman yacare ? Entre les tenants de la rigueur et les partisans de l'indulgence, l'opposition a été telle que le magistère romain a dû réagir : entre 1741 et 1745, le pape Benoît XIV publie trois encycliques pour tenter de raffermir une discipline du Carême dont les observances tendaient à se relâcher. En dépit du geste pontifical, la pratique quadragésimale apparaît très fortement affaiblie à la mi-xixe siècle. Avec l'effacement du respect du précepte du jeûne ecclésiastique se donne à voir la sortie du catholicisme de l'ordre pénitentiel qui a longtemps été le sien.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.