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Bourdieu. Théorien de la pratique
De Formel Michel ; Ogien Albert
EHESS
24,00 €
Épuisé
EAN :9782713222764
Les débats passionnels à propos de l'oeuvre de Pierre Bourdieu et de ses engagements publics ont longtemps limité l'expression d'une critique scrupuleuse de son travail. Alors que ces débats commencent à s'estomper, ce livre propose une analyse du coeur de son projet intellectuel : sa théorie de la pratique. Les textes qu'il réunit examinent l'usage des notions que Bourdieu a introduites dans le lexique de la sociologie et de l'anthropologie et qui en font désormais partie : champ, habitus, capital, réflexivité, familiarité, intérêt, désintéressement, critique, position scolastique. Sociologues, philosophes et linguistes s'attachent ainsi, chacun à leur manière, à rendre compte d'un aspect de la théorie de la pratique de Bourdieu, en ouvrant une réflexion sur sa pertinence et sur les lacunes et contradictions qui ont provoqué sa remise en cause ou son rejet. Ce livre n'est pas un plaidoyer pour ou contre Bourdieu. Il cherche plutôt à présenter une confrontation raisonnée de ses thèses avec celles qui ont été élaborées par les approches qui, depuis une vingtaine d'années maintenant, ont renouvelé l'enquête en sciences sociales, en l'orientant résolument vers l'analyse empirique de la pratique, dont la collection " Raisons pratiques " a été l'un des lieux de développement en France.
Dans la métaphore, on voit ordinairement un usage particulier, "figuratif", du langage, propre à la poésie et à la rhétorique. Lakoff et Johnson critiquent ce point de vue ; ils montrent que notre langage tout entier, dans son usage le plus quotidien et terre à terre, est traversé par la métaphore. Il y a des aspects fondamentaux de notre expérience dont nous ne pouvons pas ne pas parler de façon métaphorique, tout simplement parce que les concepts au moyen desquels nous appréhendons ces aspects de l'expérience sont d'emblée métaphoriques. Il y a métaphore, selon Lakoff et Johnson, lorsque nous appréhendons quelque chose - un aspect de la réalité - en termes d'autre chose. L'étude minutieuse de notre langage quotidien révèle que nous traitons le temps sur le modèle de l'espace, la discussion sur le modèle de la guerre, etc. Ces métaphores (largement culturelles) ne sont pas de simples façons de parler : elles sont constitutives de notre pensée, de notre expérience du monde, et informent ce que nous appelons la "réalité".
A défaut de pouvoir expérimenter, le chercheur en sciences sociales construit ses objets : il les collecte, les classe et les compare, comme l'adepte des sciences de la nature, et s'efforce ainsi de transcender la singularité historique et psychologique de ses observations initiales. Mais dans quelle mesure peut-il généraliser à partir d'un ou de plusieurs faits, et en quoi cette généralisation, qui revient a énoncer une loi, équivaut-elle à une règle universelle ? Et s'il cède à la tentation de l'universalisation, ne risque-t-il pas d'oublier le stade du spécifique ? Les textes rassemblés ici reflètent des positionnements radicalement différents, allant du pessimisme à l'optimisme, quant à la possibilité même de généraliser. Or, dans un monde dont le mouvement vers l'entropie semble s'accélérer toujours davantage et dont les archives sont chaque jour plus ouvertes, généraliser demeure plus nécessaire que jamais, fût-ce au risque de l'erreur ou, plutôt, au prix du dépassement perpétuel.
John Cage (1912-1992) est l'un des compositeurs les plus connus, mais aussi les plus controversés du XXe siècle. Il a exploré des territoires inconnus en créant un répertoire pour le piano préparé, en utilisant l'électronique de manière novatrice et en introduisant l'impersonnel dans son processus de composition. Son important corpus de pièces indéterminées témoigne d'un refus des hiérarchies du monde musical de son temps. Il a contribué à élargir l'univers sonore, a développé la dimension de la performance et a donné davantage de liberté à l'interprète. Il est l'un des rares compositeurs à avoir créé parallèlement une oeuvre plastique d'une grande importance et avoir produit des installations-expositions où il s'est livré à une forme de tabula rasa. En étroite collaboration avec le chorégraphe Merce Cunningham, il a forgé un rapport radicalement nouveau entre la musique et la danse. Son insatiable curiosité l'a conduit à se tourner vers le bouddhisme zen, qui deviendra le fondement de sa création non intentionnelle. Dans cette monographie, Anne de Fornel présente à la fois l'homme et l'oeuvre en éclairant tous les aspects de sa production à partir d'une recherche de première main effectuée dans différents fonds d'archives américains. Des entretiens réalisés avec des personnalités proches, des collaborateurs de longue date et une nouvelle génération d'interprètes apportent aussi le témoignage de l'empreinte qu'a laissée John Cage dans l'art du XXe siècle.
Résumé : Cet ouvrage traitant des ondes évanescentes nous fait faire un long voyage dans le temps : depuis le XVIè siècle au début de l'optique géométrique jusqu'au XXIè siècle vers une nouvelle optique atomique, en passant bien sûr par la fin du XXè siècle où nous découvrons une maîtrise de ces ondes pour toutes sortes d'applications en optique et en optoélectronique, si nécessaires au développement des télécommunications optiques. Longtemps, les opticiens et les électromagnéticiens ne considéraient que les ondes propagatives qui, elles, transportent de l'énergie ; ils ignoraient le champ évanescent qui, pourtant, fait partie intégrante du champ proche d'un objet éclairé. L'auteur, Frédérique de Fornel, nous éclaire sur ces ondes évanescentes mystérieuses qui ne deviennent détectables qu'après une perturbation. On découvre leur rôle, leur réalité physique. Elle nous montre tout le champ d'applications découlant de leur utilisation. Parmi les dispositifs optoélectroniques et optiques à ondes évanescentes, on note les coupleurs, les guides d'ondes, les mélangeurs, les antennes, les détecteurs spatiaux submicroniques, les microscopes dits à champ proche, les circuits intégrés optiques, les circuits hybridés sur une plate-forme mère. Une lecture attentive laisse entrevoir nombre d'autres applications qui pourraient germer de l'esprit inventif de certains lecteurs. L'auteur nous fait ainsi découvrir que des atomes peuvent être influencés par un champ évanescent optique. Bientôt, on pourra manipuler des atomes par l'intermédiaire d'une optique atomique.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.