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Moïse
Chazal Malcolm de ; Cassiau-Haurie Christophe ; Fu
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296054691
Voici, parallèlement à Autobiographie spirituelle publié des la même collection, un autre inédit du grand poète que fut Malcolm de Chazal. Une pièce de théâtre sauvée de l'autodafé personnel de l'auteur et remise à Vinod Appadoo, du Centre Culturel français de l'Île Maurice. On y découvre, dans une "allégorie", le mystère de l'ancienne et de la nouvelle alliance revisité par Moïse lui-même: entre terre et ciel, entouré de sages grecs, égyptiens, juifs et indiens, le prophète observe la vie du Christ, sa mort et sa résurrection. L'occasion pour Chazal de développer, dans une langue unique, sa conception unitaire du monde à travers les correspondances entre l'humain, la nature et le divin et sa nostalgie d'une connaissance par les fleurs, les fruits et les pierres. Le texte est ici précédé d'une présentation de Robert Furlong qui en éclaire les lignes de force et analyse la démarche théâtrale de Chazal. Biographie de l'auteur Créateur multiple, Malcolm de Chazal, né en 1902 et mort en 1981 à Vile Maurice. s "est exprimé à travers plusieurs genres littéraires: aphorismes, contes, poésie, roman, théâtre. Il est aussi l'auteur de nombreuses chroniques de presse et d'une oeuvre picturale haute en couleurs. Son oeuvre la plus connue est Sens-Plastique (Gallimard, 1948). Jean Paulhan lui attribuait le titre de génie et J.-M.G. Le Clézio le tient pour un des" plus authentiques [poètes] de la littérature française contemporaine "."
Chazal Malcolm de ; Cassiau-Haurie Christophe ; Fu
Restés inédits jusqu'à aujourd'hui, les carnets que constitue Autobiographie spirituelle représentent un document exceptionnel pour la compréhension de l'oeuvre de Malcolm de Chazal. Sous forme de phrases souvent fulgurantes, l'auteur retrace sa vie depuis sa "pré-naissance" jusqu'à son immersion solitaire dans l'écriture et la peinture. Il parle de sa naissance au milieu des camphriers, de son enfance à l'Ïle Maurice et de ses études en Louisiane. Il magnifie sa découverte des fleurs et des paysages qui lui révèlent sa véritable identité. Au terme d'un bilan où il revient sur son oeuvre et ses relations avec le milieu littéraire parisien - dont Jean Paulhan - il s'interroge sur la nécessité de se délivrer de soi-même et, pour l'homme d'aujourd'hui, de s'ouvrir à nouveau sur le cosmique. Chaque page du texte est ici présentée en face du fac-similé du manuscrit correspondant. L'ouvrage s'ouvre sur une "Lettre à Malcolm" par Jeanne Gerval ARouff, à qui Chazal avait confié le manuscrit. Il se conclut par une biographie, la plus complète à ce jour, de l'auteur par Robert Furlong et une analyse, par Christophe Cassiau-Haurie, de l'écho de son oeuvre depuis sa mort. Biographie de l'auteur Créateur multiple, Malcolm de Chazal, né en 1902 et mort en 1981 à l'île Maurice, s "est exprimé à travers plusieurs genres littéraires et artistiques: aphorismes, contes, poésie, roman, théâtre, chroniques de presse et peinture. Son oeuvre la plus connue est Sens-Plastique (Gallimard. 1948). Les surréalistes français louaient son génie et J. -M. G. Le Clézio le tient pour l'un des" plus authentiques (poètes) de la littérature française contemporaine "."
Malcolm de Chazal livre là de très courts poèmes tout imprégnés d'humour rose : " C'est l'humour des enfants, que l'on retrouve chez les amants, par la moquerie amoureuse, une douce taquinerie, montant jusqu'à la caresse de l'âme. L'humour est céleste dans son faîte ; c'est le sel des cieux. "
Dans le regard, il y a tous les gestes du corps en miniature. Eau agitée : la lumière se noie dans l'eau. Calme plat : l'eau sert à la lumière de radeau. Dans le désert de la face de l'idiot, passent et repassent en caravane, les chameaux des dents. Une oreille coupée : le bateau de la face est sur le flanc. Deux oreilles coupées : redressement de la nef, mais visage ensablé. Tous les drames de la personnalité partent du refus de vivre avec soi. L'amour tient sa toute puissance de l'illusion qu'il nous donne de nous débarrasser de cette obligation. Les seuls écrivains qui durent sont ceux qui écrivent nu pour l'homme nu, pour l'homme-nature, pour l'homme de tous les temps. " Malcolm de Chazal " C'est entre 1942 et 1944 que l'on assiste à une curieuse métamorphose, où les pensées de Chazal changent de ton, et d'âme en quelque sorte. Leur part sous-entendue (et parfois clairement entendue) tenait, jusque là, à une articulation logique, induction ou déduction. Quelle révélation Chazal a-t-il rencontrée ; ou quelle clef découverte ? A présent, les événements s'offrent à lui en foule, peints de la même évidence, doués du même tranchant. Son intelligence cesse d'être une faculté pour devenir un vase où s'engouffre l'Intelligence cosmique. " Jean Paulhan
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.