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Les enfants d'Israël Tome 1 : La montée à Jérusalem. David et Bethsabée
Cathelineau Philippe de
JUBILE
25,80 €
Épuisé
EAN :9782866793142
Levé tôt, David chanta les dix-huit bénédictions, debout dans la lumière naissante de l'aurore, se balançant d'avant en arrière au rythme de la psalmodie. Puis il ramassa les outres vides et partit en courant vers le puits. Alors qu'il dévalait la pente caillouteuse de la colline, plantée de rares oliviers rabougris, David, apercevant le puits enveloppé de brume matinale, eut le souffle coupé et s'arrêta net, le c?ur battant. Une silhouette empreinte de grâce et de fragilité était penchée sur la margelle. Bien qu'il fût encore loin pour distinguer ses traits et qu'elle fût de dos, la tête et les épaules couvertes d'un châle, il l'avait reconnue au premier coup d'?il. Il ne pouvait pas se tromper. C'était sa bien-aimée. Comme si Bethsabée avait ressenti sa présence, alors qu'il restait à distance, retenant sa respiration, immobilisé et tendu dans le silence, elle se retourna vers lui. David nota la grâce qui affectait le moindre de ses gestes, la pureté de ses traits, la noblesse de son port, la clarté et la douceur de son regard, le charme de son sourire, éveillèrent en lui une tension inconnue et troublante. " L'extraordinaire aventure humaine et spirituelle de David, jeune berger devenu roi d'Israël, chantre incomparable de l'amour de Dieu, est racontée avec verve et chaleur. Fresque puissante et riche en couleurs, c'est aussi une version moderne de l'histoire du peuple hébreu.
Les Essais sur la topologie lacanienne de Marc Darmon ont inspiré la pratique et la théorie de nombre de membres de l'Association lacanienne internationale. Dans leur sillage et sous l'impulsion donnée après Lacan par Charles Melman aux développements du noeud borroméen, ces Essais sur la topologie clinique considèrent que sont cliniques un cas psychopathologique ou un fait social symptomatique s'ils sont étayés par une lecture structurale donnant lieu à une écriture topologique. La clinique ne saurait être réduite au rang de vignettes psychologisantes ou de slogans idéologiques et réactionnaires, comme c'est souvent aujourd'hui la norme en psychanalyse. Ces essais réunissent donc sur une définition rigoureuse de la clinique psychanalytique quatorze contributeurs dont la diversité d'approches en la matière intéressera le lecteur.
Le réel est dépourvu de sens, ce qui ne veut pas dire qu'il est sans représentation. Très tôt, Lacan l'énoncera dans son oeuvre. Et c'est par le biais du symptôme que l'analysant donne au psychanalyste les moyens d'appréhender ce qui se passe pour lui dans le réel. Cet ouvrage met au travail cette notion, que Lacan reprend et élabore tout au long de son enseignement, comme une recherche en lien avec la clinique. Pour les sciences, voire pour "la Science", cette notion de réel, tout aussi importante, se révèle indispensable à son élaboration. Des psychanalystes et des scientifiques de renom montrent en quoi le réel compte dans leur discipline et dans leurs recherches. En toute intelligence, les différences étant évidemment marquées, les exposés des deux approches viennent alimenter un débat d'une brûlante actualité. Ce dialogue vigoureux ouvre des perspectives passionnantes pour un travail encore en chantier.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.
François Lefort et Carmen Bader nous font partager les aventures de El Hôr, enfant de la rue : ses joies, ses peines, ses terreurs. Nous le suivons dans sa difficile survie quotidienne. A douze ans, et parfois bien avant, les vols à la tire, mais aussi les sollicitations troubles des touristes _ hommes et femmes _ et la tentation de la drogue, masquent mal une immense détresse affective. Excédés, les policiers sombrent facilement dans une violence qui n'est qu'un aveu d'impuissance. Alors, les enfants se réfugient dans les bandes. Là aussi, nous allons suivre El Hôr et rencontrer ses compagnons de misère. Peu à peu, émerge une autre figure d'adulte qui donne sans rien demander en échange. Nous apprenons à reconnaître la grosse voiture poussiéreuse du Père Lefort et une voix qui se voudrait bourrue. Sans aucun doute, l'un des meilleurs ouvrages sur les enfants de la rue. Une écriture dont l'intérêt ne faiblit pas un instant, au service d'une exceptionnelle connaissance d'un des drames de notre temps. Un livre courageux qui ne choquera que ceux qui veulent se cacher la vérité. François Lefort, 44 ans, prêtre et médecin, est depuis de longues années spécialiste des jeunes en danger moral et de la toxicomanie. A la suite d'un tour du monde d'où il a ramené une enquête sur la prostitution infantile, il est allé s'enfouir comme ermite médecin dans le désert mauritanien. A son initiative, s'est créée une action pour venir en aide aux petits enfants vivant sans famille dans les rues de Nouakchott. Il a su s'entourer de Mauritaniens qui, avec le feu vert des autorités, ont adhéré à ce vaste projet. Carmen Bader, 43 ans, journaliste à RFI, est spécialiste de l'Afrique.
Sor Sisavang est un enfant heureux au sein d'une famille nombreuse lorsque les Khmers rouges envahissent son pays. Quatre ans plus tard, il n'est plus qu'un orphelin affamé, traqué, rescapé de l'un des plus grands drames de notre siècle. Il nous raconte son histoire : la faim qui tenaille en permanence, la torture infligée par des enfants fanatisés à d'autres enfants de leur âge et de leur race, les disparitions de nuit. Au fil des mois, les siens sont décimés _ il devra enterrer lui-même son père et sa mère _ et c'est en tenant par la main son petit frère qu'il parviendra, exténué mais vivant, sur la frontière thaïlandaise. A nouveau jeté sur les champs de mines au Cambodge, errant à travers son pays occupé, il finira par atteindre la liberté. Document d'une force exceptionnelle, récit haletant, ce livre est aussi un étonnant témoignage sur l'adolescence confrontée à des conditions limites de survie. Poussé par les circonstances à prendre des responsabilités que peu d'adultes assumeraient, l'enfant Sisavang s'ingénie à voler à l'horreur des instants de tendresse. L'Enfant de la rizière rouge va bien au-delà du témoignage... C'est, sans nul doute, un chef-d'oeuvre.
Comment continuer à vivre après la mort d'un fils de dix-huit ans ? Les parents qui ont été frappés par ce drame savent bien que cette question est sans réponse. Voici pourtant qu'un père se risque à poser une main fraternelle sur des épaules encore secouées de sanglots étouffés. Un " deux-fois père ", car Michel Laroche _ père selon la chair de Germain dont nous allons partager la vie, la mort... et la naissance _ est aussi père selon l'Esprit puisqu'il est prêtre de l'Eglise orthodoxe. La tension entre l'insupportable douleur humaine et l'espérance spirituelle, vécues en un même coeur, donne à ce livre magnifique une étonnante densité. La compassion n'a rien à voir avec l'homélie. Pourtant, la Parole chrétienne prend tout son sens au creux même de la détresse d'un coeur broyé. Ce paradoxe, qui nous plonge au sein du mystère, court au long de ces pages pudiques et fortes qu'il fallait avoir le courage de livrer à un lecteur qui se sentira peu à peu rejoint là où il croyait être seul, lové sur une souffrance indicible. Alors, l'agonie et la " naissance au ciel " de Germain, tout juste âgé de dix-huit ans, prennent tout leur sens et s'ouvre un chemin étrangement joyeux. Michel Laroche est archiprêtre de l'Eglise orthodoxe. Marié et père de deux enfants, il est actuellement recteur d'une paroisse dans la région parisienne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de spiritualité, notamment Une seule chair, un livre sur la vie spirituelle du couple, et de Seconde naissance, ouvrage traitant de l'angoisse comme d'une voie spirituelle positive.