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Sur l'océan. Emigrants et signori de Gênes à Montevideo
De Amicis Edmondo ; Favier Olivier
PAYOT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782228899079
Entre 1880 et 1914, près de quinze millions d'Italiens émigrent, soit l'équivalent de la moitié de la population du pays au tournant du siècle. Malgré l'ampleur du phénomène, bien peu d'auteurs nationaux écriront sur le sujet. Parmi eux figure Edmondo De Amicis (1846-1908), reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands auteurs de la péninsule. Reporter, militant pacifiste et témoin attentif de l'Italie unifiée, il est envoyé en 1884 par son éditeur en Amérique du Sud pour une tournée de conférences. La traversée est pour lui un choc et jouera un rôle majeur dans son adhésion au socialisme : bien qu'il voyage en première classe, il découvre la misère des émigrants et, dans la promiscuité forcée du paquebot, les épouvantables inégalités de la jeune nation. Véritable entomologiste à bord, sachant mêler humour et réalisme dans ses portraits de bourgeois et de petites gens comme dans la description des péripéties du voyage, ce grand admirateur de Zola mettra cinq ans à rédiger le premier exemple de roman-reportage réussi.
Ce livre décrit l'ébriété et sa succession d'états de conscience sous l'empire du vin. Il s'agit de la traduction d'une intervention orale, dans un cycle de conférence sur le vin, à la fin du 19è siècle, en Italie. Cette altération progressive des sentiments et des idées, cette succession continue d'états différents de la conscience par lesquels on passe de la sérénité qui suit les premières gorgées à l'exaltation ardente des derniers toasts est en soi un événement psychologique si étrange et si fécond pour l'étude de la nature humaine qu'il ne sera jamais assez médité ni par le philosophe ni par l'artiste.
Dans les allées du jardin d'un hôpital psychiatrique, des femmes de tous âges et de toutes conditions déambulent. Quand Edmondo De Amicis part à leur rencontre, c'est tout un monde qui se révèle. Au creux des délires et des compulsions, pourtant, une certaine rationalité apparaît. Les fragilités de l'auteur, éprouvé par le suicide récent de son fils aîné, se font jour. Dans cette lumière crue, la frontière entre folie et normalité s'estompe. Dans le jardin de la folie est un récit d'une sensibilité et d'une modernité remarquables, un témoignage éminemment sincère et humaniste, dépourvu de tout jugement, qui nous invite à ne plus détourner les yeux. Un homme derrière chaque fou, un fou derrière chaque homme ? A une femme qui lui propose de rester avec elles, il répond : "J'y penserai"...
De Amicis Edmondo ; Chapuis Lise ; Gillyboeuf Thie
Résumé : Si l'amour est souvent enfant de bohème, il est parfois parent de folie. De la Sicile, où Carmela est prisonnière de sa malheureuse passion, à Séville, cité où ta jalousie peut prendre des atours impressionnants, De Amicis raconte avec délectation à quel point rêver trop fort conduit à de terribles extrémités... Histoires fatales, courts livrets d'opéras aux entêtantes mélodies, ces petits joyaux parfaitement taillés nous rappellent les pouvoirs vertigineux de l'amour, sans nous priver des plaisirs d'une fin heureuse.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.