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Jean Daive. La partition
Dayre Eric
HERMANN
40,40 €
Épuisé
EAN :9782705687557
Jean Daive est connu pour être l'auteur d'ouvrages en vers (notamment Le cycle en neuf volets de Narration d'équilibre) et en prose (voir Le cycle en sept volets de La condition d'infini). Cet ouvrage aborde ce que Jean Daive a pu appeler la créativité du lien, ses modes et ses formes éventuelles, la poésie de Daive proposant " un équilibre sous condition d'infini " où la forme scande l'adresse et le dialogue avec l'infini qui interroge l'idée même d'un équilibre possible. Issu d'un colloque qui s'est tenu en mai 2011 à l'ENS et à l'ENSBA de Lyon, l'ouvrage apporte une pluralité de lectures à une oeuvre dense et diverse, en prenant en compte l'évolution du champ littéraire, des registres et des partitions daiviennes (vers, prose, livres, revues, émissions de radio). Il a réuni des universitaires, des chercheurs, des artistes et des écrivains. Entre commentaires, explications, propositions réflexives, hypothèses et interventions plus spécifiquement poétiques, à diverses échelles d'une recherche universitaire ouverte sur la création contemporaine, selon des proportions et des choix variées, on suit le fil de la poétique daivienne et de ses enjeux, de ses déplacements depuis la question de traducteur-interviewer qu'il posait lui-même à Robert Creeley : " Quel est votre secret Robert Creeley, quel est votre secret ? " Deux textes inédits de Jean Daive accompagnent ces Actes. Encyclopédiste, reporter, photographe, traducteur, poète, Jean Daive (né en 1941) est l'auteur de plusieurs recueils de poésie et de quelques romans. Fondateur des revues fragment (1970-1973), fig. (1989-1992), Fin (1999-2006) et K. O. S. H. K. O. N. O. N. G en 2013, il a élaboré diverses émissions radiophoniques sur France Culture de 1975 à 2009. Il a participé aux Nuits magnétiques et a produit Peinture fraîche durant une décennie. Il préside le Centre international de poésie Marseille (cipM) depuis 2001.
Résumé : "La traduction favorise la compréhension entre les peuples et la coopération entre les nations", lit-on dans les actes de la conférence de Nairobi organisée par l'Unesco en 1976. On se figure volontiers la traduction comme un pont permettant de passer d'une "langue source" à une "langue cible" comme on se rend d'une rive "de départ" à la rive "d'arrivée ". Conciliatrice en apparence, cette représentation ne risque-t-elle pas de favoriser l'instrumentalisation identitaire des langues ? La traduction est-elle un moyen de bâtir des rencontres ou de sécuriser des frontières ? Dans un contexte de "débat" sur un rétablissement des frontières européennes, il y a une certaine forme d'urgence à modifier la représentation de l'acte de traduire. Aucune traduction ne se réduit au passage d'une langue source à une langue cible, car aucune "langue" n'est une entité stable et indivisible. A partir de là, un examen concret des textes est nécessaire pour affiner la théorie par l'expérience. Seule une pensée pratique est à même de rendre compte de l'événement qu'est la traduction.
Il s'agit ici de mettre en lumière filiations et croisements entre les oeuvres et les artistes fascinés par un motif de pure abstraction, l'arabesque. Symbole du travail esthétique, faisant jouer l'imagination comme la réflexion la plus haute de l'esprit humain à partir du moment romantisme où la peinture lègue le motif de l'arabesque à la poésie en dépassant le décoratif vers une signification essentielle, exhibant la gratuité, la liberté, la fantaisie et la supériorité de l'art sur la nature. L'arabesque unit les contraires, la courbe et la ligne, donne apparence à l'impossible, se fait chimère et allégorie, hiéroglyphe à déchiffrer. Exaltant le bizarre et le fantasque, elle souligne et transcende le hiatus entre le fini du réel et l'infini de l'idéal, visant une harmonie, une pure combinaison de signes rêvée comme art total. De façon réversible, elle symbolise l'écriture dans son pouvoir de création incessante, et la lecture elle-même, dans ses jeux sémantiques démultipliés : lecture du texte, du tableau, de la partition, du monde et de l'être. Le volume analyse l'évolution du motif de l'arabesque dans le passage du Romantisme à la Modernité en soulignant la manière dont les artistes se nourrissent d'oeuvres et d'images antérieures qu'ils transfigurent en déplaçant signes et matériaux, infléchissant l'arabesque vers une figure synthétique unissant les formes les plus pures de la nature et les formes les plus complexes de l'esprit humain. On redécouvre le motif chez des poètes ou des artistes tels Berlioz, Hugo, Musset, Nerval, Moreau, De Quincey, Poe, Van Gogh, Eisenstein, Michaux, Fourcade. D'autre part, sont mises en relation des oeuvres et des esthétiques apparemment éloignées, par des croisements originaux, tel les effets de la lecture de Schlegel, tel Valéry et le modèle mathématique de Mandelbrot ou les recherches botaniques de Goethe et le Land art d'un Robert Smithson retrouvant la mystique arabe, de sorte que l'ouvrage apporte une synthèse et fait le point sur l'Arabesque du XIXe au XXIe siècle. Il ouvre ainsi des perspectives de réflexion pour la littérature, la musique, la peinture, le cinéma ou la danse, et souhaite donner l'impulsion à d'autres recherches dans ces domaines, en une perspective comparatiste entre les arts qui nous semble être l'avenir le plus créatif des sciences humaines.
Qu'y a-t-il de commun entre Coleridge, De Quincey, Baudelaire et Rimbaud ? L'idée que la traduction est une question qui concerne désormais la poésie, la définition même de la poésie. A travers ces quatre auteurs, dans la manière dont ils dialoguent étroitement par-delà leur langue, dans les polémiques et les oppositions qu'ils construisent, une conception élargie du champ de l'écriture se fait jour. Est-ce dans une seule langue que se forme un style ? Qu'arrive-t-il à un poème lorsqu'il est traduit ? Le style n'est-il pas plutôt l'aptitude particulière d'une oeuvre à se laisser traduire ?
En résonnance avec la Biennale de Lyon 2019, l'Université de Lyon a organisé le 8 octobre 2019 un séminaire "Arts (ou art) de chercher : l'enseignement supérieur face a la recherche - création" . L'ouvrage collectif issu de ce séminaire aborde la question des arts et de la création, de la recherche et de l'art dans les dynamiques des formations actuelles et de la recherche contemporaine, dans un grand nombre de domaines (lettres, arts, sciences humaines et sciences exactes). En posant la question de l'expérimentation, de la transmission et de la reconnaissance, il présente des formations, des parcours et dispositifs, des programmes de recherche - création. Il fait également un point sur l'histoire épistémologique et la provenance de cette approche fondée sur l'idée que l'art "pense" , ou s'oriente a coups d'actes et de formes comme une pensée en effet. Le volume tente ainsi de décrire toute l'importance et les conséquences de cette idée pratique dans l'ensemble des procédures, des enjeux et des grands paradigmes de l'enseignement et de la recherche aujourd'hui. Il suggère enfin quelques redéfinitions et changements institutionnels.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.