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Nouvelle histoire de la Corée. Comment la "vague coréenne" a conquis le monde
Dayez-Burgeon Pascal
PERRIN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782262102500
Histoire d'un phénomène culturel Depuis trente ans, la culture coréenne déferle sur le monde. Portée d'abord par un flot de séries télévisées, un cinéma dynamique et novateur et les groupes de K-pop - la fameuse pop coréenne - , cette vague s'est progressivement élargie aux jeux vidéo, aux produits cosmétiques - la K beauty -, à la K fashion, à la K- food, au sport, au design et même à la littérature, la romancière Han Gang ayant reçu le prix Nobel en 2024. Ce succès culturel sans précédent par sa rapidité et son ampleur représente d'abord une revanche sur le sort. Ruinée et amputée du Nord par la guerre de Corée (1950 - 1953) le Sud a tout misé sur son redressement économique. Gagé sur les exportations technologiques, ce " miracle économique " se double aujourd'hui d'un " miracle culturel ", le succès de la série Squid game, du film Parasite (primé à Cannes et aux oscars), ou du boy band BTS prolongeant celui des automobiles Hyundai, des téléviseurs LG et des smartphone Samsung. Le pays a adopté les méthodes de production, de design et de marketing de l'industrie pour transformer ses produits culturels en redoutable soft power, c'est-à-dire en pouvoir de séduction commerciale et d'influence internationale. Son étonnante réussite culturelle nous en dit long sur la Corée : ses traditions, son énergie créatrice, son goût pour la liberté mais aussi ses doutes et ses carences, qu'il s'agisse de son obsession consumériste, des disparités sociales grandissantes ou du problème lancinant de la division avec la Corée du Nord, menaçante, absolutiste et nucléaire. Mais l'intérêt de la vague coréenne, c'est aussi qu'elle permet de dresser un portrait en creux de la mondialisation qui s'est imposée à nos modes de vie et qu'elle a tant contribué à forger : frénésie consumériste, nouveaux codes générationnels, addiction numérique et hybridation accéléré qui bouscule l'ordre culturel dominé jusqu'ici par l'Occident. A partir de nombreux exemples et de références précises, qui pourront intéresser les passionnés comme les néophytes, cet ouvrage se focalise sur trois points de vue : la vague coréenne comme exemple de soft power, comme miroir de la Corée contemporaine, et comme vecteur de la mondialisation culturelle.
Depuis juillet 1953, après un conflit dévastateur, Il y a deux Corées. Celle du Nord, en proie à une dictature héréditaire qui condamne son peuple au sous-développement, et celle du Sud, démocratique et créative, qui figure parmi les économies les plus avancées de la planète. Si la Corée d'aujourd'hui fait parler d'elle, celle d'avant la guerre (1950-1953) et la colonisation japonaise (1910-1945) demeure méconnue. On ignore que la péninsule fut un creuset d'inventions, un centre intellectuel et religieux. Ravagée par les invasions et les guerres, menacée par la Chine et le Japon, puis par la Russie et les Etats-Unis, la Corée a su s'adapter pour préserver son autonomie politique et son identité culturelle. Du premier royaume de Joseon, fondé d'après la légende en 2333 avant Jésus-Christ, aux deux Etats qui se partagent aujourd'hui la péninsule, l'histoire de la Corée est une véritable épopée.
La Corée d'aujourd'hui défraye la chronique. Celle du Sud accumule les prouesses économiques et donne le ton avec ses films, ses séries télévisées, la K-pop, la K-food et la K-beauty. Quant à celle du Nord, en proie à une dictature héréditaire et au sous-développement, elle menace le monde de ses missiles atomiques. Mais la Corée d'autrefois, elle, demeure largement méconnue. Pour survivre, elle a dû se battre en permanence, jusqu'au XXe siècle, lorsque trois ans d'une guerre sanglante l'ont ravagée, de 1950 à 1953, au sortir de la colonisation japonaise (1910-1945). Mais elle n'a jamais cessé d'inventer, de la céramique céladon à l'imprimerie à caractères mobiles, en passant par une mythologie originale ou un alphabet unique en son genre, promulgué en 1443 et toujours en vigueur. A mille lieues du cliché du "pays du Matin calme" , l'histoire de la Corée qui, d'après la légende, débute en 2333 av. J. -C. , a tout d'une épopée. Edition actualisée et augmentée.
La Corée du Sud fait presque figure d'outsider. Encore peu connue, elle émerge parmi les géants asiatiques que sont la Chine, l'Inde et le Japon. Séparé de la Corée du Nord dès 1945, le pays connut la dictature et un tel retard économique qu'il y a vingt-cinq ans encore rien ne laissait augurer du formidable "miracle coréen" d'aujourd'hui. Devenue une démocratie et un modèle de développement économique, la Corée du Sud se fait de plus en plus présente dans le monde. Ses multinationales Samsung, Hyundai et LG illustrent cette réussite, fruit de l'ardeur d'un peuple à prendre une revanche sur l'histoire. Aujourd'hui, plongés dans le cyber-monde, adeptes de la cyber-politique autant que la cyber-consommation, les Coréens sont aussi l'une des populations les mieux formées de la planète. Non loin de là, de l'autre côté de la frontière, 24 millions de Nord-Coréens ont un niveau de vie inférieur à celui des Sénégalais. Aujourd'hui, avec l'arrivée de Kim Jong-un à la tête de la dictature familiale, la Corée du Nord attire sur elle les feux de la rampe et se replace au coeur des enjeux géopolitiques mondiaux. En explorant tous les aspects de la société coréenne, Pascal Dayez-Burgeon nous fait découvrir les Coréens d'hier et d'aujourd'hui. Trompés par nos préjugés, nous n'accordons pas encore à la Corée du Sud toute l'importance qu'elle mérite. Pourtant demain pourrait bien être coréen. Il est temps de nous y préparer.
L'Europe du XIXe siècle a changé du tout au tout. Elle s'est modernisée, elle s'est industrialisée, elle s'est lancée à la conquête du monde. Politiquement, en revanche, elle est restée assez frileuse. Par peur du changement, amalgamant république et désordres, elle s'est cramponnée à la monarchie. A de rares exceptions - les Etats-Unis, la Suisse, la France d'après 1870 -, chaque révolution, chaque changement de régime, chaque indépendance s'est soldé par la proclamation d'un nouveau roi et la fondation d'une nouvelle dynastie. Napoléon ayant prouvé au monde qu'on pouvait aussi bien s'emparer d'un trône qu'en hériter, une foule de candidats ont tenté leur chance : cadets frustrés, généraux ambitieux ou aventuriers patentés. En une soixantaine de portraits célèbres (Louis-Philippe, Napoléon III, Maximilien du Mexique, le dernier empereur de Chine) ou méconnus (Othon de Bavière, Faustin de Haïti ou Boris, roi d'Andorre), Pascal Dayez-Burgeon revient sur le parcours de ces candidats au trône, leurs illusions et leurs désillusions. Au-delà des anecdotes, cette "comédie princière" - qui dure de Napoléon à ibn Saoud - brosse le portrait d'une période où la monarchie était une évidence politique et où les têtes couronnées n'avaient pas encore laissé leur place aux comédiens, aux sportifs ou aux étoiles de la toile.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.