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Une autre justice est possible
Dayez Bruno
SAMSA
18,00 €
En stock
EAN :9782875935779
On reproche en général à la justice d'être lente, chère et complexe. Si ces reproches sont en grande partie fondés, il ne s'agit là toutefois que de ses moindres défauts ! Car, beaucoup plus essentiellement, notre justice pénale est inégalitaire, discriminatoire, et sacrifie tous ceux qu'elle juge à des principes abstraits qui passent au-dessus des têtes. En optant pour la prison pour des raisons toutes théoriques, elle se contente purement symbolique et se rend indifférente aux conséquences réelles qu'elle engendre. Est-il possible de se sortir de ce qui a pris au fil du temps figure d'impasse ? Après s'être appesanti dans ses précédents opus sur le rôle de chacun des acteurs de justice, puis décortiqué "les quatre vérités" du procès pénal, l'auteur s'intéresse, cette fois, à la justice pénale en tant que système. Façon de boucler la boucle en examinant les traits fondamentaux de tout l'édifice, ses lignes vectrices, et ce dans un double but : d'une part, montrer que, derrière leur apparente évidence, aucun des sacro-saints principes de droit ne va de soi et qu'ils comportent tous une face cachée préjudiciable aux personnes. D'autre part, esquisser ce qui pourrait leur représenter une véritable alternative.
Bruges, Magritte, Tintin... Le "plat pays" cher à Jacques Brel nous est familier, comme le sont aussi l'accent belge, l'interminable querelle linguistique qui oppose les Flamands aux Wallons ou les chocolats de chez Godiva. Pour sympathiques que soient ces clichés, suffisent-ils à comprendre la Belgique, ses particularités et ses contradictions ? Bien évidement, non... Sait-on par exemple que c'est elle qui a inspiré à Karl Marx le Manifeste du parti communiste, que, pour l'époque, Tintin au Congo est plutôt progressiste, que la monarchie joue un rôle clé, que Bruxelles rechigne à devenir la capitale de l'Europe ? A-t-on bien mesuré les causes de la colonisation du Congo, du nationalisme flamand, de l'affaire Dutroux ou encore de la crise politique qui a permis à Elio Di Rupo de devenir Premier ministre ? Tel est l'enjeu de ces Secrets de la Belgique : décrypter les paradoxes et les faux semblants d'un pays que nous croyons connaître et qui est rarement là où on l'attend.
Il y a eu des grands acteurs belges de cinéma avant Benoît Poelvoorde. Mais ils étaient obligés de se fondre dans le moule du cinéma français. Benoît, lui, a déboulé au Festival de Cannes en 1992 avec une bombe, C'est arrivé près de chez vous, pseudo-reportage délirant dans lequel il incarne un truculent tueur à gages... D'emblée, il a imposé un humour belge irrésistible et un tempérament d'acteur inimitable. En près de vingt-cinq ans de carrière, il a incarné une gamme étonnante de personnages : du guide autoritaire (Les randonneurs) au sosie de Claude François (Podium) en passant par le vétérinaire serial killer (Entre ses mains)... Sans oublier Dieu en personne ! (Le Tout Nouveau Testament de Jaco Van Dormael). C'est à la rencontre d'une personnalité hors du commun, à la fois populaire, généreuse et démesurée, que vous invite Hugues Dayez dans cet ouvrage.
Byzance, à en croire la Désencylopédie en ligne qui parodie ironiquement Wikipédia, " est un truc que personne ne connaît, dont personne n'a rien à faire, et qui a pour principale propriété d'être incroyablement compliqué et ennuyeux ". C'est évidemment une plaisanterie, mais qui correspond à ce que beaucoup pensent sans oser se l'avouer. L'objectif de cet essai vise donc à porter un autre regard sur Byzance et à souligner la modernité d'un empire qui, pendant un millénaire, a fait face à des défis qui sont toujours les nôtres : le despotisme, le fanatisme religieux, la guerre ou le rapport complexe entre l'Orient et l'Occident. A ce titre, l'auteur a choisi de se concentrer sur les moments essentiels de l'histoire de Byzance, en mettant en lumière ses principaux enjeux et en dénonçant ses principaux clichés : non, Istanbul n'est pas le nom turc de Constantinople, non, Théodora n'était pas une simple montreuse d'ours et non, Byzance ne rime pas forcément avec exubérance, décadence et manigances.
La justice est un levier de démocratie et un acteur politique d'importance. On lui reproche souvent d'être une institution prédatrice ou un instrument au service des dominants. Dans cet essai, Manuela Cadelli n'évince pas la critique, elle souhaite dépasser le cadre descriptif de l'analyse et se hisser à un niveau normatif - certains diront utopiste - car l'Association syndicale des magistrats (dont elle est la présidente) défend la thèse selon laquelle le pouvoir judiciaire peut et doit être un moteur d'émancipation et de liberté. L'auteure propose ainsi une grille de lecture de l'institution qui consiste à distinguer le réel et le récit. Avant tout, il est important d'attirer l'attention sur ce point de vue particulier, qui peut d'ailleurs être recommandé pour chaque institution, que ce soit un centre culturel, un cabinet d'avocats ou une maison médicale, même si la justice belge est, on le devine, une institution particulière car elle est le fruit de la réflexion du Constituant et de la révolution de 1830. Il est dès lors intéressant, lorsqu'une institution est critiquée ou évaluée, de distinguer les promesses et le récit qui l'ont fondée, du réel qu'elle révèle au moment de l'analyse. Confronter le récit au réel ou le mythe et les promesses à l'évolution et au fonctionnement d'une institution ainsi qu'aux pathologies dont elle souffre, s'avère indispensable pour analyser quelles sont les solutions et les rêves que son mythe fondateur permet d'envisager pour affronter le présent et proposer un avenir prometteur. Ces trois angles d'analyse sont envisagés dans les trois parties de cet essai, mais doivent également être distingués d'un autre champ de critiques : celui des individus qui font - parfois défont - l'institution. Manuela Cadelli est consciente d'un certain désespoir face au réel mais qu'il faut penser la restauration et la concrétisation d'un récit à la hauteur des attentes du justiciable, du voeu du Constituant et des défis qui sont posés aujourd'hui à la démocratie. Face à cette nécessité, il ne faut nourrir aucun scrupule, aucun complexe. Voici le propos et le combat. Il convient d'en assumer l'aspect hautement politique.
Depuis la publication d'Hôpital silence en 1985, Nicole Malinconi a construit une oeuvre à la fois très cohérente et très diversifiée. Cette cohérence, elle a tenté de la désigner en parlant " d'écriture du réel " : " l'écriture d'Hôpital silence m'avait ouvert la voie à autre chose qu'à la réalité, bien plutôt au réel des mots, les mots des vies et des histoires, du parler de la langue ordinaire, du mal dit, du faussement dit. " Cette orientation cardinale se décline toutefois de diverses manières dans son travail. Naviguant entre les genres, entre le récit, l'essai, le théâtre, l'écrit d'artiste, le dialogue, le témoignage, la biographie ; échappant aux classifications en vigueur ; interrogeant les institutions sociales, la portée du quotidien, la force de telle oeuvre littéraire, picturale, musicale, architecturale, la trahison médiatique des images et des expressions, l'énigme des trajectoires personnelles, les aléas de l'immigration, la diversité sociale des discours, l'oeuvre de Nicole Malinconi appelle une lecture plurielle, qui en fasse apparaître la richesse. C'est à cet appel que répond le présent dossier de Textyles en étudiant divers pans de l'oeuvre, d'Hôpital silence (1985) à De fer et de verre (2017) en passant par Vous vous appelez Michèle Martin, Au bureau, Rien ou presque, Jardin public, Si ce n'est plus un homme, A l'étranger, Un grand amour, Petit Abécédaire de mots détournés, Nous deux et Da solo. Un entretien et un texte inédit de l'auteure complètent ce dossier.
Jeune homme brillant mais solitaire, Stéphane forme avec sa s?ur une sorte d'équipe d'opposition en révolte contre les desseins de son père, qui veut entraîner son fils vers une carrière au barreau. Attiré par leur caractère, leur esprit de liberté, et puis le théâtre, Stéphane fréquente des amis très différents du son milieu familial. Nous sommes fin des années '50. Un professeur de grec et de latin l'initie au bonheur de rester chez soi pour disserter sur les choses de la vie en écoutant Béla Bartók. Par ailleurs, Nini, professeur de ballet ? et amie de sa mère ?, l'initie à l'ivresse de la performance scénique. L'étude le passionne dans l'absolu et, au-delà de ses rêve de ballet et de théâtre, Stéphane réussit brillamment ses humanités classiques. Le père de Stéphane sera-t-il sufisamment conquis par l'estime sociale dont bénéficie son fils pour lâcher l'emprise qu'il continue d'exercer sur lui ? Entre le silence du dialogue intérieur et les mystères de l'amitié, le hasard d'une rencontre verra Stéphane se rendre à Paris, peut-être vers l'indépendance ?
Van Reybrouck David ; Borrenbergs Monique ; Préaux
A travers toute l'Europe l'écart entre les personnes peu scolarisées et celles très cultivées se creuse. D'un côté, les cosmopolites qui sirotent leur verre de chardonnay en vantant les mérites de la mondialisation, alors que de l'autre côté une classe "tatouée" se saoule des chansons populaires locales et, souvent, soutient de nouvelles formes de nationalismes. Les travailleurs peu qualifiés ont du mal à pénétrer au parlement. Leur majorité démographique est réduite à une minorité démocratique. Plus que quiconque, les partis populistes portent aujourd'hui la voix des personnes peu qualifiées dans nos sociétés. Selon David Van Reybrouck, le populisme n'est pas nécessairement un danger pour la démocratie. Ce populisme exprime, parfois maladroitement, un désir constant d'engagement politique de citoyens peu instruites. Il est devenu essentiel de se pencher sérieusement sur les réflexions que l'auteur soulève. Un meilleur populisme est nécessaire, pas forcément moins de populisme...