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Le rêve nous pense-t-il ?
Dayan Maurice
PUF
26,36 €
Épuisé
EAN :9782130539711
Que les rêves donnent à penser à l'état de veille, des traditions millénaires l'attestent, ainsi que la psychanalyse et certaines sciences contemporaines. Tout autre est cependant la question du penser tel qu'il paraît se produire dans la solitude du rêve même, sous la condition du sommeil. Faut-il dire que le rêveur ne pense pas, qu'il pense autrement que le veilleur ou qu'il est à la fois l'objet et l'unique témoin d'un penser autre, qui se révèle à lui tout en se dérobant ? Partant de ces paroles qui disent les choses rêvées, s'efforçant de remonter jusqu'à leur lieu de naissance, Maurice Dayan redéploie, sous le jour de cette question radicale, la double problématique de la formation et de l'interprétation du rêve. C'est de longue date en praticien de l'analyse qu'il mène son interrogation et réfléchit l'expérience clinique ; mais c'est aussi en lecteur critique de Freud et de bien d'autres auteurs venus de divers horizons philosophiques et scientifiques. À l'opposé des démarches qui traitent le rêver comme un objet parmi d'autres de la pensée vigile, il le considère comme un mode irréductible du penser, dont il n'existe pas de prototype ni de véritable équivalent dans la vie de veille. Ce mode de penser se situe pour l'essentiel en deçà de l'activité consciente du rêveur, effet-sujet astreint à suivre le déroulement d'une séquence qui s'improvise comme une mise en forme événementielle d'excitations endogènes. Du langage de l'interprétation jusqu'aux matrices du penser rêvant - anonyme quoique singulier - on découvrira cette manière originale d'aborder l'invention du rêve.
À l'opposé des démarches qui traitent le rêver comme un objet parmi d'autres de la pensée vigile, on l'envisage ici comme un mode irréductible du penser, dont il n existe aucun équivalent dans la vie de veille. De ce penser autre, anonyme quoique singulier, le rêveur n'est pas la source, mais le témoin. Il est l'effet-sujet temporaire du penser rêvant, astreint à suivre le déroulement d'une séquence qui s'improvise comme une mise en forme événementielle d'excitations endogènes. Issu d une réflexion étayée sur une longue pratique de la psychanalyse Le Rêve nous pense-t-il? examine la doctrine freudienne de l'accomplissement de souhait, des pensées latentes et du travail de rêve et propose une nouvelle approche des liens dynamiques entre le penser rêvant et les pulsions hétérogènes qui le sollicitent de façon conflictuelle, ainsi qu'une réélaboration du concept d'interprétation.
À la fin de 1899 mais daté de 1900 comme pour marquer un nouveau siècle paraît Die Traumdeutung : c'est le livre du rêve jusque dans sa composition baroque, foisonnante. Un an plus tard paraît ce petit livre-ci, commandé par un éditeur, et dont le propos est bien différent : cette fois, c'est un exposé sur le rêve et qui revêt une forme plus classique, parfois didactique. Comme l'indique Didier Anzieu dans sa préface, la Traumdeutung constituait et constitue toujours une initiation à l'inconscient. Sur le rêve, lui, introduit à la psychanalyse. Y sont énoncés les résultats acquis par une science alors toute nouvelle.Si l'objet est ici le rêve, Freud n'entend pas pour autant lui conférer une valeur exceptionnelle. Au contraire il se déprend et déprend tout au long son lecteur d'une «surestimation», romantique ou mystique, qui ferait du rêve le lieu de quelque ascension de l'âme vers l'inconnu. Aussi porte-t-il principalement son attention sur les procédés du «travail du rêve» en les illustrant par de nombreux exemples et en nous engageant à les retrouver à l'?uvre dans d'autres productions de l'inconscient. Sur le rêve, oui, mais surtout pour l'analyse, pour une méthode.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.