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LES SERMONS UNIVERSITAIRES PARISIENS DE 1230-1231
DAVY
VRIN
69,00 €
Épuisé
EAN :9782711680566
Durant tout le Moyen-Aga, la prédication universitaire fait partie intégrante de l'enseignement de la Faculté de théologie : nombre de manuels combinent éléments techniques et recueils d'exemples disposés dans des cadres invariablement précis. Si l'on peut ainsi constater une analogie de structure entre les sermons, il reste néanmoins une certaine liberté dans le dosage des éléments à utiliser, et c'est là ce qui fait la richesse du genre. Certes, il convient avant tout d'enseigner la religion et la morale, mais il ne s'agit pas d'un simple exposé du dogme et des vertus. Au contraire, le thème doit être interprété selon les circonstances et les auditoires, les sermons pouvant être prononcés devant " des clercs, des vierges et des soldats ". En cela la prédication reste originale et, en nous offrant une peinture fidèle de la société contemporaine, elle déploie toutes les enluminures du symbolisme. Source d'informations doctrinales, historiques et littéraires, les sermons universitaires du XIIIe siècle font ici l'objet d'une étude exhaustive, complétée par un large choix de textes.
Le douzième siècle, cette Renaissance médiévale, est le grand âge de l'art roman. L'homme de ce temps possède une exacte connaissance de sa situation: il est pèlerin de la Jérusalem céleste et, de ce fait, voué à une marche ascendante. Relié à un monde invisible dans lequel il se meut, il sait d'où il vient et où il va. Sa certitude relève de sa foi. Que cette foi se développe à l'intérieur de l'Eglise ou qu'elle soit hétérodoxe, elle demeure vivante. Le moine y répond à l'intérieur de son cloître, le professeur dans son enseignement; l'artiste en témoigne sur la pierre ou par la couleur. Le monde est un, du macrocosme au microcosme, et il est signe de l'Invisible. L'art et ses symboles l'enseignent. Du portail de Cluny à la littérature du Graal, Marie Madeleine Davy nous donne accès à l'extraordinaire richesse symbolique du douzième siècle.
Le mot « création » est en général appliqué à une oeuvre dont l'homme est à l'origine. Ici, Marie-Madeleine Davy parle de la création de l'homme par lui-même, non pas pour faire de lui un chef-d'oeuvre qu'il contemplerait dans le miroir de Narcisse, mais pour conquérir sa condition d'homme total. Spécialiste de la pensée cistercienne et proche de la spiritualité orientale, l'auteur nous invite à découvrir l'histoire de toute personne qui, refusant de faire le jeu des événements dans un monde où les valeurs s'effondrent, tente de découvrir le fond de son être.Cette édition est complétée par Un itinéraire, biographie spirituelle rédigée après avoir frôlé la mort, et qui illustre de façon éclatante comment Marie-Madeleine Davy a mis en oeuvre concrètement le programme de L'Homme intérieur et ses métamorphoses.Notes Biographiques : Marie-Madeleine Davy a été l'une des figures les plus marquantes de la pensée française au XXe siècle. Spécialiste de la philosophie monastique et cistercienne, elle a fait découvrir cette spiritualité vivante à toute une génération. Fascinée par l'Orient, elle a su marier dans sa foi intime les enseignements les plus profonds des différentes traditions. Véritable maître spirituel, elle a fait le choix de se retirer dans la solitude, nous laissant des livres aussi importants que l'Encyclopédie des mystiques, Initiation médiévale, Écrits d'Henri le Saux, Tout est noces, L'Homme intérieur et ses métamorphoses, Le Désert intérieur.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.