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Le patronat judiciaire au dernier siècle de la République romaine. 2e édition
David Jean-Michel
ECOLE ROME
20,00 €
Épuisé
EAN :9782728313822
L'exemple de Cicéron le montre à l'évidence. L'éloquence et particulièrement l'éloquence judiciaire était à Rome, sous la République, un instrument décisif de promotion et de conquête du pouvoir. A quoi cela était-il dû? L'accusation ou la défense en justice permettaient certes de se gagner des obligés parmi ceux que l'on avait vengés ou sauvés d'une condamnation. Mieux encore, ils entraînaient avec eux leurs parents et amis dans une relation de gratitude qui permettait de mobiliser des partisans dans la compétition politique. Mais surtout l'agôn judiciaire qui se déroulait en public sous les yeux de tous les citoyens était l'occasion de manifester des vertus d'intelligence et de courage qui assuraient que celui qui en faisait la preuve serait capable de diriger la cité. Ainsi l'analyse sociologique des conduites qui mettaient ces qualités en scène révèle-t-elle l'économie d'une éthique de l'assistance et de la supériorité morale qui légitimait l'aristocratie sénatoriale ou permettait d'y accéder. Ce livre publié au début des années 1990 faisait la preuve que l'éloquence n'était pas seulement une qualité littéraire, mais qu'elle était aussi un outil de qualification civique.
Les études sur la Rome républicaine et les débuts de l'Empire ont mis en avant la notion de "culture politique", définie comme un mode de légitimation qui contient des images, des rituels et des actes. Les prises de décision dans les assemblées et au Sénat ont fait l'objet d'études qui dépassent le droit public. La question des qualifications pour exercer le pouvoir a donné lieu à des réflexions sur les compétences savantes comme le droit, mais aussi sur les compétences sociologiques, niveaux de fortune, clientèles, prestige. Une dimension échapait encore à l'analyse. Les acteurs de la politique étaient définis par leurs actes et leur statut, mais l'autorité, l'auctoritas, qui permettait de l'emporter dans la prise de décision, n'avait pas encore fait l'objet d'une étude satisfaisante. Cette qualité était incarnée par des individus, mais elle état aussi reconnue à des institutions (Sénat). Les propos et les normes qui s'appuyaient sur elle étaient d'une telle force qu'ils étaient aussitôt suivis d'effet. Les études rassemblées dans cette publication se recoupent pour faire de l'auctoritas un "surplus" et à conférer à l'individu ou au groupe détenteur d'une telle qualité une supériorité qui structurait les comportements.
A Rome, sous la République et au début de l'Empire, un magistrat ne pouvait pas exercer ses responsabilités sans ses appariteurs. Ils étaient sa voix (hérauts ou praecones), ses huissiers (viatores), ses gardes du corps (licteurs), ses mains et sa mémoire (scribes). Ils entouraient le magistrat et effectuaient les multiples tâches qu'exigeait l'exercice du pouvoir. Ils étaient des hommes libres et des citoyens, au service de la cité qui les rémunérait et les mettait à la disposition des magistrats le temps de leurs fonctions. La plupart d'entre eux étaient ainsi inscrits dans des cadres officiels, des décuries, d'où chaque année était choisi le personnel nécessaire. Ils y gagnaient la reconnaissance d'une compétence et d'une certaine indépendance, d'une dignitas qui leur valait de se constituer en ordres. Toutefois, les membres de l'aristocratie sénatoriale qui devaient pouvoir compter sur leur fidélité et leur dévouement veillaient à faire recruter leurs dépendants, souvent leurs affranchis. Ainsi, la position qu'ils occupaient avait-elle quelque chose d'étrange : au service à la fois, public, de la cité et, privé, de ses gouvernants. L'étude de ces hommes se révèle alors décisive pour la compréhension de l'évolution de l'organisation civique romaine qui, par un processus de privatisation des instances publiques, conduisit à l'Empire.
Cet ouvrage collectif couvre l'ensemble des pratiques du conseil appliquées en entreprise. Il est à la fois un guide professionnel et un essai sur l'avenir du métier de consultant. Son objectif est de répondre aux questions que se pose tout consultant dans l'exercice de ses fonctions. Ouvrage de référence à vocation pratique, il fournit au lecteur des solutions opérationnelles à des problèmes concrets. 39 dossiers sont proposés, regroupés en 5 grandes parties. Le consulting : acteur clé de l'économie ; Les fondamentaux du consulting ; Les domaines d'intervention ; Le métier de consultant ; D'autres formes de consulting. Chaque dossier est centré sur les missions quotidiennes du consultant et propose des outils, des méthodes et des bonnes pratiques. Les + : Le "tout-en-un" opérationnel des professionnels du conseil en entreprise ; 200 fiches synthétiques et directement applicables ; Cas d'entreprise, témoignages, avis d'experts, conseils de pros, outils pratiques... ; Une équipe de plus de 40 auteurs experts et reconnus (consultants, formateurs, professeurs...).
Meyer David ; Maldamé Jean-Michel ; Sayadi Abderra
Comment combattre la violence monothéiste, c'est-à-dire les violences commises au nom du Dieu du judaïsme, du christianisme et de l'islam ? Interrogés par un agnostique, un rabbin, un théologien catholique et un universitaire tunisien historien des religions répondent. Le lecteur approuvera l'humanisme de la démarche, il se réjouira de la richesse des analyses proposées, et sera probablement surpris de leur diversité. David Meyer nous invite à une plongée dans les arcanes du judaïsme rabbinique, dans les combats pour l'humanisation de la Torah, il nous décrit la fragmentation actuelle entre les tendances post-ethniques et "post-halakhiques" (post-légalistes) du judaïsme libéral américain et les crispations extrémistes des courants ultra-orthodoxes. En quête d'un lien de causalité entre monothéisme et violence, Jean-Michel Maldamé n'hésite pas à aborder les questions de l'augustinisme politique (c'est-à-dire de la dérive théocratique), de l'Inquisition, et à remonter à la figure du roi David. Abderrazak Sayadi développe à partir du Coran, des hadiths et des s'iras une présentation détaillée de la violence qui a accompagné l'action de Mahomet et des premiers califes. Des propositions de remède concrètes sont formulées par David Meyer, plus générales par Jean-Michel Maldamé. Abderrazak Sayadi décrit les tentatives de réforme de l'islam qui se sont succédé depuis le XIXe siècle, et leur échec. Le lecteur pourra juger qu'il ne s'agit que d'une amorce d'analyse : la relève est à prendre.
Le livre de Charles de La Roncière, de nouveau rendu disponible avec une préface de l'auteur, envisage, à travers l'exemple de Florence, l'ensemble de l'économie médiévale. Les bases matérielles de la vie du peuple florentin sont étudiées, de la défaite politique des Magnats jusqu'au tumulte des Ciompi. Son analyse des prix croisée avec la reconstitution des salaires réels permet de reconstituer les budgets individuels et familiaux : une famille nombreuse augmente le risque d'indigence des salariés lors des crises frumentaires. Il nous donne ainsi accès aux conditions de vie marquées par les disettes et la Peste Noire, l'emprise urbaine sur les exploitations rurales, les guerres et l'augmentation de la fiscalité. La politique annonaire et l'évolution démographique sont au coeur de l'analyse sur la formation des prix et salaires. Monument de l'histoire économique sérielle mobilisant la finesse de l'analyse sociale, cet ouvrage ne cesse d'inspirer les médiévistes.
Ce n'est pas seulement pour rendre témoignage à un moment particulière-ment fécond de l'histoire de la ville que ce livre est rendu a nouveau disponible. Avec des outils nouveaux, de nouveaux concepts (fonctions urbaines, réseaux, etc.), il a jeté un regard renouvelé sur la ville de Rome, 1'llrbs, qui n'est plus une collection monumentale mais un "espace urbain". Par la collaboration entre spécialistes de l'architecture et de l'urbanisme (Pierre Gros) et historiens des institutions et des idées politiques (Claude Aicolet) ce livre a contribué à ouvrir des perspectives nouvelles, après les nombreux chantiers archéologiques postérieurs, il en inspire toujours. Le cadre de la ville de Rome n'est pas un décor dont il s'agirait de préciser les contours afin de comprendre la vie des hommes, mais l'expression d'une géographie urbaine, d'un urbanisme, considérés dans leur dynamisme politique, économique et religieux.
Le manuscrit laissé par l'auteur à sa mort a été publié par deux de ses amis les plus proches, dont notamment Paul Veyne qui signe une courte préface pour sa réédition. L'ouvrage de 1981 reste la grande étude générale sur le phénomène de la gladiature dans la Rome ancienne. Les origines, sans doute en Italie du Sud, autour du IVe siècle avant notre ère, à l'apparition à Rome des premiers spectacles liés également aux combats de l'homme contre la bête, l'auteur examine ensuite la condition des gladiateurs, l'économie des spectacles, leur déroulement. Dans une réflexion finale qui a fait date, Georges Ville s'interrogeait sur ce qui avait rendu possible la gladiature et sur ce qui la fait disparaître.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.