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Intellectuels ouvriéristes. Les communistes des conseils en France, 1927-1934
David Bruno
PU PROVENCE
29,00 €
Épuisé
EAN :9791032005491
Ce livre retrace l'histoire d'une poignée d'intellectuels passés du bolchevisme au conseillisme, qui rêvèrent l'avènement d'un monde libre et solidaire dans le sillage d'une révolution faite par et pour les ouvriers à une époque - le mitan de l'entre-deux-guerres - de désenchantement et de dépression du mouvement social. Hantés par l'exigence de faire de leurs actes la mesure de leur foi, ces hommes d'étude et de savoir ont voulu vivre selon leur idéal : éprouver la fraternité de classe en créant un lieu où les rapports de pouvoir sont abolis - voire, pour certains, en embrassant la condition ouvrière ; opposer le travail et l'échange gratuits au salariat et au marché ; défendre l'autonomie des luttes contre la médiation syndicale et le recours à l'Etat. Leur communisme puisait son inspiration dans la geste de l'autonomie ouvrière, en particulier dans le mouvement des conseils, surgi et défait quelques années plus tôt dans l'Allemagne en révolution. Leur engagement, empreint d'utopie et de noblesse, fut jalonné de difficultés de tout ordre mais aussi de modestes rétributions. Cet ouvrage entend exposer ce qui, dans le cheminement intellectuel et dans la trajectoire sociale de ces clercs militants, a nourri un ouvriérisme auquel leur entrée dans la vie ne les prédisposait pas, et d'identifier, clans les préoccupations et les aspirations exprimées par les mouvements sociaux contemporains, les échos de leur utopie intempestive.
« Juillet 2019, il fait 42,6 c° au parc Montsouris à Paris, dans le Languedoc on enregistre 46°c à l?ombre. C?est une fournaise. Quelques mois plus tard, des tempêtes de feu ravagent l?Australie et on s?émeut de voir la faune et la flore dévorées par les flammes. Ce fameux mois de juillet 2019 aura été le plus chaud enregistré sur terre depuis que les relevés météorologiques existent. Le réchauffement climatique n?est plus une hypothèse, c?est un fait vérifiable par tous : la banquise arctique a perdu 96% de sa surface en 35 ans, le permafrost, cette bande de gel qui ceinture le grand Nord, recule, et chaque année le niveau des océans montent un peu plus.Mais le climat et ses effets spectaculaires ne sont que la face la plus visible d?un bouleversement de bien plus grande ampleur qui concerne la vie elle-même. Au cours de sa longue existence, notre planète a connu plusieurs crises majeures, qui, à chaque fois, ont transformé en profondeur le vivant et entraîné l?extinction de la majorité des espèces. Mais l?image d?Épinal qui montre un dinosaure regardant, l?eil inquiet, une météorite s?écraser sur la terre et provoquer son extinction brutale est un mythe. Les crises de la biodiversité avancent masquées, en silence. Ces trente dernières années, un quart des oiseaux d?Europe ont disparu et pourtant nous n?avons pas marché sur des cadavres d?oiseaux le long des routes et des chemins. Aujourd?hui, tout laisse à penser que nous sommes à l?aube d?une sixième extinction qui arrive à une vitesse foudroyante : on estime que 500 000 à un million d?espèces sont en train de décliner et que d?ici quelques décennies elles pourraient s?éteindre. L?homme et sa consommation sans cesse croissante d?espace et d?énergie en est la première cause. Si rien n?est fait, cette nouvelle crise majeure de la biodiversité aura bien lieu, et l?humanité, dont la survie et la prospérité dépendent de l?équilibre de des écosystèmes, pourrait elle aussi disparaître. » Bruno David Plus qu?un cri d?alarme, A l'aube de la 6e extinction est un plaidoyer pour le vivant sous toutes ses formes et un guide pratique, à hauteur d?homme, pour éviter le naufrage, posant ainsi les jalons d?une éthique pour la planète, sans moralisme ni culpabilisation. Est-il trop tard ou pouvons-nous éviter le pire ? La réponse est entre nos mains.Notes Biographiques : Président du Muséum national d?Histoire naturelle, Bruno David a été chercheur au CNRS et directeur de l?unité Biogéosciences. Paléontologue et biologiste marin de formation, ses recherches l?ont conduit à explorer l?évolution de la biodiversité à partir de modèles actuels comme les fossiles. Il tient, depuis septembre 2020, une chronique quotidienne sur France Culture, le Monde vivant.
Nous voilà confrontés aux extrêmes de la conscience : d'un côté, ce sentiment de toute-puissance, puissant levier de la négation des limites ; de l'autre, cette perception accrue de notre appartenance au vivant, et donc de notre fragilité, qui encourage à repenser de manière plus raisonnée notre inscription dans les écosystèmes, mais peut aussi entraîner certains dans une angoisse, un rejet fataliste et désespéré de la civilisation. Comment vivre entre ces deux contraintes et quels discours adopter pour envisager un futur ni technolâtre, ni apocalyptique ? Une meilleure conscience de notre appartenance au vivant, alliée à la mobilisation des savoirs, pourrait-elle donner un espoir ?
Avec l'histoire naturelle, nous sommes, en tant qu'humains, enracinés dans le monde naturel et incités à penser en son sein, avec lui, et non pas contre lui. Nous appelons nos élus et nos dirigeants, actuels et futurs, à tenir compte de l'histoire naturelle et de tous les enjeux intellectuels, sociaux, culturels, économiques, éthiques, et vitaux, qu'elle englobe : ils sont indispensables pour penser et construire le monde de demain.
Résumé : Le réchauffement climatique n'est plus une hypothèse, c'est un fait vérifiable. Mais ses effets spectaculaires ne sont encore que la face la plus visible d'un bouleversement de bien plus grande ampleur qui concerne la vie elle-même. Ces trente dernières années, un quart des oiseaux d'Europe ont disparu et pourtant nous n'avons pas marché sur leurs cadavres le long des routes et des chemins... Aujourd'hui, tout laisse à penser que nous sommes à l'aube d'une sixième extinction qui arrive à une vitesse foudroyante : on estime que jusqu'à un million d'espèces sont en train de décliner et qu'elles pourraient bientôt s'éteindre. L'homme et sa consommation sans cesse croissante d'espace et d'énergie en sont la première cause. Si rien n'est fait, cette nouvelle crise majeure de la biodiversité aura bien lieu, et l'humanité, qui dépend de l'équilibre des écosystèmes, pourrait elle aussi disparaître. B. D. Le président du Muséum d'histoire naturelle livre un plaidoyer pour le vivant et un guide pratique, à hauteur d'homme, pour éviter le naufrage. Il pose ainsi, sans moralisme, les jalons d'une éthique pour la planète.