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La femme choisie
Davenat Colette
GRASSET
25,15 €
Épuisé
EAN :9782246506911
Sous la dynastie inca, village par village, des fillettes au physique prometteur étaient sélectionnées puis éduquées dans des sortes de couvents, pour être ensuite dirigées sur Cuzco, Nombril du Monde, où elles défilaient devant l'Inca, lors de la fête du Soleil. Celles sur qui s'arrêtait le regard du Divin rejoignaient au palais impérial les mille et une déjà élues, et une fois déflorées par leur seigneur, prenaient le titre d'Incap Aclla ou Femmes choisies. Je devins l'une de ces femmes, mais je sus être plus qu'un ornement à la cour, ayant tôt appris que la beauté ne se voit qu'avec les yeux du désir et que celui-ci n'est qu'une frêle colonne d'argile..."Ainsi débute le récit d'Azarpay, successivement favorite de trois Incas, épouse et veuve richissime d'un conquistador, au jésuite Juan de Mendoza dépêché d'Espagne par Sa Sainteté le pape afin de démasquer les pratiques idolâtres dont on soupçonne Azarpay. Sur la narration développant peu à peu la prodigieuse ascension d'Azarpay, sa rébellion contre la couronne d'Espagne et son apparente soumission aux vainqueurs, va donc se greffer un duel subtil, passionné, entre l'Indienne et le Religieux. Duel dont l'aboutissement logique est la mort pour l'un d'eux."
Le présent ouvrage fait une présentation synthétique du droit d'auteur et des droits voisins, en mettant en évidence les grands traits caractéristiques de la matière : notion d'oeuvre, titularité des droits, prérogatives des auteurs, situation des interprètes, relation aux éditeurs et aux producteurs, singularités contractuelles, gestion collective, lutte contre la contre-façon, etc. En donnant les moyens d'une approche pratique de la propriété littéraire et artistique, il fait apparaître quelques éléments du débat autour de son évolution : ouverture de la matière hors du champ artistique et littéraire stricto sensu, prédominance des investisseurs, expansion de l'offre sur les réseaux, contestation de la légitimité des monopoles, etc.
Résumé : Procureur de la République de l'Essonne, Laurent DAVENAS a été au centre de l'épisode le plus rocambolesque de l'affaire Xavière TIBERI. C'est lui qu'on est allé chercher, en vain, sur les pentes de l'Himalaya en espérant qu'il parviendrait sinon à étouffer, du moins à ralentir la procédure qu'en son absence son adjoint venait de relancer en provoquant la mise en examen de l'épouse du maire de Paris. Aujourd'hui, il raconte... Une affaire exemplaire et l'occasion d'une véritable leçon de choses sur les arcanes d'une justice qui se perd quand elle sacrifie la rigueur du droit aux effets de manches et de... manchettes. Mais Laurent DAVENAS est aussi le procureur d'une banlieue éclatée. Il raconte le combat quotidien contre l'insécurité et pour une justice qui aide à recoudre les liens arrachés par le chômage et l'exclusion. Enfin, fort de ses vingt-cinq années d'expérience, il s'engage à son tour dans le débat sur une justice dont il connaît bien les maux.
Ce guide montreQue ce soit pour répondre aux normes qualité (ISO 9000), à des impératifs de sécurité ou encore à des obligations légales, les organisations modernes formalisent de plus en plus leurs procédures.La mise par écrit des modes opératoires accroît la diffusion des savoir-faire. Elle a des effets organisateurs et dynamisants, sous réserve d'une démarche participative. Et l'informatique permet de gérer facilement de tels systèmes documentaires.Si les ouvrages de gestion évoquent souvent la nécessité du recours aux procédures, ils n'en décrivent pas la réalisation. Ce livre comble cette lacune. C'est un guide pratique sur la mise en forme et l'utilisation des procédures. Il répond aux questions concrètes que posent leur rédaction, leur diffusion et leur suivi.Il intéressera tous ceux, cadres ou consultants, qui doivent rédiger des procédures ou piloter la réalisation de tels manuels. Présentant une démarche méthodique, le propos est illustré par de nombreux exemples pratiques tirés de la vie des entreprises. Le parcours s'achève par une étude de cas.La deuxième édition avait intégré des conseils supplémentaires, notamment pour la présentation des fiches. Cette troisième édition prend en compte la révolution des outils informatiques qui démultiplie l'accessibilité de l'information. Il présente également les possibilités d'automatisation des procédures dans les systèmes en réseau. Les manuels de procédures tendent désormais à se banaliser dans les entreprises mondialisées.
Le contrat, convention génératrice d'obligations entre personnes, traduit juridiquement des rapports - sociaux, économiques - et sa mise en oeuvre constitue l'un des fondements de toute organisation sociale. La représentation de ce lien de droit dans le cinéma anglophone constitue le premier axe des études rassemblées dans ce volume. La relation contractuelle s'intègre dans l'intrigue, la narration scellant les rapports entre les personnages, dans tous les domaines et dans tous les genres cinématographiques (policier, western, film historique, comédie, etc.). Mais, très vite, il apparaît que le rapport purement juridique laisse la place à d'autres relations contractuelles - plus intimes, parfois foncièrement illicites... - ou qu'il devienne prétexte à illustrer de plus vastes desseins. Le contrat est également perçu comme modèle de la relation qui s'instaurerait entre le prescripteur (l'auteur, voire l'acteur) et le destinataire (le spectateur) de l'oeuvre cinématographique. Le contrat qu'on dit alors "spectatoriel", est, dans un second axe, l'objet de plusieurs des études réunies ici. Entre horizons d'attente, protocoles de lecture, jeux sur les habitudes du public, promesses de l'inscription dans un genre cinématographique, mobilisation d'une cinéphilie du spectateur, discours médiatiques sur les films, etc., c'est la pertinence de la référence contractuelle pour désigner cette relation diffuse entre un locuteur et un récepteur, accompagnant l'acte de création cinématographique, qui est alors interrogée.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".