Dans cet ouvrage glaçant, l’autrice et journaliste revient sur l’histoire de Shaïna, jeune fille de la banlieue parisienne assassinée à 15 ans par son petit ami à cause de sa réputation de « fille facile ». Depuis ce fait atroce, Laure Daussy dresse le portrait de quartiers trop souvent oubliés des luttes féministes où s’ajoute au sexisme et aux violences qui ont cours partout ailleurs, un contrôle total et permanent sur la vie des filles. Un ouvrage essentiel et puissant qui permet d’éclairer un problème d’urgence vitale et invite à changer les mentalités pour que toutes les femmes puissent être libres d’injonctions sans avoir à craindre pour leur intégrité ou leur vie.
Un féminicide, une ville. Le 25 octobre 2019, la jeune Shaïna, 15 ans, est retrouvée assassinée à Creil. Une réputation de " fille facile ", un acharnement dans la cité, un drame. L'histoire de Shaïna n'est pas un fait divers mais un fait de société, sur le sexisme, la sexualité des femmes et les violences faites à leur encontre. Laure Daussy est journaliste à Charlie Hebdo. Dans cet ouvrage, elle livre le témoignage d'habitantes de Creil et interroge plus largement la place des femmes dans les quartiers populaires. En partant de l'histoire de Shaïna, Laure Daussy a voulu donner la parole aux femmes de Creil, qui veulent être entendues et qui tentent de se frayer un chemin de liberté. Car force est de constater que jusqu'ici, les filles des quartiers populaires n'ont pas accès au mouvement MeToo. "Ecrire sur ce féminicide nécessite de se demander ce qu'il comporte de spécifique, pour tenter que cela ne se reproduise plus" écrit-elle. Shaïna est la victime de la loi d'un quartier, mais aussi du sexisme de la société en général, qui ne sait pas prendre en compte les violences faites aux femmes. Ainsi, malgré sa plainte, la police et la justice n'ont pas su la protéger. Ce féminicide est aussi le résultat de l'incurie de la justice, qui n'a pas su la protéger. La réputation, une banlieue face au sexisme est son premier livre.
La qualité du patrimoine sculpté amiénois à la fin du XVe et au début du XVIe siècle s'apprécie par les oeuvres de la cathédrale Notre-Dame, en particulier les stalles exécutées entre 1508 et 1519. Le présent ouvrage offre une approche contextuelle de cette création artistique féconde, visant à comprendre l'organisation des métiers à son origine. Qu'implique sculpter à miens en 1500 La définition du métier est rendue complexe par la polyvalence des individus qui rendait les frontières entre les professions perméables, en dépit d'une législation tendant à une normalisation. Quelles conclusions ou hypothèses pouvait permettre l'étude des aspects économiques et sociaux du métier de sculpteur, de la structure de la profession, de la topographie des artisans d'art, de la périodisation des ateliers repérés, des modes de transmissions et de ses conditions ? L'auteure tente de répondre à ces questions par une maïeutique qui se fonde sur l'analyse du contexte géographique, religieux, artistique. social, législatif et matériel dans lequel évoluaient les sculpteurs. Mais, confronter milieu, homme et production artistique ne pouvait être valide qu'en gardant à l'esprit le système polychronique et polyédrique de la société médiévale et ses conséquences sur la création. Le constat d'une telle étude est celui d'un métier qui est autant facteur de caractérisation et d'uniformisation que facteur de l'individualisation. L'oeuvre, analysée ici, en témoigne, et le style, mis en rapport avec le groupe social de l'artisanat d'art, manifeste autant "la prise du pouvoir du social sur l'individuel que l'inverse".
Résumé : Petite phrases inutile, donc indispensables ! Willy Daussy offre un calendrier perpétuel d?antidotes à la mauvaise humeur, de ronchonneries bien léchées ou encore de drôleries grinçantes pleines de malice et de jeu. À lire à toute heure à tout endroit, à triturer dans tous les sens et contre-sens. Important, lire à haute voix ! Exemples : On se demande parfois si la vie a un sens...et puis on rencontre des êtres qui donnent un sens à la vie! Aujourd?hui... profitez-en... je suis plein de bon thé ! Si vos parents sont stériles, vous avez de grandes chances de l'être aussi ! Carmen aurait dit à son homme : Je t'aime, car tu es beau et mien ! Si vous tournez dans le sens inverse des aiguilles d'une montre... c'est sûr... vous allez finir par être en retard! Il est sûr que si jamais... mais bon... on verra et de toute façon c'est possible quand même ! C?est donc une phrase par page. Deux cents phrases inutiles, mais subtiles?
En moins d'un siècle, la face de l'Europe se transforme à jamais. Dans les années 1470, les idéaux humanistes du Quattrocento italien se diffusent grâce à l'imprimerie et sous l'impulsion de quelques lettrés talentueux. Financés par des mécènes, les artistes les plus brillants s'inspirent de l'Antiquité gréco-romaine sans forcément renier l'esthétique du Moyen Âge. Bientôt, de nouvelles formes de dévotion s'affirment et donnent naissance, entre autres, à la Réforme protestante. Mais la Renaissance n'est pas seulement affaire de culture. Après les violentes épidémies de peste qui l'ont meurtrie jusqu'au milieu du XVe siècle, la population européenne s'accroît, et ses besoins stimulent l'agriculture, le commerce ou la banque. À la même époque, des terres lointaines sont découvertes et exploitées pour le plus grand profit des colons et des princes. Enfin, les structures de l'État et les représentations symboliques du pouvoir royal se modernisent, faisant parfois craquer les pratiques politiques héritées du Moyen Âge. Cet ouvrage fait ainsi la synthèse complète des multiples mutations de cette période exceptionnelle. Ses cartes, ses documents et ses notices en font un instrument de travail efficace qui permettra de comprendre ce que fut l'apogée de la Renaissance.
2015. Charlie Hebdo, le petit journal qui tirait le diable par la queue depuis des années, se retrouve tout à coup sous le feu des fous de dieu, puis celui des projecteurs. Le monde entier le découvre ou le redécouvre, l'observe, le jauge, le juge. Mais le regard de Charlie sur le monde, lui, n'a pas changé. En 184 pages et 500 dessins, la compilation annuelle des meilleurs dessins des 12 mois écoulés sera plus émouvante et plus précieuse que jamais. Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski ne sont plus là, mais cet album rassemble leurs derniers dessins parus dans le journal sont réunis dans cet album, auprès des dessins de ceux qui sont encore debout (Riss, Luz, Catherine, Coco), qui continuent à faire vivre Charlie chaque semaine. Un hommage aux disparus, un hommage à ceux qui restent. Longue vie à Charlie !
Un ouvrage anniversaire incontournable à l'occasion des 50 ans de Charlie Hebdo.Pour cet anniversaire, (re)découvrez les archives impertinentes qui forment l'histoire de Charlie Hebdo, de sa création jusqu'à la résilience viscérale qui caractérise aujourd'hui la rédaction.À travers plusieurs chapitres thématiques forts, l'ouvrage regroupe à la fois articles et dessins : des illustrations de Cabu, Wolinski, Charb aux articles de Cavanna, Bernard Maris ou Philippe Val.Au fil des pages, le lecteur rentre dans l'univers et les valeurs du journal, à travers les époques et les faits de société (de 1970 à aujourd'hui).
L'équipe du journal Charlie Hebdo a suivi toute la période de crise du coronavirus pour rendre compte de cette situation inédite en temps réel, en analysant la fac ? on dont elle a été vécue et gérée par les pouvoirs en place. L'équipe du journal Charlie Hebdo a suivi toute la période de crise du coronavirus pour rendre compte de cette situation inédite en temps réel, en analysant la fac ? on dont elle a été vécue et gérée par les pouvoirs en place. Ce magazine regroupe une sélection d'articles (enquêtes, portraits, entretiens, etc.) et de dessins publiés sur le site de Charlie Hebdo durant ces dernières semaines, pour permettre au lecteur de réfléchir a posteriori sur cette période. Parmi les rédacteurs, on retrouve des textes de Yann Diener, Laure Daussy, Inna Shevchenko, Antonio Fischetti, Riss, et d'autres encore. Agrémenté d'illustrations de Coco, Riss, Juin, Foolz, Félix, Juin, Alice ou encore Salch, ce magazine s'articule en six parties, comprenant une préface de Gérard Biard. De la situation précédent le confinement jusqu'au déconfinement (comme l'illustre Félix dans sa série Le Journal d'une pandémie), en traitant la crise de l'hôpital et la gestion des pouvoirs en place face à une crise sanitaire comme économique, ce magazine fait le bilan (sous un angle humoristique et journalistique) d'une situation jusque-là inédite.
Avertissement. En illustrant les "Entretiens" de "Charlie Hebdo" de 2015 à 2018, l'auteur a pu promener son regard sur le monde sans mettre le nez dehors. De ce voyage immobile mais mentalement éprouvant, il a ramené les images insoutenables qui composent ce recueil et qui le confortent dans l'idée qu'il est mieux chez lui dans son canapé que dehors chez les dingos.
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Résumé : Une fille sur cinq, dans le monde, subit des violences sexuelles avant 18 ans. Des millions subissent des mutilations sexuelles, sont mariées avant 16 ans, sont tuées. En France, 40 % des viols et tentatives de viol concerneraient des mineures de moins de 15 ans. Au Royaume-Uni, 21 % des filles de moins de 16 ans ont été victimes d'abus sexuel. Pourquoi ? Sinon en raison d'un ordre de domination, écartant le légitime désir des filles de ne pas être violées, mutilées, maltraitées et d'accéder à leur propre désir ? Loin de se limiter à recenser des faits dans toute leur brutalité, Dominique Sigaud réunit pour la première fois des situations contemporaines affectant universellement les filles. Une enquête terrible et indispensable. Il faut la lire pour connaître la réalité et réagir. Christilla Pellé-Douël, Psychologies magazine. Cette lecture devrait provoquer un raz-de-marée de décisions politiques, un état d'urgence pour enrayer ce mouvement mortel. Fabienne Faurie, La Montagne. Préface inédite. Edition mise à jour. Prix livre et droits de l'homme 2019.
Résumé : Mutilations, viols, crimes d'honneur, féminicides, vitriolages, avortements forcés... Le patriarcat est un régime de terreur. Les hommes ont tiré pendant des siècles avantage symbolique et matériel d'une domination qu'ils ont établie par la force brute. Aujourd'hui, grâce à la scolarisation et à leur entrée sur le marché du travail, les femmes parviennent en de nombreux endroits à secouer le joug. Mais cette aspiration à l'égalité, dont le mouvement #MeToo a été une manifestation planétaire, ne va pas sans déchaîner en retour la colère ni sans alimenter un désir de représailles. La lutte pour l'émancipation est âpre. Aucun groupe dirigeant ne renonce à sa position de supériorité sans combattre. C'est cette résistance acharnée, parfois sanglante, qu'Abram de Swaan documente de manière implacable, d'un bout à l'autre du monde. Djihadisme, fondamentalisme religieux, courants réactionnaires, mouvements d'extrême droite... : son attention se porte sur tous les groupes qui, quand il s'agit des femmes et du féminisme, montrent une parfaite identité de vue. Cette enquête globale et percutante pose les fondements d'une encyclopédie contemporaine de la misogynie.
Résumé : La violence thérapeutique faite aux femmes naît en même temps que la médecine moderne. Auparavant jugées comme sorcières, elles ont été qualifiées d'hystériques, de dépressives et, maintenant, de bipolaires. Pratiquée longtemps essentiellement par des hommes, la science médicale a enfermé les femmes dans ces catégories. Qu'il s'agisse de psychiatrie, de gynécologie, de médecine générale ou de toute autre forme de prise en charge, la relation thérapeutique est encore trop souvent sourde aux symptômes et à la souffrance des femmes. S'appuyant sur des situations cliniques, tirées des archives médicales et de son expérience de psychiatre et psychanalyste, Thierry Delcourt retrace l'histoire de ces violences afin d'éclairer sur les conditions d'un soin respectueux. Il ne s'agit pas d'un procès de la médecine actuelle dont les progrès sont fascinants, ni des soignants qui tentent de soulager les patientes. Il s'agit de permettre que les femmes se libèrent des mauvais traitements qu'elles subissent encore quand la maladie les place en posture de faiblesse, quand des thérapeutes n'écoutent pas leur parole.