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La lettre mise en scène dans les gravures 1800-1920
Poublan Danièle ; Dauphin Cécile
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753507302
L'image captive le regard, elle distrait et fait rêver. Elle enseigne aussi. Dans le champ des pratiques épistolaires observées sur un long siècle, les images de grande diffusion jouent à plein leur rôle de média: montrer les gestes les plus simples ou les plus symboliques, suggérer les scénarios les plus imaginatifs ou les plus anodins, apprivoiser les grands malheurs ou les petits bonheurs... Ces mises en scène de la lettre déploient un imaginaire à la portée du plus grand nombre, tout en informant l'historien attentif au cours ordinaire des choses. La rencontre de la lettre et de la gravure est abordée ici à travers quatre ensembles de documents: les manuels de modèles de lettres, des lithographies de Gavarni publiée dans Le Charivari, les partitions de chansons et les collections de cartes postales. Pédagogiques, ludiques, satiriques ou sentimentales, les illustrations ne sont pas observées comme de simples curiosités, mais saisies dans leurs résonances avec les textes qui les entourent, avec les objets qui les portent, avec les usages qu'elles suscitent. Elles apparaissent comme d'indispensables outils qui ont rendu possible la pratique épistolaire par le plus grand nombre, phénomène mis en évidence au moment de la Grande Guerre. Ecriture amoureuse, féminine ou masculine, écriture appliquée, professionnelle ou enfantine, située dans le salon, le lit, le bureau ou sur le champ de bataille, message enfermé dans une enveloppe cachetée ou exposé sur une carte... toutes les pratiques sont réputées possibles. Nomades, les mises en scène de la lettre circulent d'un objet à un autre, cheminant parfois de la peinture à la publicité. Ce grand imagier épistolaire reste perméable aux innovations technologiques et aux formes nouvelles d'échanges. Biographie de l'auteur Cécile Dauphin est ingénieure de recherche au CNRS. Danièle Poublan est ingénieure d'études à l'EHESS.
Résumé : Rien de plus exaltant pour un établissement d'enseignement que de mettre en oeuvre une démarche de développement durable et de s'inscrire ainsi dans le mouvement national des Agendas 21 scolaires. Mais la conduite d'une telle démarche n'est pas simple. Elle exige une méthode et des outils efficaces et éprouvés. Cet ouvrage a pour objectif de donner aux enseignants et à la communauté éducative un cadre méthodologique précis accompagné d'outils pédagogiques "clés en main" mais personnalisables ayant fait l'objet d'une pratique validée. Huit cahiers méthodologiques reprennent l'essentiel pour la mise en oeuvre d'un Agenda 21 scolaire : l'initiation à la démarche ; la mobilisation de la communauté éducative ; l'approche des enjeux ; diagnostiquer et étudier la faisabilité ; la planification des actions concrètes ; l'action et la communication ; l'évaluation des acquis ; la pérennisation de la démarche. Pour chacun des cahiers, les objectifs sont précisés ainsi que le(s) mode(s) opératoire(s) et les résultats attendus. Un outil indispensable pour les enseignants, les chefs d'établissement et les élus locaux qui souhaitent structurer leur mission et assurer une évaluation et un suivi de leurs actions.
La vie d'une famille bourgeoise ne se conçoit pas au XIXe siècle sans échange de lettres, qu'elles soient écrites dans l'impérieuse nécessité de donner des "nouvelles", dictées par la mélancolie et quelquefois la solitude, ou envoyées dans l'intention d'infléchir le cours d'une existence. Recueilli dans ce livre, l'admirable corpus conservé par la famille Froissart grâce à une exceptionnelle fidélité à sa mémoire témoigne de ce besoin d'écrire, de cet "usage" de la lettre. Mais, contrairement aux échanges épistolaires des grands hommes, intéressants par leur contenu historique ou intellectuel, les missives ordinaires et "sans qualités" passionnent l'historien qui, un peu anthropologue, cherche à y décrypter l'art et la manière de les écrire. Cécile Dauphin (C. N. R. S), Pierrette Lebrun-Pézerat et Danièle Poublan, toutes trois membres du Centre de recherches historiques de l'E. H. E. S. S. , ont cherché avant toute chose à comprendre les conditions de rédaction mêmes de ces nombreuses lettres, à éclairer le "pacte épistolaire" qui les régit et à montrer comment une mémoire familiale se construit. Ainsi, au travers des codes et des rituels d'une famille, se dévoile un monde intime et affectif auquel le discours historique rend de plus en plus justice en s'exerçant patiemment à une écoute plus attentive de l'humain.
En développement durable comme dans d'autres domaines, l'évaluation permet d'engendrer le progrès. Or, aujourd'hui encore, parmi les communes qui ont choisi de s'organiser autour d'axes stratégiques en faveur du développement durable, seules 5 % ont conçu un système d'évaluation. C'est pour remédier à cette situation que Marie-Simone Poublon propose aujourd'hui cet ouvrage qui répond à la question cruciale: "Comment évaluer?". Accompagné de son outil baptisé "Collectivités 21", ce livre répondra aux besoins de toutes les collectivités locales qui ont en commun des préoccupations vitales pour nous tous: donner aux habitants des moyens d'action pour que la commune fonctionne et s'organise dans les conditions politiques, institutionnelles, sociales et culturelles satisfaisantes et équitables pour eux-mêmes et pour tous; répondre à des objectifs de sécurité des conditions biologiques de vie, de qualité des milieux, de limitation des consommations de ressources; ne pas compromettre le renouvellement des ressources naturelles alentour; préserver les capacités de vie et les potentialités de choix des générations futures. Grâce à ce livre, élus et responsables du développement durable au sein des communautés de communes, conseils régionaux, communautés urbaines, communautés d'agglomération, syndicats mixtes, sociétés d'économie mixte locales, stations classées, pourront mettre en oeuvre une politique de développement durable efficace et responsable. Biographie de l'auteur Marie-Simone Poublon, experte en normalisation auprès d'AFNOR, consultant et auditeur indépendant QHSE.
Résumé : Les collectivités locales, qu'il s'agisse de communes, de communautés de communes, de régions, de départements, de " pays ", ont désormais une responsabilité majeure en matière de développement durable. Elles ont donc besoin de méthodes et d'outils pour concevoir, mettre en oeuvre et réaliser le suivi de leurs plans d'action " développement durable ". L'Agenda 21 constitue une réponse particulièrement pertinente à ce besoin. Dans ce livre, Marie-Simone Poublon et Willy Sébille-Magras fournissent toutes les informations nécessaires à la réussite de cette démarche. En plus des éléments de méthode, des contenus méthodologiques et des outils de travail et d'évaluation, ils présentent des exemples concrets et des retours d'expérience récents qui seront d'un grand secours à tous les responsables, élus ou non, concernés par l'Agenda 21 de leur collectivité. Ils n'oublient pas de " débroussailler " le maquis administratif, présentent les nombreux dispositifs existants, les mettent en perspective et en expliquent le rôle et le fonctionnement, clarifiant un paysage souvent difficile à décrypter et à analyser. Ils établissent ainsi de véritables itinéraires fléchés très utiles aux élus, à leurs collaborateurs ainsi qu'aux consultants et aux bureaux d'étude.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour