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Dernières nouvelles du Christ
Daudin Claire
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204101325
Dieu existe, je l'ai rencontré ! " Oui, mais où ? Imaginons un Dieu qui déserte les églises pour aller faire un tour au parc de la Tête d'Or, à Lyon, à l'heure de la messe... Un Dieu qui se détourne des fumées d'encens, qui n'écoute plus les jérémiades de " derniers chrétiens " obsédés par la perte de leur visibilité... Un Dieu qui, reprenant l'injonction du prophète Isaïe, crie à ses enfants de " consoler son peuple " au lieu de l'accabler de réprimandes et de se complaire dans les gémissements. Claire Daudin donne le ton : Dieu parle aux hommes dans leur langage, hors sermon, hors les murs, sur les pelouses municipales où l'on croise la foule des dimanches. Cloîtres, abbatiales, églises de village sont délaissés. Dieu est de sortie en ces temps de fin de chrétienté. Evasion définitive ou bien jeu de cache-cache ? On l'aurait aperçu devant l'église de Moissac, dans le corps dévasté d'un SDF ; à la télévision, sur le visage d'un orphelin du sida ; dans une chapelle vandalisée un soir d'après match. Pour en savoir plus sur Son " actualité ", lisez " Dernières nouvelles du Christ ".
Une synthèse accessible pour comprendre l'oeuvre, sa genèse, son auteur ; les clefs pour savoir étudier l'oeuvre, analyser ses thèmes majeurs et faire des passerelles avec d'autres textes. Cet ouvrage propose une étude approfondie du texte, les repères essentiels sur l'oeuvre et son auteur, des analyses thématiques, des prolongements vers d'autres textes et, en annexe, des informations complémentaires utiles à la compréhension d'Alcools d'Apollinaire.
Sous le pont Mirabeau coule la SeineEt nos amoursFaut-il qu'il m'en souvienneLa joie venait toujours après la peine Ces vers du "Pont Mirabeau", comme ceux de "La Chanson du mal-aimé" ou de "Zone", tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d'Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu'en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d'un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel ("Zone") côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé ("À la Santé"). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l'amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. --Karla Manuele
Contrairement à son ami Paul Gauguin, et son compagnon à Pont-Aven et au Pouldu, Charles Filiger est resté dans l'ombre. Peintre de la couleur, il choisit l'obscurité ; peintre mystique, son existence est entravée par la maladie, la pauvreté, la solitude et l'alcool. Loin de refléter ses tourments, son art est un combat remporté sur tous les démons qui l'assaillent. Alfred Jarry puis André Breton seront fascinés par la pureté de ses tableaux. Les paysages de la côte bretonne, les Christs aux bras grands ouverts des calvaires plantés dans la lande, les visages et les corps des petits paysans qui servent de modèles à ses saints et à ses anges sont le signe d'une victoire sur le malheur et sur le mal. Dans un roman où le mot prend le relais de l'image pour dire le triomphe de la beauté et de la grâce sur toutes les puissances de mort, Claire Daudin ressuscite la figure de ce "peintre aux outrages". Portrait saisissant d'un homme d'exception, évocation d'une vie oubliée, ce livre est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain fasciné par un artiste, et qui décide de lui rendre enfin hommage.
En 2003, la lecture d?un livre intitulé Morts ou juifs, la maison de Moissac (Flammarion) de Catherine Lewertowski avait bouleversé Claire Daudin en lui révélant un épisode de la Seconde Guerre mondiale dont elle ignorait tout. A Moissac, ville de ses ancêtres, des enfants juifs avaient été recueillis et sauvés par un couple de cadres du mouvement des Eclaireurs Israélites de France, Shatta et Bouli Simon. L?histoire était belle, faite d?héroïsme et de dévouement, de foi en Dieu et en l?homme en dépit de la barbarie et de la persécution. Au-delà de l?admiration ressentie, Claire Daudin éprouva un grand trouble à la lecture de ce témoignage: personne, dans sa famille d?honnêtes et fervents catholiques, n?avaient rien su de ces événements qui s?étaient pourtant déroulés chez eux. Le sentiment d?un rendez-vous manqué aux conséquences dramatiques dans le passé, le présent et l?avenir joua comme un catalyseur: souvenirs, lectures, voyages, méditations se sont ordonnés en un récit, intitulé Mon roman juif, que Claire Daudin publia aux éditions du Cerf en 2011. Pourtant il y avait un domaine que la fiction n?avait pas permis à Claire Daudin de creuser suffisamment: celui de son histoire familiale. Elle l?a explorée dans Le Rendez-vous de Moissac (initialement intitulé Les Maisons de Moissac), en mettant en parallèle le livre de Catherine Lewertowski et le journal tenu pendant la guerre par son arrière-grand-oncle, natif de Moissac et curé d?un village de la région. A travers ce livre, par-delà les années, les méconnaissances et les ravages de l?histoire, Claire Daudin a voulu honorer ce rendez-vous entre Chrétiens et Juifs que ses ancêtres avaient manqué. Pour elle, l?enjeu n?a jamais été de juger ceux qui l?ont précédée, mais d?ouvrir une voie nouvelle, dans laquelle les croyants d?aujourd?hui puissent se rejoindre, et plus encore s?engager ceux de demain.