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Hölderlin, le retournement natal. Tragédie et modernité, nature et poésie et autres essais, Edition
Dastur Françoise
ENCRE MARINE
36,00 €
Épuisé
EAN :9782350880686
Ce que Hölderlin cherche à montrer dans sa poésie, dans ses essais poétologiques et philosophiques, tout comme dans ses traductions de l'Oedipe-Roi et de l'Antigone de Sophocle et les Remarques qui les accompagnent, c'est la nécessité d'accomplir ce qu'il nomme le "retournement natal", qui consiste à abandonner la direction antinaturelle de la culture à ses débuts pour l'orientation vers le naturel. Alors que pour le Grec, le retournement natal s'accomplit de manière tragique et dans la mort, pour le Moderne, il a le sens d'une assomption de la finitude et de l'existence terrestre. C'est la raison pour laquelle la poésie lyrique est dans la modernité plus appropriée que la tragédie à l'exposition de ce mouvement qui reconduit l'être humain à la prise en garde de ses limites. Il ne s'agit pourtant pas, pour le poète moderne, de simplement chercher la "réconciliation" avec la nature, mais de la célébrer à travers l'épreuve de son inaccessibilité au cours de la "nuit sacrée" de la modernité dont le divin s'est absenté. Dans cette nouvelle édition s'ajoutent, aux textes des deux cours publiés en 1997, ceux de conférences ponctuelles qui furent consacrées à l'approfondissement de certains des points fondamentaux de l'interprétation qui est proposée ici de l'oeuvre de Hölderlin.
Résumé : La question que Martin Heidegger a posée à l?ensemble de la tradition occidentale est celle du sens de son concept fondamental, celui de l?être. En révélant que c?est à partir du temps que nous comprenons l?être, il a montré que la philosophie trouve son origine dans l?existence d?un être qui ne peut plus être compris, comme le veut la philosophie moderne depuis Descartes, comme un sujet centré sur lui-même. La question du temps n?est donc pas pour lui une question philosophique parmi d?autres, mais celle qui seule peut donner accès à ce qui constitue l?humanité comme telle. Ce que Martin Heidegger accomplit en posant la question du rapport de l?être et du temps, c?est cette ? révolution du mode de penser ? que requiert la prise en vue de l?essentielle finitude de l?homme et de l?être. La mise en évidence de l?historialité foncière de la pensée philosophique implique que celle-ci ne puisse plus se définir comme une pure théorie et qu?elle exige un engagement existentiel qui ne la met pas à l?abri de l?erreur. C?est uniquement à partir d?une telle conception de la pensée que l?on peut comprendre l?engagement politique de Martin Heidegger, ce qui ne signifie nullement l?excuser.
Résumé : Les textes publiés par Husserl de son vivant sont peu nombreux et ne représentent qu'une toute petite partie de son abondante production philosophique. On ne peut donc privilégier un texte ou même quelques textes sans risquer de donner une vision très partielle de la méditation philosophique ininterrompue qu'il a poursuivie pendant près de cinquante ans. Plutôt que de présenter un exposé statique de l'ensemble de sa philosophie, on a préféré tenter ici de donner une idée plus dynamique de l'enchevêtrement des voies de sa réflexion en s'attachant aux problèmes les plus cruciaux qu'il a rencontrés dans son entreprise de fondation de la phénoménologie comme science rigoureuse. Parti d'une réflexion sur le statut de l'objet mathématique, Husserl a été amené à prendre position contre le psychologisme régnant et à développer le projet d'une analyse phénoménologique, et non plus seulement psychologique, des vécus logiques. En élargissant cette analyse des objets idéaux à l'ensemble des objets donnés à une conscience, Husserl a dû affronter d'abord l'énigme de l'autoconstitution temporelle de la conscience, puis les questions non moins redoutables de l'intersubjectivité de la vérité et de l'historicité de la raison. Ce sont ces problèmes de la fondation phénoménologique de la logique, de la temporalité de la conscience, de l'intersubjectivité et de l'histoire qui ont été choisis ici comme les foyers d'une interrogation sur le transcendantalisme et l'idéalisme husserliens.
Ce cours, consacré à l'analyse de la genèse de la pensée dialectique, se propose d'en reconstituer le développement en trois étapes distinctes : celle de la lecture de Kant et de Fichte par Schelling et Hölderlin, qui s'achève en janvier 1797 ; puis celle qui réunit Hegel et Hölderlin à Francfort de 1797 à 1800, où c'est la question du rapport entre religion, philosophie et poésie qui domine ; enfin celle de la constitution de ce qui sera la matrice d'une pensée dialectique dans les derniers essais philosophiques et poétologiques de Hölderlin de 1799 à 1803 et dans les écrits publiés et non publiés de Hegel pendant la même période.
Résumé : C'est à travers le débat qu'il a engagé très tôt avec Husserl et poursuivi tout au long de son oeuvre avec Heidegger que Derrida est devenu ce penseur de la " déconstruction ", mot qui est aujourd'hui généralement associé à son nom bien qu'il ne désigne pas une méthode, un acte ou une opération, mais un " événement " qui affecte tous les domaines - philosophique, éthique, politique et esthétique. C'est donc ce débat avec Husserl et Heidegger, les deux penseurs qui furent à l'origine de ce " mouvement phénoménologique ", qui constitue aujourd'hui encore le courant majeur de la pensée contemporaine et que les textes de ce volume ont tenté de rendre compte. Ils sont eux-mêmes les traces d'une lecture des textes de Derrida commencée très tôt, dès 1962, avec la parution de son premier livre, et poursuivie jusqu'au milieu des années 1980, période pendant laquelle son débat avec Heidegger s'est vu réanimé.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
2 volumes sous coffret vendus non séparément Tome I Clémence Ramnoux consacra sa vie entière à l'étude et à la sémantique des penseurs présocratiques comme Héraclite, Empédocle ou Parménide, afin de remonter aux sources de la philosophie. Pour ce faire, elle élabora une méthode de recherche interdisciplinaire, redevable de l'histoire des religions, de la philologie, de la philosophie et de la psychanalyse. Dans ce premier volume se trouvent rassemblés les trois premiers ouvrages (La Nuit et les enfants de la Nuit dans la tradition grecque, Héraclite ou l'homme entre les choses et les mots, Mythologie ou la famille olympienne) de cette grande helléniste qui font toujours autorité. A chaque fois l'auteur a proposé de nouvelles traductions des textes présocratiques. Clémence Ramnoux n'étudie pas seulement l'évolution du mythos au logos, en s'attachant à démontrer le passage du nom des puissances divines à l'abstraction philosophique, elle s'est également intéressée aux fragments d'Héraclite en proposant une lecture non plus fondée selon la division traditionnelle - cosmologie, anthropologie, logique - mais sur une nouvelle méthode de groupement des formules de mots. Dès lors, elle éclaire les fragments d'Héraclite, en se mettant à l'écoute des mots, de leurs jeux, de leurs résonances, de leurs échos pour les entendre philosophiquement et les comprendre dans leur unité, nous faisant oublier le surnom que la tradition lui donnait : "Héraclite l'Obscur" . Dans sa présentation, Rossella Saetta Cottone dit la dette immense de la recherche française envers Clémence Ramnoux qui a su dépasser les clivages disciplinaires pour aborder une question capitale de notre culture comme celle de la naissance de la pensée rationnelle. Tome II Dans ce second volume consacré essentiellement aux études présocratiques, Clémence Ramnoux reconnaît l'apport de Nietzsche en montrant que le retour aux sources archaïques permet de comprendre comment de l'éloignement progressif des dieux vont naître les commencements de la philosophie. Cette dernière se détachera peu à peu du mythe (encore largement présent chez Platon), pour faire émerger la pensée abstraite, toujours en mutation, fille adultérine de la pensée archaïque. C'est à l'aune de ces rencontres agonistiques entre penseurs anciens que la philosophie s'affirmera. Dans une suite d'articles sur les présocratiques, on découvre ce glissement du mythe à la pensée rationnelle, déjà en germe avant Socrate. Avec la traduction commentée du Poème de Parménide, l'auteur montre l'importance de la transmission des textes anciens dont il faut aussi savoir faire une étude critique. Un choix d'articles peu connus, jusqu'alors dispersés et difficilement accessibles, permet de mieux comprendre les relations complexes - à la fois complices et novatrices - de Clémence Ramnoux avec la pensée contemporaine, notamment avec la psychanalyse et avec la philosophie de Bachelard. Cette nouvelle édition en deux volumes des oeuvres majeures de Clémence Ramnoux, entièrement revue et corrigée, est enrichie d'une Table de concordances des fragments orphiques, d'un Index des sources, d'un Index général, d'une Bibliographie raisonnée des oeuvres citées par l'auteur et d'une Bibliographie de ses oeuvres et des articles qui lui ont été consacrés.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Cette autobiographie est celle d'un philosophe du bonheur. Mais elle n'est pas un traité ni une démonstration, elle est le récit concret d'une vie singulière. Cette vie est en même temps sa propre invention, saisie et voulue comme telle. Elle met en scène les actes de rupture, les créations et les fulgurances qui sont en fait le déploiement même du Désir et de la liberté. Dans le mouvement concret de la vie, dramatique ou comblée, prend place aussi le mouvement de la réflexion. L'auteur suit le fil mnémonique de sa propre pensée et rend compte du travail et de la gestation de chacun de ses livres. L'oeuvre qui a exprimé et construit la vie heureuse est ici éclairée en retour par cette vie même. Une vérité, ni morale ni psychologique, prend forme peu à peu: au-delà de toutes les idéologies du siècle, une philosophie du sujet et de la liberté peut être à la fois le miroir d'une vie et la source même de cette vie. C'est la pensée de la liberté heureuse qui crée et la liberté vraie et la joie.