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Les diplomates de la République (1871-1914)
Dasque Isabelle
SUP
35,00 €
Épuisé
EAN :9791023106466
A partir d'un corpus de 405 diplomates - ambassadeurs et ministres plénipotentiaires - ayant servi entre 1871 et 1914, l'ouvrage dresse les contours socio-culturels d'une élite en partie renouvelée par les républicains mais dont l'identité reste façonnée par les héritages du passé et la tradition. L'étude du milieu d'origine, de la formation intellectuelle, des réseaux et des structures de sociabilité, des trajectoires professionnelles, donne lieu à un traitement à la fois qualitatif et quantitatif. Elle permet d'analyser l'impact des mutations auxquelles le corps est confronté, tant sur le plan de la politique intérieure de la IIIe République que sur celui de la vie internationale. Ce livre montre comment, ralliés aux institutions nouvelles ou tout au moins loyaux à leur égard, les diplomates se sont prêtés aux termes d'un compromis acceptable avec la République, qui repose sur des mécanismes d'intégration réciproque et sur un consensus quant aux objectifs de la politique extérieure. Il étudie aussi la façon dont les diplomates appréhendent les évolutions du système international marquées par le déclin du Concert européen. Comment, confrontés à la redéfinition de leur rôle dans une époque de mutations, de tensions internes et de crise d'identité, les diplomates ont-ils su mobiliser des moyens propres à conforter l'esprit de corps, par un travail de mémoire et de représentation très consensuel, et à assurer la survie des traditions et avec elle, la grande Tradition du Quai ?
Ce livre ne traite pas d'une criminalité dont l'origine se perd dans la nuit des temps mais de formes radicalement nouvelles : ces grandes organisations criminelles, qui ont vu le jour en Italie du Sud, en Chine, au Japon au XIXe siècle et un peu plus tard aux Etats-Unis, à des époques marquées par le début du processus d'industrialisation et d'urbanisation. Leur création a coïncidé avec le remplacement des vieilles structures féodales par l'Etat moderne et centralisé. Plus récemment, des protomafias se sont formées, en Europe de l'Est et dans les Balkans. Ces organisations criminelles constituent un défi majeur pour le monde. Prospérant sur l'approfondissement de la globalisation et de ses flux financiers, comme sur l'affaiblissement des Etats, le crime international est devenu un acteur géopolitique incontournable, capable même d'imposer de nouveaux Etats à la communauté internationale.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "