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OEUVRES COMPLETES T1. JOURNAL DE BORD [DIARY] DU VOYAGE DU BEAGLE [1831-1836]
DARWIN CHARLES
SLATKINE
137,01 €
Épuisé
EAN :9782051022668
Traduit ici en français pour la première fois, le Journal de bord ? Diary ? de Charles Darwin est le premier document, demeuré longtemps inédit, qui relate, jour après jour, le voyage du jeune naturaliste autour du monde à bord du trois-mâts barque d?exploration le Beagle. Commencé le lundi 24 octobre 1831 à Plymouth, ce récit s?achèvera, presque cinq ans plus tard, le dimanche 2 octobre 1836 à Falmouth, après un périple au cours duquel le futur réformateur de l?histoire naturelle et auteur de la théorie de la filiation des espèces expliquée par la sélection naturelle aura acquis une provision de spécimens, d?observations, de connaissances positives et de doutes qui constituera le socle et le ferment de sa grande théorie phylogénétique.Matrice du futur Journal de recherches (le fameux Voyage d?un naturaliste autour du monde) qui paraîtra en 1839, le Journal de bord est en premier lieu le récit de cette navigation, tour à tour émerveillée et éprouvante, et de son alternance avec les longues expéditions terrestres (Cap-Vert, Brésil, Uruguay, Argentine, Chili continental et Terre de Feu, Falkland, Chiloé, Galápagos, Tahiti, Nouvelle-Zélande, Australie, Tasmanie, Îles Keeling, Île Maurice, Cap de Bonne-Espérance, Sainte-Hélène, Ascension, Açores) qui furent pour Darwin l?occasion d?étudier tout ce qui, depuis la géologie, essentielle à ses yeux, jusqu?aux hommes, le conduira à douter de la véridicité de la Bible et du bien-fondé de son autorité sur l?enseignement des sciences de la terre et de la vie.La condamnation sans appel de l?impardonnable barbarie de l?esclavage et de la décimation des peuples autochtones est l?une des grandes leçons morales du Journal de bord. Dans une longue préface et des annexes soucieuses de compléter et de rectifier parfois les données avancées par les sources anglo-saxonnes, Patrick Tort, poursuivant un dialogue depuis longtemps amorcé avec le commandant de marine Claude Rouquette, montre comment le jeune Darwin, au cours de son immense voyage de découverte, affermit déjà les bases de ce qui forgera plus tard chez lui, notamment dans La Filiation de l?Homme, la notion cruciale de « civilisation ».
Résumé : Lorsque, plus de onze ans après la première édition de L?Origine des espèces, Darwin publie en 1871 La Filiation de l?Homme (The Descent of Man), il s?acquitte d?une obligation de cohérence contractée dès sa première adhésion à l?idée de l?origine commune des espèces vivantes : couronner l?illustration de la grande vérité transformiste en montrant la nécessité d?inscrire généalogiquement l?Homme au sein de la série animale. Au terme d?une assez longue réserve, Darwin, affrontant une nouvelle fois les mythes de la création et l?univers dogmatique des croyances, expose alors une version strictement naturaliste de l?origine de l?Homme et de son devenir. Au-delà, il s?agit pour lui d?expliquer, par la seule dynamique d?avantages sélectionnés et transmis, l?accession de l?Homme à sa position d?éminence évolutive, représentée par l?état de " civilisation ", lequel manifestement contrarie en son sein le mouvement d?élimination des moins aptes impliqué dans la sélection naturelle, pour y substituer des institutions protectrices, une éducation altruiste et une morale de la bienveillance, du secours et de la sympathie. Une telle explication ne pouvait s?effectuer sans une théorie des instincts. Si la notion du développement sélectionné des instincts sociaux, combinée à celle de l?accroissement des capacités rationnelles, sert à désigner globalement ce à travers quoi l?humanité élabore la civilisation, c?est dans l?analyse fine des instincts procréatifs et parentaux, ainsi que des sentiments affectifs et des comportements qui leur sont associés, que Darwin découvre l?opération d?une autre sélection, détentrice elle aussi d?un grand rôle évolutif : la sélection sexuelle, qui préside dans le monde animal à la rencontre amoureuse, aux rituels et aux choix nuptiaux ainsi qu?à la transmission des caractères sexuels secondaires, et qui complète l?action de la sélection naturelle tout en paraissant parfois lui faire obstacle. Il ressort de ce livre essentiel que l?anthropologie de Darwin, fruit du strict continuisme évolutif qui l?attache à la zoologie, établit, au lieu d?une recommandation d?élimination que beaucoup ont cru, de ce fait, y être incluse, l?indispensable socle naturaliste d?une généalogie réelle de la morale, et fonde la civilisation sur le renversement progressif et le dépérissement de l?ancienne loi sélective : à travers le développement des instincts sociaux et des capacités rationnelles, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s?oppose à la sélection naturelle. Telle est l?inépuisable nouveauté de ce que Patrick Tort nomme, dans sa préface, l?effet réversif de l?évolution.
Résumé : Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831-2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères actuels sont attribués à George Robert Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell. C'est à Richard Owen (1804-1892) qu'incombe la charge délicate d'expertiser les vestiges fossiles des grands Mammifères, pour la plupart argentins, dont Darwin a exhumé les fragments durant son exploration des côtes de l'Amérique du Sud. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du HMS Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843. Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes, et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Owen moins que tout autre, qui combattra à partir de 1860, avec une âpreté jalouse et parfois sournoise, la théorie exposée dans L'Origine des espèces. Dans sa préface, Patrick Tort montre comment, dès les premiers résultats publiés de cette entreprise, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, la paléontologie commence à servir de champ d'illustration dans la recherche des "preuves du transformisme".
Pourquoi haussons-nous les épaules? Pourquoi remuent-ils la queue? Pourquoi fronçons-nous les sourcils lorsque nous sommes en colère et faisons-nous la moue lorsque nous sommes tristes plutôt que l'inverse? Quelle est la différence entre culpabilité et honte? Ce livre serait extraordinaire même s'il n'avait répondu qu'à ces questions en 1872. Mais il a aussi prouvé que l'esprit humain, pas simplement le corps, est un produit de l'évolution. Il a montré, au moment de l'apogée du racisme scientifique, que les races humaines sont fondamentalement semblables, en devançant pratiquement toutes les sciences du comportement du XXe siècle, du développement de l'enfant et de la psychopathologie à l'ethnographie, l'éthologie, la science cognitive et ta neurophysiologie. Il a été le premier ouvrage scientifique à s'appuyer sur la photographie. C'est un livre captivant. Darwin a enrichi son argumentation de centaines d'observations pénétrantes, dont beaucoup sont formulées avec toute l'émotion et l'humour de la grande littérature. Cette édition est aujourd'hui aussi fraîche et stimulante pour l'esprit qu'elle l'était il y a plus d'un siècle.
Dans le cadre de l'exposition au musée d'Orsay consacrée à Darwin, l'Esprit de Temps propose une édition illustrée en couleurs d'un texte à caractère " inédit ". Il constitue en effet la part " psychologique " des écrits du naturaliste que celui-ci donna à son élève John Romanès, lorsqu'il rédigea son livre sur L'Origine des espèces. Le texte fut publié de façon " confidentielle " à Londres en 1884, puis oublié et récemment redécouvert. Il est en définitive l'un des premiers textes (sinon le premier) d'éthologie, décrivant le comportement instinctuel, et appris, des espèces animales. Nombreuses illustrations de planches naturalistes du 19e et du début du 20e siècles. Charles Darwin (12 février 1809 - 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux et les théories sur l'évolution des espèces vivantes ont profondément révolutionné la biologie. Il a développé l'hypothèse, appelée depuis " darwinisme ", selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un ancêtre commun ou d'un petit nombre d'ancêtres communs, grâce au processus de sélection naturelle.