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L'origine des espèces. Par le moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races favorisé
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Berra Aurélien
CHAMPION
22,50 €
Épuisé
EAN :9782745318626
Vingt années séparent le premier exposé de la théorie darwinienne - le brouillon de 1839 - et la publication, le 24 novembre 1859, de L'origine des espèces. La fin de cette longue genèse est aussi le début d'une lente maturation qui durera jusqu'en 1872 - date de sa sixième et dernière édition -, voire, si l'on y inclut les ultimes révisions de l'auteur, jusqu'en 1876 - date du dernier tirage soumis à son examen. C'est cette édition absolument définitive du plus célèbre des ouvrages de Darwin qui est ici traduite et présentée à l'occasion du bicentenaire de sa naissance. Aucun livre de science ne connut sans doute plus durable succès. Aucun ne suscita réactions plus vives ni controverses plus passionnées. Dans une quête d'exhaustivité qui demeurera toujours insatisfaite, l'ouvrage illustre à travers chacun de ses chapitres la haute cohérence de la théorie de la sélection naturelle, moteur de la transformation des espèces, avec les données issues de l'observation des variations animales et végétales, de la théorie des populations, de la zootechnie, de l'horticulture, de l'éthologie, de l'étude de la génération et des croisements, de la paléontologie, de la biogéographie, de la morphologie, de l'embryologie, de l'histoire de la Terre et du climat, ainsi que de la classification des formes vivantes. Particulièrement démonstratif et amplement documenté, il porte un coup décisif aux anciennes croyances en la création singulière et en la perfection native, fixe et définitive des espèces. Cette laïcisation de l'histoire naturelle, qui s'inscrit elle-même dans une autonomisation nécessaire de la science, sera pour cela longtemps combattue par les Eglises et les groupements mystiques restés fidèles au dogme, indéfiniment remanié mais toujours résurgent, de la Création du monde et du vivant par une intelligence transcendante et providentielle qui serait seule capable d'en garantir les fins et d'en préserver l'harmonie. Dans une savante et méticuleuse préface, Patrick Tort étudie pas à pas la constitution de ce maître livre qui inaugure, en l'affranchissant de toute théologie, la pensée scientifique moderne.
Résumé : C'est en ces termes exacts que Darwin décrit dans son journal personnel les 35 pages très approximativement rédigées et extrêmement elliptiques qu'il a consacrées au premier argumentaire de sa théorie de l'évolution des organismes. Ce texte de 1842 - Darwin a trente-trois ans -, écrit au crayon dans un style abrégé, couvert d'annotations, de ratures et de surcharges, est, après le brouillon de 1839 (traduit ici en annexe), la trace la plus ancienne de l'invention de la théorie de la sélection naturelle, qui se développera en 1844 et ne parviendra à s'exposer publiquement d'une manière satisfaisante que le 24 novembre 1859 lors de la première parution de On the Origin of Species. Oublié sous un escalier de Down House, retrouvé en 1896 à la mort d'Emma Darwin, l'épouse du naturaliste disparu quatorze ans plus tôt, transcrit et publié en 1909 par son fils Francis, ce texte, inédit jusqu'ici en français, contient les informations les plus précieuses sur ce qu'a pu être la genèse, dans l'esprit de Darwin, d'une théorie qui allait révolutionner l'ensemble des sciences de la vie - et la représentation même de la nature.
Résumé : Au retour de son célèbre voyage, qui a duré près de cinq ans (27 décembre 1831-2 octobre 1836), à bord du Beagle, Charles Darwin, tout en préparant la publication de son Journal, classe ses spécimens d'animaux vivants naturalisés ainsi que ses échantillons fossiles, et en confie l'identification et la description savante à plusieurs spécialistes : les Mammifères actuels sont attribués à George Robert Waterhouse, les Oiseaux à John Gould, les Poissons à Leonard Jenyns, les Reptiles à Thomas Bell. C'est à Richard Owen (1804-1892) qu'incombe la charge délicate d'expertiser les vestiges fossiles des grands Mammifères, pour la plupart argentins, dont Darwin a exhumé les fragments durant son exploration des côtes de l'Amérique du Sud. Les dix-neuf fascicules qui composent la Zoologie du voyage du HMS Beagle paraîtront de février 1838 à octobre 1843. Or Darwin est intimement convaincu, depuis le début du printemps de 1837, que les espèces ne sont pas fixes, et entame à partir du mois de juillet de cette même année une recherche secrète visant à le démontrer. Aucun de ses collaborateurs d'alors ne saura qu'il contribue à sa manière à cette démonstration, et Owen moins que tout autre, qui combattra à partir de 1860, avec une âpreté jalouse et parfois sournoise, la théorie exposée dans L'Origine des espèces. Dans sa préface, Patrick Tort montre comment, dès les premiers résultats publiés de cette entreprise, et en dépit du respect imposé des convictions académiques, la paléontologie commence à servir de champ d'illustration dans la recherche des "preuves du transformisme".
Ce texte à caractère "inédit" constitue la part "psychologique" des écrits de Darwin que celui-ci donna à son élève George John Romanes, lorsqu'il rédigea son livre sur L'Origine des espèces. Le texte fut publié de façon "confidentielle" à Londres en 1884, puis oublié et récemment redécouvert. Il est, en définitive, l'un des premiers textes (sinon le premier) d'éthologie, décrivant les comportements instinctuel et appris, des espèces animales. La première édition de ce livre date de l'année 2009, "l'année Darwin". Aujourd'hui épuisé, ce "texte essentiel" est réédité agrémenté de nombreuses illustrations.
Résumé : Lorsque, plus de onze ans après la première édition de L?Origine des espèces, Darwin publie en 1871 La Filiation de l?Homme (The Descent of Man), il s?acquitte d?une obligation de cohérence contractée dès sa première adhésion à l?idée de l?origine commune des espèces vivantes : couronner l?illustration de la grande vérité transformiste en montrant la nécessité d?inscrire généalogiquement l?Homme au sein de la série animale. Au terme d?une assez longue réserve, Darwin, affrontant une nouvelle fois les mythes de la création et l?univers dogmatique des croyances, expose alors une version strictement naturaliste de l?origine de l?Homme et de son devenir. Au-delà, il s?agit pour lui d?expliquer, par la seule dynamique d?avantages sélectionnés et transmis, l?accession de l?Homme à sa position d?éminence évolutive, représentée par l?état de " civilisation ", lequel manifestement contrarie en son sein le mouvement d?élimination des moins aptes impliqué dans la sélection naturelle, pour y substituer des institutions protectrices, une éducation altruiste et une morale de la bienveillance, du secours et de la sympathie. Une telle explication ne pouvait s?effectuer sans une théorie des instincts. Si la notion du développement sélectionné des instincts sociaux, combinée à celle de l?accroissement des capacités rationnelles, sert à désigner globalement ce à travers quoi l?humanité élabore la civilisation, c?est dans l?analyse fine des instincts procréatifs et parentaux, ainsi que des sentiments affectifs et des comportements qui leur sont associés, que Darwin découvre l?opération d?une autre sélection, détentrice elle aussi d?un grand rôle évolutif : la sélection sexuelle, qui préside dans le monde animal à la rencontre amoureuse, aux rituels et aux choix nuptiaux ainsi qu?à la transmission des caractères sexuels secondaires, et qui complète l?action de la sélection naturelle tout en paraissant parfois lui faire obstacle. Il ressort de ce livre essentiel que l?anthropologie de Darwin, fruit du strict continuisme évolutif qui l?attache à la zoologie, établit, au lieu d?une recommandation d?élimination que beaucoup ont cru, de ce fait, y être incluse, l?indispensable socle naturaliste d?une généalogie réelle de la morale, et fonde la civilisation sur le renversement progressif et le dépérissement de l?ancienne loi sélective : à travers le développement des instincts sociaux et des capacités rationnelles, la sélection naturelle sélectionne la civilisation, qui s?oppose à la sélection naturelle. Telle est l?inépuisable nouveauté de ce que Patrick Tort nomme, dans sa préface, l?effet réversif de l?évolution.
Biographie de l'auteur Stephen Jay GouldProfesseur à l'université Harvard, il y enseigne la géologie, la biologie et l'histoire des sciences. L'un des maîtres de la théorie moderne de l'évolution, il est l'auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation.
El Albani Abderrazak ; Macchiarelli Roberto ; Meun
Les dernières découvertes scientifiques sur les origines de la vie sur Terre ont bouleversé ce que nous pensions savoir. Après une longue phase dominée par le monde bactérien, tout a commencé il y a 2,1 milliards d'années, bien plus longtemps qu'on ne l'avait jamais imaginé, grâce à l'arrivée massive de l'oxygène sur notre planète. Ce livre nous amène dans un voyage à travers le temps, en compagnie des trois scientifiques passionnés qui ont réalisé deux découvertes majeures. D'abord en mettant à jour les plus vieux fossiles d'organismes multicellulaires et complexes, nos très lointains ancêtres ; puis en mettant en évidence les plus anciennes traces du mouvement d'organismes vivants sur notre planète. Un périple scientifique, du Gabon à l'Ukraine, superbement illustré par une étoile montante du dessin, Adelina Kulmakhanova.
Résumé : A l'heure où prospèrent sur les réseaux sociaux les attaques les plus diverses et les plus régressives contre la théorie de l'évolution, voici un bref vade-mecum de défense et illustration de cette théorie, trop souvent mal comprise. En une trentaine de questions-réponses concises sont discutés et réfutés les arguments critiques les plus couramment développés : "Si l'Homme descend du Singe, pourquoi reste-t-il des singes ? " ; "Ce n'est qu'une théorie ! Cela veut dire que personne n'a de certitude" ; "La nature est trop bien faite pour être le fruit du hasard" ; "La probabilité de formation spontanée d'une molécule biologique est infime", etc. Une indispensable contribution à la salubrité intellectuelle collective !
Résumé : La théorie de l'évolution met en jeu un stimulant paradoxe : c'est justement l'évolution (de notre cerveau) qui explique les résistances à cette idée. Ainsi, les difficultés que nous éprouvons à "croire" la théorie darwinienne de l'évolution s'expliquent elles-mêmes par ladite théorie, et en constituent finalement une éclatante illustration. De fait, et plus généralement, la résistance aux théories scientifiques qui, par essence, vont à l'encontre de la pensée commune, a de profondes racines dans l'évolution même de notre psychisme. Comme l'écrit l'auteur : "II existe des forces qui dévoient notre sens critique, qui gondolent notre objectivité, qui écaillent le beau vernis de notre cognition quand il est question des principes darwiniens. Ces forces ne sont pas à chercher dans une quelconque cabale, elles n'appartiennent à aucune coterie ni société secrète, elles sont dans notre tête, implantées là pour la simple raison que des milliers de générations en ont tiré avantage pour survivre. Ces fossiles de l'histoire de notre psyché, ce sont les biais cognitifs. Ils sont nos ennemis les plus redoutables dans la compréhension de la nature, mais ils représentent aussi la trace la plus intime, la plus troublante, des mécanismes de l'évolution de notre lignée." Cette défense et illustration de la théorie de l'évolution, rédigée en termes très simples et directs, agrémentée par des illustrations humoristiques, et mettant à profit les sciences humaines, offre une critique systématique et radicale des arguments antiévolutionnistes.